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Le 7H50 de Marjorie Enjelvin : « J’ai des chantiers qui me tiennent à coeur, notamment le projet d’une cuisine centrale »

Marjorie Enjelvin, maire de Clarensac (Photo : Corentin Corger)

Maire (centriste) de Clarensac depuis 2014, Marjorie Enjelvin a décidé de briguer un deuxième mandat pour les élections municipales 2020. Elle est l'invitée de notre 7h50.

Objectif Gard : Comment avez-vous vécu ce premier mandat de maire ?

Marjorie Enjelvin : Ça a été un mandat à la fois frustrant et passionnant. Frustrant parce que la commune, lorsque nous avons été placés aux affaires, était dans le réseau d'alerte de la préfecture. Cela sous-entendait de grosses difficultés financières et de ce fait des impératifs qui étaient dictés par la préfecture en matière à la fois d'investissement et de fonctionnement. Donc nous avons passé deux ans à relever les finances de la commune. C'est un travail immatériel, un travail de l'ombre qui a pu donner, à ce moment-là, le sentiment de l'inertie. Ce qui n'était pas le cas. Et puis, passionnant parce que les quatre autres années ont permis, mais aussi en raison du travail que nous avons fait les deux années précédentes, de pouvoir se lancer dans un certain nombre d'investissements. On est à peu près à sept millions d'euros d'investissement sur la totalité du mandat, pour des infrastructures nécessaires pour la commune. Je parle des voiries, des bâtiments communaux qui étaient manquants, notamment une cantine pour l'école maternelle. La nouvelle crèche démarre d'ici quelques jours. Nous avons également réalisé de nombreux équipements pour les jeunes. Je pense au skatepark, au city stade... Et nous n'avons pas emprunté un seul centime et n'avons pas augmenté la fiscalité, au contraire elle a un petit peu diminué, soit -1,12% sur le foncier bâti et -15% pour le non bâti.

Qu'auriez-vous aimé faire qui n'a pu être fait en six ans ?

Déjà, tout n'est pas abouti. Les voiries - bien que nous en ayons fait 14 pendant le mandat, ce qui représente environ quatre kilomètres de voirie pour un petit peu moins de trois millions d'euros d'investissement. Il en reste beaucoup à faire puisque rien n'avait été fait auparavant. Il faudra continuer sur ce rythme et ce plan pluriannuel de rénovation. En termes d'infrastructures, je pense qu'elles ne sont pas encore à la hauteur d'une commune d'environ 4 500 habitants. J'ai des chantiers qui me tiennent à coeur et notamment le projet d'une cuisine centrale pour que nos enfants puissent manger de la bonne qualité dans leurs assiettes et favoriser les circuits courts. Et puis il faudra continuer la rénovation des équipements sportifs.

En briguant ce second mandat, vous ne faites donc pas partie de ces maires qui, épuisés, jettent l'éponge, un sur deux en zone rurale.

J'entends certains de mes collègues dire qu'ils jettent l'éponge parce que la mission est trop compliquée. Je n'ai pas forcément la même lecture. Je pense qu'il y a des missions autrement plus difficiles que la nôtre. J'estime que c'est justement ce mandat qui veut ça. C'est le mandat pour lequel l'élu est au plus proche des concitoyens. La mairie, c'est le premier guichet, c'est le bureau des renseignements. Peu importe la question, on vient la poser en mairie et peu importe la compétence ou le problème, on vient le livrer en mairie. Il appartient ensuite à la commune de donner suite ou d'aider l'administré dans ses démarches.

Quelle image de Clarensac souhaitez-vous renvoyer ?

Celle d'une ville accueillante, d'une ville où il fait bon vivre. Nous avons compris et depuis très longtemps que nous n'étions pas une ville à fort potentiel économique et ça ne nous dérange pas qu'Orchestra et Lidl ne viennent pas s'installer à Clarensac. Nous, on préfère jouer la carte de la carte postale. Les gens viennent habiter à Clarensac parce que c'est la campagne à côté de la ville, parce qu'on a un village encore à taille humaine avec un fonctionnement humain.

Au-delà de la commune, l'Agglo. Que ferez-vous si Yvan Lachaud devait quitter la présidence de Nîmes métropole et céder sa place à un des républicains nîmois ?

Je ferai ce que j'ai toujours fait : privilégier l'intérêt général. En l’occurrence c'est l'intérêt communautaire. Donc, quel que soit le président, dans la mesure où il rentre dans le cadre républicain, je m'engage à travailler pour ma commune envers l'Agglo et pour l'Agglo envers ma commune. Bien évidemment, l'affect sera atteint puisque je ne cache pas mon soutien à Yvan Lachaud et ma profonde amitié. Je crois qu'il fera un très bon maire de Nîmes. Il a été un très bon président de Nîmes métropole.

Propos recueillis par Stéphanie Marin 

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