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FAIT DU JOUR Il expose les médailles de ses 200 marathons

Depuis 2011, le Vauverdois Rémi Boileau court un marathon chaque mois.

Autour de son cou, Rémi Boileau porte la médaille la plus grosse du monde, remportée au Little Rock Marathon, aux États-Unis. (Photo Boris Boutet)

À 60 ans, Rémi Boileau n'est jamais rassasié. Il vient de courir son 200e marathon et a choisi d'exposer ses médailles, ce vendredi soir, à la salle Bizet de Vauvert. Avant de repartir sur les routes... 

Il les a soigneusement conservées dans des cartons à chaussures depuis plus de 30 ans. " À chaque fois que je rentre d'un marathon, mes collègues de travail demandent à voir la médaille que j'ai ramenée, explique Rémi Boileau. Ce vendredi, je les expose toutes pour eux, mais aussi pour moi. Ça me fait plaisir de les revoir. Il y en a de très originales. Elles représentent beaucoup de souvenirs de vie et mes deux passions : la course à pied et les voyages. " Des moments partagées avec son épouse, Patricia, qui vient quant à elle de boucler son 131e marathon. " On s'est rencontrés à Vauvert à l'occasion de la course du village, indique-t-il. Et elle a pris le train en route. "

Le train de Rémi Boileau a démarré un peu par hasard, en 1987. " Quand j'étais jeune, j'étais plutôt sports collectifs. Mais comme j'habitais dans un mas à deux ou trois kilomètres de Vauvert, j'allais souvent travailler en courant, se souvient celui qui est toujours employé municipal dans sa ville. Peu à peu, je me suis pris au jeu et me suis mis à la course à pied dans un club. Six mois plus tard, je bouclais mon premier marathon, à Montpellier, en 3 heures 15. "

Une course au plaisir, pas au record

Depuis, le train n'a pas déraillé. Il a même accéléré le rythme, sans pour autant chercher à battre des records. Juste pour le plaisir de courir, de dépasser sa souffrance en découvrant de nouveaux horizons. Depuis 2011, le couple organise son année autour d'une dizaine de marathons, soit presque un par mois. Une incroyable routine, qui n'a, selon le Rémi Boileau, rien d'un exploit. " C'est beaucoup moins dur d'en faire un par mois à une allure modérée, généralement autour des 4 heures, que de se préparer toute une saison pour faire un temps ", justifie-il.

Avec trois entraînements par semaine et une course d'une dizaine de kilomètres le week-end, le Vauverdois a trouvé son rythme de croisière. De quoi lui permettre de planifier ses marathons à l'avance. " Je m'inscris le plus tôt possible pour pouvoir réserver des billets d'avion à moindre coût ", détaille-t-il.

Convalescent, Rémi Boileau reprendra bientôt la course. (Photo Boris Boutet)

Et si les dernières courses ont été plus difficiles en raison d'une malformation osseuse à un pied, Rémi Boileau a gardé le cap. " Ma plus grande fierté, c'est de n'avoir jamais abandonné une course ", appuie-t-il. Opéré après son 200e marathon, bouclé à Las Vegas mi-novembre, il n'a qu'une hâte : rechausser ses baskets. " Je suis déjà inscrit à mon prochain marathon, à Malte, au mois de mars, prévient-il. À l'heure actuelle, j'ai couru sur cinq continents, dans 27 pays et 150 villes différentes. Mes prochaines découvertes seront Tokyo, Le Cap et Rio. Tout mon argent y passe, mais je travaille pour ça et n'ai aucun regret. Sans le marathon, je n'aurais peut-être jamais visité autant de régions du monde. " 

Boris Boutet

Rémi Boileau expose ses médailles à partir de 18 heures 30 ce vendredi, à Vauvert en salle Bizet. Entrée libre. 

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