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SAINT-GILLES Tibo Garcia et Sébastien Castella sortent en triomphe

Tibo Garcia (Photo Anthony Maurin).

Tibo Garcia (deux oreilles à son premier) est devenu matador de toros avec comme parrain d'alternative Sébastien Castella (salut et deux oreilles et la queue) et comme témoin Emilio de Justo (salut et silence) devant un lot de Fuente Ymbro qui est allé de mas a menos.

LE grand jour, le jour J... Il était attendu depuis des lustres, espéré puis remis aux calendes grecques. Quand Tibo Garcia pensait arrêter sa carrière, ce jour de gloire s'estompait au profit d'une vie plus calme sauf que... Sauf qu'un torero l'est à jamais et Tibo s'est remis en marche et le voilà, ce dimanche 25 août 2019 au soir, matador de toros.

Tibo Garcia (Photo Anthony Maurin).

Tibo est Nîmois et il a pris son doctorat en terre saint-gilloise, loin du faste des arènes de première catégorie mais proche d'un public qui le soutient depuis ses débuts. De belles ondes positives et un air assumé de sérénité. Premier en piste avec un costume d'un blanc immaculé (offert par ces mêmes amis), le jeune diestro a eu droit à un toro d'alternative de luxe.

Monté sur rails et sans aucun vice, ce toro de Fuente Ymbro a certainement été le plus complet de la tarde et aura permis au jeune de triompher sans trop se mettre en danger. Tibo l'a fait passer à droite, à gauche, la charge du cornu était telle que la faena s'éternisa un tantinet mais au bout du compte, une épée et un descabello plus tard, le palco laissait tomber deux mouchoirs blancs.

Tibo Garcia (Photo Anthony Maurin).

Second passage plus compliqué à gérer pour Tibo Garcia. Un premier toro invalide est renvoyé au toril. Il ne veut pas y rentrer alors le président permet à Tibo de le tuer en piste. Le Nîmois y va mais ne s'engage pas suffisamment et la déroute par défaut n'est pas loin. Sur son véritable duel, un dernier toro toujours de Fuente Ymbro, les choses seront un peu plus compliquées et couper une troisième oreille n'est plus d'actualité à la moitié de la faena. Tibo aura fait ce qu'il a pu mais son premier opposant fut le toro de la course. Sortir en triomphe un soir d'alternative ne veut rien dire mais c'est toujours bon à prendre !

Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).

Sébastien Castella le Biterrois est bienveillant avec Tibo mais il sait que lui aussi doit sortir en triomphe. Il fera de belles choses avec son premier Fuente Ymbro mais le public n'accrochera pas. Dommage car les gestes sont précieux, le toreo doux, par le bas, suave et plein de style... C'est à n'y rien comprendre car Castella torée de fort belle manière mais une fois son adversaire mis à terre, les tendidos laissent place au calme général !

Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).

Sur son second, avec lequel il se montrera plus roublard, il va toréer le public plus que le toro. C'est la folie, les arènes se déchaînent et obtiennent ce qu'elles attendaient, une série de passes dans le dos, un desplante avec la muleta jetée à terre et un sourire narquois... C'est à n'y rien comprendre on vous dit !

Le public est roi et il fait de Sébastien son empereur car il obtiendra de la présidence le rabo (queue) de cet adversaire sans grande qualité mais qui a fait tomber le cheval et qui sera honoré d'une vuelta à titre posthume (que Castella n'approuvera qu'à moitié).

Emilio de Justo (Photo Anthony Maurin).

Enfin, Emilio de Justo avait triomphé l'an passé. Le sorteo de la cuvée 2019 n'aura pas été en sa faveur et ses deux oppositions ne resteront pas dans les mémoires des aficionados. De beaux détails au capote, une faena majoritairement droitière avec des sorties de passes, en pecho, appuyées vers le bas et loin devant.

Emilio de Justo (Photo Anthony Maurin).

À l'issue de son ultime prestation, Emilio de Justo peinera à mettre à mort son toro. Le public ne lui en tiendra pas trop rigueur car il sent que le maestro est usé par tant de corridas. En surrégime ? Peut-être, cette vie est tellement dure à accepter que la régularité est une des choses les plus difficiles à trouver. Une nouvelle fois, sa faena sera plus droitière mais le toro sera encore moins coopératif.

Tibo Garcia (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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