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LE 7H50 de Richard Tibérino : « C’est mon bébé la police municipale »

Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, et son adjoint en charge de la sécurité depuis 2001, Richard Tiberino (Photo archives Objectif Gard)

La saison estivale touche à sa fin à Nîmes. L'occasion de faire un premier bilan sur la sécurité dans la ville durant l'été avec l'adjoint à la sécurité, Richard Tiberino. Il est l'invité du 7h50.

Objectif Gard : Quel premier bilan tirez-vous de l'été à Nîmes d'un point de vue sécuritaire ?

Richard Tiberino : Au niveau de la sécurité, il n'y a pas eu de gros soucis. Nous avons eu comme chaque été de nombreuses incivilités, des nuisances - notamment sonores - par des bandes de jeunes qui font du bruit la nuit. En général, la police municipale est intervenue à chaque fois. Mais je voudrais saluer la coopération entre les services de la police nationale et la municipale qui ont parfaitement travaillé sur le terrain. L'utilisation de la vidéo-surveillance est aussi un atout indéniable qui permet une efficacité et une intervention rapide pour appréhender les auteurs de délits. Mais elle ne règle pas tout bien entendu.

En parlant de la vidéo-surveillance, combien de caméras sont actives à Nîmes ?

408 exactement. Et chaque année, nous en rajoutons dans les endroits pertinents et stratégiques. En 2019, une dizaine. Les images sont affichées dans un poste de commandement de la police municipale.

Combien de personnes travaillent aujourd'hui pour la police municipale ?

Nous avons 230 personnes à la direction de la sécurité dont 174 agents de terrain. En 2001, lors de notre arrivée en responsabilité, il y avait 98 personnes dont 74 policiers. Il faut rappeler à vos lecteurs que c'est Émile Jourdan qui a installé la première police municipale en 1979 et les policiers ont été armés immédiatement. Cela fait donc 40 ans qu'elle est en place. Et aujourd'hui, elle réalise 45 000 interventions par an.

Vous avez prévu de nombreux investissements cette année. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le poste de commandement de la police municipale, qui compte 15 personnes, a quadruplé de surface. Cela permet au personnel de travailler dans de meilleures conditions. C'est 68 000 euros d'investissement. Par ailleurs, nous avons doté nos équipes de caméras piétons depuis la mois de juin. 12 au total. C'est très utile car cela nous permet d'avoir des images dans leur intégralité lors des interpellations. Par ailleurs, la loi nous autorise depuis récemment le port d'armes semi-automatiques. Nous détenons 52 pistolets et souhaitons doubler ce chiffre en trois ans pour équiper toute la police municipale. Le coût est de 35 000 euros. Enfin, notre brigade moto bénéficie de deux nouvelles motos dernière génération ; les mêmes que la police nationale. L'acquisition est d'un coût de 26 000 euros.

Un mot sur les échéances électorales à venir. Jean-Paul Fournier devrait prochainement faire connaître sa décision. Et vous ? Avez-vous aussi envie de rester à ce poste d'adjoint en charge de la sécurité ?

Cela fait 18 ans que je suis à ce poste. Il y a peu d'élu dans le même cas. C'est une fierté pour moi d'avoir cette responsabilité et d'accompagner nos policiers municipaux dans leur travail au quotidien. C'est mon bébé la police municipale. Aucune autre délégation ne m'intéresse. Maintenant, si Jean-Paul Fournier décide de continuer auprès des Nîmois et s'il me demande de poursuivre mon travail, j'accepterai avec grand plaisir. Je lui suis fidèle. Si c'est une autre personnalité, je dirais non.

Propos recueillis par Abdel Samari

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

1 commentaire sur “LE 7H50 de Richard Tibérino : « C’est mon bébé la police municipale »”

  1. m Tibérinon parle de progrès, de lutte contre les nuisances sonores et incivilités, de vidéo surveillance mais où dans le centre ville et les beaux quartiers mais rien dans les quartiers populaires ; pas de vidéo surveillance pour les ventes de drogue trafiquants et clients qui devraient être verbalisés, pas de chasse aux incivilités et aux nuisances sonores, aux rodéos sur les places et parking ; comme la police nationale il faut attendre des coups de feu pour une intervention ! et on attend à pissevin la destruction des bâtiments/passerelles/passages où se fait le trafic de drogue ! on a préféré mettre l’argent dans un tram qui doit passer dans le quartier (cout des travaux !) ce qui nous vaut ldéplacement du marché du mercredi (cout des travaux) et enlever des passerelles entre st césaire et nimes ouest qui permet aux lycéens et étudiants d’aller aux lycées restaurant universitaire, et IUT et aux habitants de st césaire d’aller à pied à Nimes ouest ! si la municipalité est contente d’elle !

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