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BAGNOLS-SUR-CÈZE Venir en aide à 40 000 habitants du Burkina Faso

Les deux maires, Théophile Bandré (2e de gauche à droite) et Jean-Yves Chapelet (3e de gauche à droite) visitent l'ancien château d'eau de Bagnols (photo Franck Chevallier / Objectif Gard)
Les deux maires, Théophile Bandré (2e de gauche à droite) et Jean-Yves Chapelet (3e de gauche à droite) visitent l'ancien château d'eau de Bagnols (photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Cet été, en raison des baisses de précipitations, le préfet du Gard a mis en place des restrictions d'usage. Arrosage réglementé ou interdit, interdiction de remplir les piscines privées, de laver des voitures... Des mesures qui ont été expliquées à Théophile Bandré, le maire de Boala, une localité du Burkina Faso.

L'élu burkinabé était en visite pour quelques jours à Bagnols-sur-Cèze dans la cadre d'une opération mise en place par l’association Peuples solidaires et la commune.

L'élu africain a donc expliqué à quel point l'eau et son absence représentent des problèmes à gérer au quotidien. « Cela impacte absolument tous les moments de nos vies et toutes nos tâches. Des ONG réalisent des forages, mais sur le long terme, ce n'est vraiment pas la bonne solution », explique Théophile. La bonne solution, celle qui pourrait fonctionner sur place, être adaptée aux 40 000 personnes qui y vivent, à la météo, à la nature du sol... l'association Peuples Solidaires et les habitants de cette Afrique lointaine pensent l'avoir trouvé.

« Sur place, la saison des pluies est intense, mais de plus en plus courte. Elle dure désormais 2 mois seulement. Alors nous tentons de la récupérer en installant un « bouli ». Il s'agit d'une retenue naturelle qui est aménagée dans le sol. Toutefois, avec l'évaporation pendant la saison sèche, ce sont quelque 50 % de l'eau du bouli qui s'évapore", explique l'élu de Boala.

Ghislaine Pagés est la présidente de Peuples solidaires. Elle connaît bien Boala : « La-bas des forages existent mais pour plusieurs raisons ils ne sont pas adaptés et ils sont hors service rapidement. En revanche la mise en place des boulis traditionnels correspond mieux aux attentes et aux habitudes. Toutefois le sol est si plat que la quantité d'eau retenue n'est pas suffisante », précise la responsable de l’association. C'est pour cette raison que les habitants et Peuples solidaires ont le projet de réaliser un bouli de grande dimension qui permettrait de conserver plus d'eau et le plus longtemps possible pendant la saison sèche. Un projet en fin d'étude, mais encore en attente de validation des autorités et administrations sur place.

Le maire de Boala avec Ghislaine Pagès de Peuples solidaires (photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Avec le manque d'eau, le maraîchage n'est pas encore possible à Boala, mais si l'eau manque trop même les éleveurs vont partir. L'eau est un souci de chaque instant dans la vie de la communauté et comme l'a rappelé le maire de Boala devant le maire de Bagnols-sur-Cèze, Jean-Yves Chapelet, « lorsque le bouli est à sec les femmes doivent parcourir jusqu'à 7 km à pied pour réussir à trouver de l'eau ».

À Bagnols, la ville soutient depuis longtemps l'association Peuples solidaires. Ainsi le service eau et assainissement lui reverse 1 % de son budget, une aide appréciable. « Dans la commune de Théophile, il peut pleuvoir presque autant que sur la commune de Bagnols. Si nous réussissons à construire cette retenue d'eau en creusant dans le sol, nous pourrions changer et simplifier la vie de ce groupe d'habitants. Nous avons l'espoir de commencer d'ici un an et demi », espère Ghislaine Pagès.

Franck Chevallier

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