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NÎMES Le tourisme, moteur du développement économique

La Ville tire le bilan touristique, culturel et événementiel, des Grands jeux romains à la feria des Vendanges.

De gauche à droite, Frédéric Pastor, Mary Bourgade, Jean-Paul Fournier, Franck Proust et Daniel-Jean Valade (Photo Anthony Maurin).

Nîmes est une cité rare. Elle est belle, il y fait beau et son patrimoine relève d'un intérêt mondial. Mais cela ne fait pas tout. Sans la (ou les) politique(s) qui va(vont) avec, tout ce bénéfice virtuel peut se perdre si on ne le travaille pas. Longtemps endormie sur le sujet, la ville se réveille et ambitionne toujours plus.

" Le tourisme est un enjeu de développement économique important. C'est un moteur pour la ville et cela lui procure un rayonnement international avec, lors des six derniers mois, plus de deux millions de visiteurs (NDLR soit 10% de plus qu'en 2018), annonce Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, avec un large sourire. Les ferias attirent elles aussi près de deux millions de visiteurs et les arènes, la Maison carrée et la Tour Magne environ 400 000. Le spectacle les "Nuits de Nemaus", organisé en août et les Grands jeux romains ont connu le succès tout comme le Tour de France, les Jeudis de Nîmes, les concerts... Même les commerçants ont reconnu qu'ils ont bien travaillé. "

À vingt minutes du paseo, no hay billetes cette année pour le "mano a mano" entre Castella et Roca Rey (Photo Anthony Maurin).

Pour son premier adjoint, Franck Proust, qui est aussi le président de la SPL Culture et Patrimoine, " malgré un été caniculaire, les touristes sont venus et sont allés au Musée de la romanité ! Depuis son ouverture, nous sommes à 342 000 visiteurs mais nous finirons l'année en cours aux alentours de 220 000. Tous les détracteurs du passé sont silencieux, comme ce fut le cas à l'époque avec Carré d'art. L'exposition Pompéi a enregistré 135 000 visites, près de 20 000 de plus que celle qui portait sur la gladiature. Nous avons, au Musée, 20 % des visiteurs qui sont de nationalité étrangère, les Belges et les Anglais en tête ( mais en tout on dénombre 107 nationalités, NDLR) d'où l'importance de conserver les lignes de l'aéroport de Nîmes. "

Les arènes de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

L'adjointe au tourisme, Mary Bourgade, se réjouit elle aussi de la saison. " Nous avons ici un tourisme très culturel pour près de deux millions de personnes dont 500 000 étrangers. Les nuitées hôtelières se portent un peu mieux, notamment pour le mois d'août grâce aux "Nuits de Nemaus". Nous avons effectué 30 opérations de promotion de la ville cette année en Europe, aux USA, au Japon et en Russie mais dès l'année prochaine nous viseront aussi Taiwan et la Chine. " Le petit train touristique a quant à lui fait voyager 1 600 curieux à travers les rues de la cité.

Les bénévoles des "Nuits de Nemaus" savourent, ils sont prêts avant ces quatre représentations (Photo Corentin Corger).

Frédéric Pastor, adjoint aux festivités et à la tauromachie n'en démord pas, la saison nîmoise a été bonne et celle à venir le sera tout autant. " C'est une année exceptionnelle avec la Boucle romaine, un moment fort dans le Tour de France qui représente l'image de la France mais qui met aussi la France, et Nîmes, en image. 260 000 spectateurs sont venus. Nous créons et renouvelons de grands événements sportifs. La collaboration avec Culturespaces se passe bien pour l'organisation des Grands jeux romains et des "Nuits de Nemaus". Nous tenons là un des plus beaux compléments à notre tourisme. Pour les ferias, après l'audit, nous repensons l'esprit et l'organisation générale et nous n'avons pas eu autant de monde depuis des années. "

Tournée d'adieu d'Elton John aux arènes de Nîmes en 2019 (Photo Tony Duret / Objectif Gard)

En plus des Grands jeux romains (33 000 personnes), des "Nuits de Nemaus" (30 000 personnes) et des ferias, dans les arènes a lieu le festival de musique. 150 000 entrées pour 18 spectacles, ajoutez à cela les deux dates de TF1 (25 000 personnes) : un vrai succès. Pour 2020, huit dates sont déjà actées, deux sont communiquées dont le concert de Taylor Swift, déjà complet. D'autres annonces seront faites d'ici quelques semaines.

" Nîmes est une ville cosmos pas trop Icomos... La direction de la culture gère beaucoup de choses et a de nombreuses idées. Elle participe à tous les grands projets mais l'unité de mesure de Nîmes, ce sont les arènes. Alors si on arrondit leur capacité à 13 000 places, imaginez une vingtaine d'arènes pleines pour voir ce que représente la culture dans cette ville ! Nous avons une importance socio-culturo-économico réelle ", analyse Daniel-Jean Valade, l'adjoint à la culture.

Le Tour de France et l'arrivée de son étape 100 % gardoise à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

En centre-ville, une des problématiques lancinantes est le commerce. " C'est notre unité de mesure à nous !  Les commerçants sont contents et c'est une sacrée réussite car il y a eu du monde dans les rues tout au long de la saison. Avec 32 000 personnes, les Jeudis de Nîmes font 3 000 de plus que l'an passé. La nocturne des Halles a rassemblé 9 000 visiteurs et on sent un réel engouement. L'effet du stationnement gratuit est visible, notamment pour la grande braderie. Des efforts restent à faire avec le VidBoutik... ", avance Sophie Roulle, l'adjoint à la lourde délégation de la redynamisation du centre-ville.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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1 commentaire sur “NÎMES Le tourisme, moteur du développement économique”

  1. Et pourquoi ne pas rendre le stationnement gratuit le samedi matin aussi….

    En ce qui concerne le tourisme, pourquoi ne pas aller séduire aussi les campingcaristes en leur proposant une ou 2 aires de repos et de stationnement très confortable à proximité des lignes de transport en commun.
    Pourquoi Nîmes n’est pratiquement jamais proposé comme destination de visite (sur une journée certe…..) chez les croisiéristes maritime et fluviaux. Nous sommes à 1h du port de Marseille a 30 min d’Avignon et et St Gilles leur port fluviaux.

    Pourquoi avoir supprimé ces belles féerie des eaux?

    Pourquoi les projections d’images de Noël n’ont elle pas été plus développé l’hivers (a l’instar de Cévennes que fait Lyon)?

    Pourquoi pas une grande Roussataio sur Amiral Courbet comme cela se faisait auparavant?

    Pourquoi ne pas créer des événements type biennales des floralies ou festivals des arts de la rue?

    Pourquoi ne pas créer un parcours de visite de musée hors les murs avec expo temporaires de sculptures sur les places de la ville?

    Et pourquoi pas créer une grande expo de peinture « hors saison.  » d’octobre à Avril ». ?

    Voilà plein d’idée, peut être pas toujours facile à mettre va en place, mais on voit bien que la ville se porte de mieux en mieux sur plan touristique, et c’est tant mieux.

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