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TOROS Mano a mano de haute volée à Bellegarde

Solal (Photo Anthony Maurin).

Le Trophée Castella 2019 est allé à... Solalito. Christian Parejo (silence, oreille et oreille) Solal (salut, oreille et deux oreilles).

Un exemplaire de Sante-Cécile (Photo Anthony Maurin).

Christian Parejo n’était pas là par hasard. Il n’était pas prévu au programme mais Tristan Espigue s’est fait prendre à Bayonne hier alors qu’il toréait pour la feria de l’Atlantique. Le Tarasconnais a tout de même été déclaré triomphateur des non piquées de la saison bayonnaise mais n’a pas pu assurer sa présence à Bellegarde.

Castella, lors de la première corrida de cette même feria a coupé trois oreilles, de quoi mettre la pression aux jeunes qui se disputeront le Trophée Sébastien Castella en plus de celui d’Occitanie. Pas de Tristan Espigue mais un Christian Parejo vainqueur du bolsin de Bougues et du Trohée des non piquées dacquoises. Avec lui, un Nîmois qui commence à être connu et reconnu, Solal Calmet dit Solalito. Parejo vient de Chiclana mais a été pensionnaire de l’école biterroise, Solalito du Camp de Gibraltar cher à Ruiz Miguel.

Pour les départager dans l’effort, six exemplaires de la ganaderia Sainte-Cécile de belle présentation. Inégaux en poids, en taille, en force et en armure, les becerros se sont bien comportés en piste, notamment les derniers de la course (dont l’ultime qui a été honoré d’une vuelta à titre posthume). Une minute de silence a été observé à l’issue de paseo suite au décès de madame Françoise Yonnet. Dans les arènes de Bellegarde, le club taurin Pablo Romero de Nîmes était bien représenté et l’assemblée était venue au rendez-vous de cette fin d’été.

Denier paseillo pour le jeune Solal dans cette catégorie, il franchira le cap dans sa ville et sur sa piste nîmoise samedi 14 au matin. Face à lui, donc, le jeune mais plus âgé et ancien qu lui Christian Parejo. Un enfant au tempérament à l’acier trempé.

Christian Parejo (Photo Anthony Maurin).

Premier en piste, le jeune espagnol. Très bien au capote, il laisse Solal monter au quite et remet un coup au Gardois après. L’esprit de compétition comme on aime le voir ne quittera pas cette novillada et restera sain. Mister Savalli est aux bâtonnets et à la muleta, Parejo exécute quelques beaux mais lointains gestes. De belles attitudes, de réelles capacités, un oeil. Le bajonazo qu’il colle à son opposant lui fera perdre tout le bénéfice passé. On aurait aimé plus de sincérité notamment dans les moments de vérité.

Solal aux banderilles (Photo Anthony Maurin).

Solal entre en piste. Lui aussi se sent bien au capote. Efficace, il l’est également aux banderilles et entame sa faena les genoux plantés en terre. Il se fera bousculer sans gravité mais le becerro est plus compliqué et se laisse moins toréer. Solal n’est pas dans l’économie mais il ne peut rien tirer de cet adversaire. En fin de faena, le piéton laisse choir son épée et tente une série de naturelles droitière sans grand intérêt. Pinchazo et épée, avis et salut.

Christian Parejo (Photo Anthony Maurin).

La première oreille tombe et elle est pour Christian Parejo. Celui qui est apodéré par Thomas Cerqueira, maestro biterrois est toujours excellent capote dans les doigts. Le becerro est plus présent en piste et le jeune a décidé de raccourcir les distances de faussaire qu’il avait tenu à prendre lors de son premier duel. Moins de délicatesse, certes, mais moins d’approximation et du coup plus d’émotion dans l’intense action. Des séries droitières rondelettes et tracées au cordeau sur le sable de la piste. Au fil des passes, l’accord devient parfait et l’alchimie opère. À gauche comme à droite tout le récital du beau petit novillero y passe avec délice et gourmandise. Un mélange subtil de douceur et de pouvoir jusqu’au moment où le petit se relâche et se fait prendre sans gravité. Un pinchazo, une épée, un avis et un oreille.

Solal (Photo Anthony Maurin).

Comme depuis le début de la course, les novilleros partagent leurs quites, un régal pour les tendidos mais Parejo, sur le becerro de Solal se prendra un joli bouchon en cherchant à exécuter une chicuelina resserrée. Solal ne pose pas les banderilles et semble plus à l’aise à droite avec cet exemplaire de Sainte-Cécile. Une faena intelligente qui prend en compte les caractéristiques du cornu mais qui n’empêche pas Solal de se faire bousculer, déborder et de perdre du terrain. Il use de quelques recours techniques un peu verts mais aussi et surtout de son excellent replacement. Un pichazo et une entière, oreille.

Christian Parejo (Photo Anthony Maurin).

Dernier de la tarde pour l’Espagnol qui attaque avec une larga de rodilla. Après ça, autant passer à un quite por colleras réalisé avec Solal. Christian Parejo brinde son toro à l’organisateur Raphael Coulomb et montre une nouvelle fois de bien jolis gestes. Un torero vertueux, mielleux parfois et qui veut en faire un peu trop. Il se fera manger tout cru par une bête qui viole ses terrains de prédilection. Parejo se fait bouffer mais il ne se démonte pas et se rapproche encore et toujours. Il se fera chahuter à plusieurs reprises, il cède de l’espace vital, une passe après l’autre mais il met toutes ses forces dans la bataille pour ravir un pavillon blanc qu’il obtient après avoir entendu un avis et mis une belle épée engagée.

Solal (Photo Anthony Maurin).

Une nouvelle fois, SOolal partage son quite avec Parejo, il partagera aussi ses banderilles avec l’ami Dylan Raimbaud et entamera sa faena pas inintéressante avec quelques séries de bon aloi mais trop souvent ponctuées par des desplantes faussement dominateurs. Solal est bien mais il demeure sur la réserve et ne veut pas commettre de bêtise. Comme tout à l’heure, arrivé en bout de tercio, il jette l’épée et poursuit avec une série de Luquecinas. Deux oreilles, vuelta al ruedo pour le toro et vuelta partielle du ganadero.

Le résumé de la novillada en images :

Parejo (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Parejo et Solal pour un quite por colleras (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Le becerro de Sainte-Cécile qui a été honoré de la vuelta à titre posthume (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Parejo (Photo Anthony Maurin).
Solal (Photo Anthony Maurin).
Deux oreilles pour Solal (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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