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FAIT DU JOUR « Nouri et Fanchone étaient les deux fanfarons », se souvient Mathieu Robail

L’ancien milieu de terrain a passé trois saisons au Nîmes Olympique et autant à Dijon. Il ne raterait pour rien au monde le match entre les Bourguignons et les Crocodiles qui se jouera cet après-midi.

Mathieu Robail a porté 100 fois le maillot du Nîmes Olympique (Photo via MaxPPP)

L’ancien milieu de terrain a passé trois saisons au Nîmes Olympique et autant au DFCO. Il revient avec plaisir sur son passage dans le Gard où il n'a gardé que des bons souvenirs.

Objectif Gard : Que devenez-vous depuis votre départ du Nîmes Olympique en 2015 ?

Mathieu Robail : Je suis parti un an au CA Bastia, en National, et après j’ai passé deux ans au Paris FC. L’année dernière j’ai joué à Croix en Nationale 2, un club de ma région. C’était aussi pour jouer avec mon frère jumeau. Même si le but était de prendre du plaisir, il y avait encore le goût de la compétition. Nous avons atteint les huitièmes de finale de la coupe de France où nous avons été éliminés par Dijon.

Que faites-vous désormais ?

Je joue à l'Entente Feignies-Aulnoye, en Nationale 3 et je passe mes diplômes d’entraîneur. Je suis en charge des 17 ans Nationaux du club. Du coup, je passe beaucoup de temps avec les gamins et ça me plaît. À Nîmes, j’ai joué pas mal de matches en position d'arrière gauche. Je me disais que cela pourrait me permettre de mieux comprendre ce poste. J’avais déjà une petite réflexion sur le fait de devenir entraîneur et cela m’a toujours trotté dans la tête.

Diriger une équipe « Seniors » est-il envisageable ?

À court terme, je veux faire mes gammes avec les jeunes mais connaissant le compétiteur que je suis, il n’est pas impossible que j’entraîne une équipe « Seniors » un jour...

Maoulida et Robail lors d'une victoire 5-4 à Dijon [Photo via MaxPPP]
Vous avez passé trois saisons au Nîmes Olympique, qui sont les joueurs qui vous ont le plus marqué ?

Ce n’est pas un joueur mais plutôt la vie dans la région nîmoise. Avec ma famille, on s’est vite très bien sentis. Nous habitions à Beauvoisin et nous avions trouvé un cadre de vie formidable. J’avais même commencé à être éducateur dans le club du village. Je n’oublie pas la ferveur du public pour les matches importants. Le public était assez chaud et sur les deux dernières années, c’était fantastique. Et puis j’ai vu débuter les jeunes Briançon, Ripart et bien d’autres.

Avez-vous gardé le contact avec certains d’entre eux ?

Parfois, sur les réseaux sociaux, j’échange avec Gaëtan Paquiez et Anthony Briançon.

« René Marsiglia m’a beaucoup inspiré »

Quels étaient vos rapports avec vos entraîneurs à Nîmes ?

Ils étaient très différents les uns des autres.

Commençons par Victor Zvunka...

C’était à l’ancienne, rigoureux, autoritaire et très strict. Mais il avait des plans de jeu bien précis.

Il y a eu ensuite René Marsiglia...

Je l’ai adoré ! Si demain je deviens entraîneur, ce sera parce que René Marsiglia m’a beaucoup inspiré. Chez lui, l’humain était plus important que tout le reste et c’était très marquant. Quand il passait des messages, je buvais ses paroles. Les exercices qu’il proposait étaient toujours intéressants.

Puis vous avez terminé avec José Pasqualetti...

Son style se rapprochait de celui de Marsiglia et ses séances était aussi très intéressantes.

« Jean-Louis Gazeau était à l’image de son club »

Comment jugez-vous les résultats Nîmois de cette époque ?

J’ai vraiment passé trois belles années. Il y a eu des hauts et des bas, notamment avec la pénalité de huit points. Mais au moins, on ne pouvait pas s’ennuyer. La première année, on termine dans la première partie du classement, on jouait la montée. La deuxième saison on se battait pour le maintien et nous avions joué contre Laval dans une grosse ambiance.

Vous avez eu trois présidents. Lequel vous a le plus marqué ?

Jean-Louis Gazeau car il était à l’image de son club. Il recherchait des solutions quand ça n’allait pas. Il était très présent et il était capable de taper du poing sur la table.

Dans le groupe, qui se chargeait de mettre de l’ambiance ?

Nouri et Fanchone étaient les deux fanfarons. Ce dernier était toujours de bonne humeur, il aimait faire des blagues. Je me souviens que Jonathan Parpeix, qui était un jeune joueur, se faisait souvent piéger par les blagues de Jean-Alain.

Mathieu Robail lors d'un derby contre Arles-Avignon le 6 février 2015 (Photo via MaxPPP)

Quelle a été votre plus grande joie à Nîmes ?

Il y a le fameux match contre Laval, c’était très important pour le maintien.

Vous avez marqué six buts, lequel retenez-vous ?

Le coup franc que je réussis dans le temps additionnel face à Arles-Avignon. C’est celui de l’égalisation et il m’a donné beaucoup de confiance pour la suite.

Il y a un match que vous n'avez certainement pas oublié : la victoire 5-4 à Dijon !

C’était complètement fou, du pur football. Tout le monde ne pensait qu’à attaquer et ça a donné un match très intéressant. On n’avait pas le temps de réfléchir et j'avais même marqué.

Mathieu Robail a marqué six buts avec Nîmes (Photo via MaxPPP)

Avez-vous un regret à Nîmes  ?

Non, je n’en ai pas. Je ne retiens que du bon. Cela fait partie des bonnes expériences de ma carrière.

Après trois saisons à Nîmes, vous quittez le club, c’était un choix de votre part ?

J’avais eu une proposition de prolongation mais elle ne me convenait pas. Il y a eu des discussions, mais je ne sentais pas que le président Perdrier avait vraiment envie de me conserver.

Suivez-vous toujours l’actualité des Crocodiles ?

Dès que je peux, je regarde un match et c’est pareil pour Dijon.

« J’aimerais voir Blaquart dans un club comme Lyon »

Deux clubs que l’on peut comparer ?

Nîmes est plus une ville de football que Dijon. Il y a plus de ferveur, c’est plus chaud, plus sanguin. À Nîmes, quand ça marche, le public est le 12e homme. Mais quand ça ne va pas ou que tu ne donnes pas tout, ça peut être très chaud aussi.

Allez-vous regarder Dijon - Nîmes cet après-midi ?

C’est certain, j’ai un match samedi soir, donc je pourrai suivre la rencontre des Crocodiles. Maintenant je regarde plus les matches avec un œil de coach.

Justement, connaissez-vous Bernard Blaquart ?

Oui, il était avec la réserve quand j’étais au Nîmes Olympique. Et puis il m’avait appelé pour avoir mon avis sur Sada Thioub qui jouait au CA Bastia. C’est la personne qu’il faut au Nîmes Olympique, ça ne fait aucun doute. C’est l’homme de la situation, c’est l’homme de Nîmes. J’aimerais le voir avec un effectif comme celui de Rudy Garcia à Lyon.

Vous pensez qu’il pourrait réussir dans un plus grand club ?

J’en suis persuadé.

Propos recueillis par Norman Jardin

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