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NÎMES « Tatouages » : prolongation ancrée de l’encre indélébile

Vous avez jusqu'au 5 janvier pour aller voir la magnifique exposition "Tatouages" au Musée du vieux Nîmes.

Devant le Musée du vieux Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Vous l'avez apprécié, forcément, c'est prolongé ! Après "Pompéi" au Musée de la romanité, au tour de " Tatouages, le fonds Charles Perrier, médecin des prisons " de perdurer dans le temps.

Face au succès remporté par l’exposition " Tatouages, le fonds Charles Perrier, médecin des prisons " qui a accueilli de nombreux visiteurs depuis le 25 juin, le Musée du vieux Nîmes prolonge sa durée jusqu’au 5 janvier. Une occasion unique de (re)découvrir des fonds photographiques rares et précieux, présentant 175 tableaux calligraphiés ornés de 395 dessins de monuments réalisés par des détenus.

En 2014, le Musée du vieux Nîmes organisait Objectifs Nîmes, une exposition dédiée à l’important fonds photographiques du musée. Une photographie particulièrement intéressante de Charles Bernheim, photographe actif à Nîmes à partir de 1880, commémorait la remise par Charles Perrier au musée de son ouvrage majeur "Les Criminels".

Publié en 1900 et présenté à l’Exposition universelle de Paris la même année, l’album regroupe 175 tableaux calligraphiés ornés de 395 dessins de monuments réalisés par des détenus. Il est le résultat de l’étude que le docteur Perrier avait mené de 1896 à 1899, sur la population carcérale de la maison centrale de Nîmes (859 détenus âgés entre 16 et 73 ans), en reprenant les techniques d’anthropométrie judiciaire mises au point par Alphonse Bertillon deux décennies plus tôt.

Cette première étude sera suivie d’autres publications jusqu’en 1935, pour lesquelles il amasse des milliers de données anthropomorphiques : nationalité, origine ethnique, profession, religion, caractères physiques. Perrier analyse, classe, étudie, photographie les détenus, s’intéressant plus particulièrement aux tatouages restitués avec précision grâce au dessin et à la photographie et qui avaient préalablement fait l’objet d’une de ses premières publications "Du tatouage chez les criminels" en 1897.

C’est cet ensemble sur la vie pénitentiaire de la fin du XIX° et du début du XX° siècle que présente l’exposition "Tatouages" à partir des documents d’archives de travail, des correspondances, des dessins originaux, des photographies et des plaques de verre donnés également par Charles Perrier au Musée du vieux Nîmes. Cette exposition est proposée dans le cadre des "Rencontres de la photographie d’Arles" 2019.

Musée du vieux Nîmes. Place de l'Abbé Pierre, du mardi au dimanche de 10h à 18h. Tarif plein : 5 euros, réduit 3 euros.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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