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GRAU-DU-ROI Le général Emmanuel de Richoufftz monte au front

De gauche à droite : Nicolas Meizonnet, Gilbert Collard, Emmanuel de Richoufftz et Jean-Louis Meizonnet (photo Véronique Camplan)

Hier après-midi, lancement officiel de la candidature d'Emmanuel de Richoufftz sans étiquette mais soutenu par le Rassemblement National dans la bataille des municipales de 2020. Conférence de presse et présentation du candidat en présence de quelques sympathisants Graulens. 

Il fait gris au Café de la marine sur le quai Colbert. Mais le temps maussade n'influe pas sur l'humeur d'un Gilbert Collard détendu face à la presse, aux sympathisants et aux fidèles, parmi lesquels figurent Nicolas Meizonnet, le néo-député RN, et son père Jean-Louis, candidat aux municipales à Vauvert. Ce dernier n'attendant plus que son investiture officielle pour se lancer.

À tout seigneur tout honneur, c'est à Gilbert Collard que revient la première prise de parole. Sans ambages, il appelle à "l'ouverture", au "rassemblement" allant même jusqu'à un "ni droite ni gauche", qui en rappelle d'autres. "Nous acceptons tout le monde sur nos listes, sauf bien sûr, les communistes, les Trotskistes et les je-m'en-foutistes." Une formule qui a le mérite d'être claire mais qui, pour l'instant, n'a pas celui d'être entendue. Tout particulièrement par une Yvette Flaugère, encartée au RN et dans l'opposition municipale, qui jusqu'à preuve du contraire a décidé de se lancer seule sans le soutien de son parti. Pour Gilbert Collard, elle a encore le temps de se décider, tout comme les autres d'ailleurs et les jeux ne sont pas encore faits… Il faut dire que cinq listes de droite face au maire sortant ça peut paraître un peu beaucoup.

Mais pas de quoi décourager le RN local, qui affirme par l'entremise de Nicolas Meizonnet, avoir "de grandes ambitions pour le Gard". Concrètement : garder les mairies tenues et en remporter d'autres. Seront citées pêle-mêle, le Grau-du-Roi, Vauvert (en tête de liste) mais aussi Saint-Gilles, Aigues-Mortes, Nîmes, Bagnols et Bellegarde. Selon Nicolas Meizonnet, "nos maires ont fait preuve de réussite, nous allons mettre en valeur leurs bilans, ils formeront et soutiendront les candidats". Voilà pour la stratégie globale.

"Le Grau-du Roi est une ville sale, les gens sont tristes et les commerces se meurent".

Emmanuel de Richoufftz compte bien "mettre son expertise Richoufftz (photo Véronique Camplan)

Mais revenons au Grau-du-Roi. Voilà qu'entre en scène un général De Richoufftz dont la diction claire et martiale force l'écoute. L'homme se présente : né en 1948 et père de sept enfants, ce Saint-Cyrien a derrière lui 36 années de vie militaire. De retour à la vie civile, il a mené une carrière de consultant, de chef de projet et de coordonnateur de réseaux publics et privés. C'est à ce titre qu'il a contribué à l'intégration de 2000 jeunes en difficulté dans le cadre d'un cursus qui lui a valu le surnom de "général des banlieues".

Et c'est donc fort de cette expérience qu'il a la ferme intention d'apporter son expertise dans la gestion d'une ville dont il pense "qu'elle se meurt depuis 25 ans", date à laquelle il a commencé à y vivre la moitié de l'année, étant installé au Grau-du-Roi à plein temps depuis six mois. Le général ne mâche pas ses mots. "Le Grau-du Roi est une ville sale, les gens sont tristes et les commerces se meurent". Sans compter un chômage des jeunes et une délinquance qui crèvent les plafonds, ajoute-t-il en substance histoire de faire bon poids.

Pas de problème sans une solution made in Emmanuel de Richoufftz

Mais pas de panique, Emmanuel de Richoufftz affirme avoir dans sa manche une solution à tout, à condition de former une équipe de "gens prêts à travailler ensemble". Adepte du travail mais aussi du dialogue, il en appelle "à la bonne volonté de tous, quels que soient leurs appartenances politiques". Et d'appuyer ses propos par un exemple : "Je connais un commissaire de gauche que j'accueillerais volontiers sur ma liste."

On n'apprendra pas grand-chose sur son programme, si ce n'est qu'il compte travailler sur "l'authenticité" et créer du lien entre Le Boucanet, le Grau-du-Roi et Port-Camargue qui, selon lui, n'en auraient aucun. Il prendra à bras le corps les problèmes de sécurité et de propreté et résoudra de manière définitive les soucis du train à 1€ "en amont". Pour ce faire, il pense réunir un tour de table avec l'Agglo et la Ville de Nîmes ainsi que la Région. Un autre volet qui lui tient à cœur, l'emploi. Il s'attachera au développement économique, lequel passera par exemple par le gel du projet d'éco-quartier cher au cœur de Robert Crauste mais qu'il juge "inutile". À tout problème il affirme avoir une solution qu'il dévoilera en temps utiles.

Pour le RN, la campagne est lancée avec un appel clair à l'ouverture au sens large. Dans les jours qui viennent, le général ira à la rencontre des Graulens. Chaque candidat soutenu par le RN le sera publiquement et à tour de rôle. Le prochain sur la liste : Jean-Louis Meizonnet à Vauvert.

Véronique Palomar Camplan

 

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Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

1 commentaire sur “GRAU-DU-ROI Le général Emmanuel de Richoufftz monte au front”

  1. Il fait peur lui!
    Les Graulens ne l’ont pas attendu et s’en tirent très bien entre eux. Pas besoin d’un général car Il faudrait pas que le remède soit pire que le mal!

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