ActualitésEconomieSociété

GARD Les espèces disparaissent-elles vraiment ?

Image d'illustration [Photo via MaxPPP]
Photo d'illustration DR/

L’accessibilité aux espèces dans de bonnes conditions de qualité et de sécurité pour tous les Français est un sujet clé au sein de la filière fiduciaire.

Le contexte fortement évolutif des usages des moyens de paiement requiert toutefois une attention particulière au cours des années à venir, afin de garantir à tous l’accessibilité aux espèces.

Le comité de pilotage de la filière fiduciaire, présidé par la Banque de France, a lancé des travaux en septembre 2018 sur l’accessibilité aux espèces en France métropolitaine, dans un contexte marqué par un repli continu du recours à ce moyen de paiement dans les transactions (baisse moyenne de 2,2% par an depuis 2012).

Plusieurs banques ont développé depuis de nombreuses années des services privatifs de distribution d’espèces, délivrés notamment par des commerçants ou des débitants de tabac (" relais commerçants et assimilés " ou " points d’accès privatifs "), et contribuent ainsi à l’accessibilité aux espèces dans certains territoires, notamment en milieu rural.

Moins de DAB

À fin 2018, la France métropolitaine compte 52 697 distributeurs automatiques de billets et 23 323 points d’accès privatifs. Depuis 2015, une légère baisse du nombre de distributeurs est observée en France. Cette diminution traduit principalement une rationalisation du parc existant (baisse du nombre d’automates présents dans une même agence ou regroupement d’agences sur une même commune).

Au total, sur la période, 198 communes ont été déséquipées, c’est-à-dire qu’elles ont perdu tous les distributeurs qui étaient présents sur leur territoire à fin 2015. Inversement, 131 communes qui ne comptaient aucun distributeur à fin 2015 ont été équipées, et disposent d’un ou de plusieurs automates à fin 2018.

Le rapport sur l’accessibilité aux espèces confirme globalement un très bon état des lieux par le biais du réseau d’automates et des points d’accès privatifs. En effet, 98,9% de la population réside soit dans une commune équipée d’au moins un distributeur, soit dans une commune située à moins de 15 minutes en voiture de la commune équipée la plus proche sachant qu’en moyenne, un habitant résidant dans une commune non équipée d’un automate est à 8 minutes en voiture de la commune équipée la plus proche.

Les espèces sont essentielles

En prenant en compte les points d’accès privatifs, 0,1% de la population se situe à plus de 15 minutes d’un point d’accès (distributeurs ou relais). De plus, au niveau intercommunal, 1 241 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) sur 1 245, soit 99,7%, sont équipés d’au moins un distributeur et les 4 EPCI non équipés comptent au moins un point d’accès privatif.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances a déclaré que " le Gouvernement s’était engagé à faire toute la transparence sur l’accès aux espèces sur le territoire. C’est chose faite. Comme le démontre le rapport publié aujourd’hui, l’accès aux espèces et l’implantation des distributeurs de billets demeurent très satisfaisants dans notre pays. C’est une priorité pour le Gouvernement. La diversification des moyens de paiement et le développement des paiements électroniques constituent également une opportunité pour améliorer et diversifier les services offerts à nos concitoyens et à nos entreprises. "

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a quant a lui affirmé que " la Banque de France est garante vis-à-vis des citoyens du libre choix de leurs moyens de paiement. C’est un élément fondamental de la confiance dans la monnaie, et elle s’attache à en garantir l’égale qualité, sécurité et accessibilité. Parmi l’ensemble des moyens de paiements, les espèces continuent à jouer un rôle important dans notre vie quotidienne. Les résultats de ce rapport sur les distributeurs de billets sont globalement satisfaisants. La Banque de France suivra avec vigilance les évolutions futures, en relation avec la profession bancaire. "

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité