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NÎMES Chirurgie cardiaque de l’hôpital privé des Franciscaines sauvée ? Oui mais…

Yvan Lachaud, Carole Delga, Denis Bouad, Emmanuelle Segalowitch et Patrick Giordano (Photo Corentin Corger)

Si l'Agence régionale de santé (ARS) de l'Occitanie a reconduit pour sept ans l'autorisation du maintien du service de chirurgie cardiaque de l’hôpital privé des Franciscaines, une autre procédure plus complexe est encore en cours. Mais l'établissement nîmois est en très bonne voie pour poursuivre cette activité.

"Tout aurait pu se passer très simplement mais l'ARS Occitanie nous a engagé dans une procédure très laborieuse". Voilà comment Patrick Giordani, responsable du comité de soutien "Laisse mon cœur dans le Gard", résume la situation. Au lieu de demander un simple dossier de reconduction tacite, l'organisme régional a enjoint l'établissement nîmois de se soustraire à une instruction plus lourde il y a 14 mois.

Cela est notamment dû au hasard du calendrier car le service de chirurgie cardiaque des Franciscaines arrivait en dernier pour sa demande de renouvellement. Les trois autres centres du même type dans l'ex-Languedoc-Roussillon se trouvent pour deux à Montpellier et l'autre à Perpignan. Pour eux, la poursuite de l'activité s'est faite sans difficulté.

Finalement, un an plus tard, ce lundi, l'ARS a validé la première demande mais la seconde étape étant enclenchée, tout n'est pas encore sauvé. "Par tacite reconduction, notre autorisation se poursuit à partir du 1er janvier 2020 pour sept ans. Mais il y a une autre procédure en cours qui nécessite que soient interrogées les ARS Paca et Corse. Nous demandons que cette procédure s'arrête et laisser cette activité perdurer est cohérent d'un point de vue médical", détaille Emmanuelle Segalowitch, directrice des Franciscaines.

Jean-Paul Fournier est arrivé au milieu des discours mais seul Damien Alary a eu droit à la poignée de main de la part du maire de Nîmes (Photo Corentin Corger)

En toute logique, l'instruction devrait s'arrêter mais la directrice préfère ne pas se mouiller : "Nous serons soulagés quand la procédure aura cessé." Aucune date d'annonce n'est connue. Aux Franciscaines, la filière cardio-vasculaire représente plus de 50% de l'activité avec environ 600 patients gardois opérés par an en chirurgie cardiaque. Un établissement de pointe qui dispose des dernières technologies et aussi de proximité dont dépendent les départements frontaliers (Bouches-du-Rhône, Lozère, Ardèche).

Quid de la suite ?

"Nous avons même accueillis ce week-end une patiente de Sète âgée de 50 ans car Montpellier était saturé. Sans le centre de Nîmes on aurait pu avoir un décès", illustre Emmanuelle Segalowitch. Une véritable union sacrée s'est créée autour de ce service menacé avec une pétition signée par plus de 27 000 personnes. Un équipement vieux de 30 ans soutenu également par les élus locaux présents aujourd'hui pour une signature symbolique.

Carole Delga, présidente de Région, Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, Yvan Lachaud, président de Nîmes métropole, Denis Bouad, président du Département, et même Max Roustan, maire d'Alès. Si le centre de chirurgie cardiaque des Franciscaines est quasiment reparti pour sept ans, tout n'est pas encore officiel et Patrick Giordano reste plus que jamais mobilisé : "On n'a pas fait tout ce chemin pour trébucher à la dernière minute !"

L'arrivée fracassante de Max Roustan, pile au moment où les discours étaient terminés (Photo Corentin Corger)

Corentin Corger

Retrouvez en vidéo, un extrait de l'intervention d'Emmanuelle Segalowitch, directrice des Franciscaines :

 

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