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ARAMON La zone humide de la Jacotte restaurée et inaugurée

D'autres aménagements suivront en avril notamment la construction d'une passerelle.

La zone humide de la Jacotte présente des enjeux à la fois hydrauliques et écologiques. (Marie Meunier / Objectif Gard)

"Quand on est maire, on inaugure souvent des bâtiments, des stades, des voiries. Là, c'est à part", entame le premier magistrat d'Aramon, Michel Pronesti. Ce jeudi 16 janvier, il a présenté avec ses élus et les autres acteurs qui ont participé au projet : la zone humide de la Jacotte. Fraîchement restaurée depuis fin septembre.

Plusieurs enjeux se dessinent autour de cette zone humide. Hydraulique d'abord puisque c'est un lieu où il n'est pas rare de se retrouver les pieds dans l'eau. Les riverains se rappellent encore de l'inondation de 2002. "J'avais 20 cm d'eau à l'étage", atteste un habitant de l'avenue de Verdun. Ce qui n'avait l'apparence que d'un étroit canal a donc été grandement élargi pour accueillir l'eau limitant le risque de débordement : "L'ancien tracé était anguleux et presque en contre-pente. Le nouveau est plus direct avec une pente plus importante", précise Jean-Philippe Reygrobellet, chargé de mission milieux aquatiques pour l'Établissement public territorial de bassin (EPTB) Gardons (organisme qui a mené les travaux). D'autant que les zones humides ont un sol qui absorbe telle une éponge les pluies.

L'autre enjeu est écologique. Ce milieu accueille des espèces animales et végétales nouvelles. Mais la particularité des zones humides est qu'elles agissent comme de véritables "stations d'épuration" : "L'eau est stockée et les végétaux agissent comme des filtres en absorbant les matériaux polluants avant que le cours regagne le Rhône ou les nappes", poursuit Jean-Philippe Reygrobellet.

Jacques Layre, 1er vice-président de l'Établissement public territorial des bassins Gardons, a coupé le ruban inaugural entouré du maire d'Aramon, Michel Pronesti, et des représentants de l'Agence de l'eau et du syndicat mixte départemental. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Se tourner vers une agriculture alternative

Cette phase à 140 000 € est la première d'un plan de gestion plus large, élaboré par la mairie. Celui des zones humides des Paluns qui s'étendrait sur 46 hectares. "La seconde étape sera la maîtrise foncière avec l'acquisition à l'amiable des terrains avec les propriétaires et les agriculteurs", s'exprime Jacques Layre, premier vice-président de l'EPTB Gardons. Ils sont une poignée à cultiver sur ces terres peu productives, régulièrement gâchées par la montée des eaux. L'idée est alors de racheter dès cette année et ensuite de proposer une autre agriculture : prairie de fauche et pâturage. Comme il y a 40 ans. Juste avant la grande campagne de drainage des sols des Paluns pour pouvoir planter du blé, qui connaissait son âge d'or à l'époque. Cet événement a profondément modifié le paysage de la Jacotte et des Paluns.

En le restaurant, la Ville veut aussi qu'il devienne un lieu de promenade et de découverte. Un sentier d'interprétation, des aires de repos et un observatoire avifaune devraient voir le jour. Les différentes phases des travaux sont financées à 80 % par l'Agence de l'eau et le syndicat mixte d'aménagement et de gestion des cours d'eau et milieux aquatiques du Gard. Les 20 % sont assumés par l'EPTB Gardons, grâce aux cotisations des 161 communes adhérentes. Le montant du projet total dépendra des acquisitions foncières.

Marie Meunier

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