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NÎMES Les Insoumis prêts pour les Municipales

Les Insoumis devant leur Maison citoyenne Rue Porte de France (Photo Anthony Maurin).

C'est un mouvement, pas un parti. La France insoumise est un peu à part mais compte réellement changer la donne pour les prochaines élections municipales.

Une liste citoyenne ne se proclame pas. "On sort d'une élection, les Européennes, et là nous parlons d'un projet municipal. Il est inenvisageable que nous arrêtions notre programme avant les élections. Nous pensons même qu'on le modifiera tout au long de la mandature pour construire avec les citoyens car ils sont en demande et 50 % d'entre eux ne vont plus voter", lance Karine Voinchet.

L'horizon 2020 se complique ? Pas forcément. Si les partis et autres professionnels de la politique ont déjà débrayé et sont en pleine campagne, pas les Insoumis. "Il nous faut proposer autre chose, aller chercher ces gens qui ne votent plus et proposer un projet citoyen. Tout doit partir de la base avant de remonter. Nous avons participé au mouvement des Gilets jaunes qui est devenu un peu moins audible mais la volonté citoyenne était réelle. Pour cela, le meilleur échelon, c'est la municipalité !", poursuit Karine Voinchet.

Une alliance impossible ?

Les Insoumis sont allés à la rencontre des "gens" : "Ça a nourri notre recherche. On va les voir parce qu'ils s'ignorent peut-être. Depuis la présidentielle, nous travaillons, nous n'avons jamais arrêté de militer", poursuit celle qui ne veut pas encore entendre parler de sa place sur la liste. La France Insoumise de Nîmes en appelle aux collectifs comme aux citoyens de manière individuelle. Elle veut rassembler. De l'autre côté de la rue, le siège du Parti Communiste, parti prenante du FDG et de l'appel des 600 lancés par le parti en vue des municipales. Pourrait-on voir une union comme en 1995, année où la gauche a repris le pouvoir à Nîmes ?

"Tout le monde s'est déclaré alors nous suivons le tempo... Nous sommes un mouvement jeune et cet appel des 600 est le reflet de la vieille manière de faire de la politique. J'ai connu l'élection d'Alain Clary à Nîmes pour y avoir participé, je le respecte mais ce logiciel est bloqué depuis les années 2000. Nous n'avons plus la même définition de la gauche, nos frontières ne sont plus les mêmes et nous n'acceptons plus les candidats qui travaillent avec des partis qui sont à l'origine de l'abstention", lance une militante.

La bodega des Insoumis (Photo Anthony Maurin).

Pourtant, la FI et le FDG se rencontrent, parlent, échangent mais ne sont pas prêts à l'union. La divergence du périmètre établi est trop importante. "Nous voulons la garantie de ne pas être trahi. Nous sommes très radicaux dans l'approche de la démocratie mais nous sommes à l'écoute. Nous ne croyons pas en l'homme ou en la femme providentiel. Nous sommes pour la révocation des élus qui ne font pas ce pourquoi ils sont élus... C'est trop pour eux !", avoue une autre militante.

Pour constituer la liste nîmoise version FI, aucun indice, aucune idée n'est encore certaine. Peut-être un tirage au sort parmi les volontaires. "Tout est à réinventer au niveau local. Nous voulons faire tomber la tête couronnée. On a des lignes de force et des lignes de fracture. On a un cadre, nous ne voulons plus de l'austérité et nous sommes tournés vers l'écologie", poursuit-elle.

Septembre voire plus tard

Le calendrier ? Une assemblée générale nationale en septembre, puis l'émergence des listes et de leurs têtes. Le comité électoral, en national, choisira le meilleur projet pour Nîmes. "On verra en septembre ou en octobre, nous ne sommes pas pressés et nous travaillons beaucoup", ajoute Karine Voinchet.

Et une autre militante de reprendre : "Les mathématiques de la politique ne marchent plus, cela ne nous fait pas envie et c'est un problème. Trouvons la solution et l'avenir nous dira mais au début du mouvement, peu de gens croyaient en la France Insoumise ! " Vous l'aurez compris, d'abord la démarche, les idées et le programme viendront après. Voilà pour Nîmes. Pour l'agglo, des Insoumis seront aussi en campagne dans les villages alentours !

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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