A la uneActualitésSociété

NÎMES Le CHU de Nîmes prêt à faire face au coronavirus

Le docteur Onde devant la zone urgence N.R.B.C. qui devraient accueillir les patients infectés en cas de besoin (Photo : Romane Grignon)

Ce vendredi 31 janvier, le CHU de Nîmes a souhaité s'exprimer sur le coronavirus qui fait trembler le monde. Le but était de rassurer et faire comprendre aux Gardois ce qu'est ce virus et expliquer la manière dont l'hôpital compte y faire face.

À moins de vivre dans une grotte au fin fond de l'Amazonie, vous avez sûrement entendu parler de ce nouveau virus venu de Chine : le coronavirus. Le docteur Olivier Onde, directeur médical du SAMU, sa consoeur Catherine Lechiche, médecin au service des maladies infectieuses et tropicales, et Béatrice Vanuxem, qui s'occupe de la gestion des risques, ont abordé le sujet du coronavirus pour calmer les peurs et expliquer ce dont il s'agit.

Le coronavirus un virus respiratoire qui se rapproche des rhumes ou des bronchites, sa différence étant qu'il est plus virulent que ceux dont nous avions déjà connaissance. Il a été isolé en fin d'année dernière dans une région de Chine, sur le marché d'une province. Les symptômes sont globalement les mêmes que ceux de la grippe. "C'est principalement de la fièvre, qui est le point commun de tous les cas, nous explique le docteur Lechiche. Certains patients avaient le nez qui coule, les yeux qui larmoient. D'autres avaient des signes plutôt respiratoires vastes c'est-à-dire de la toux, des crachats puis un essoufflement. Enfin, certains n'avaient que de la fièvre ou d'autres symptômes de la grippe qui sont les troubles digestifs."

Aujourd'hui, on comptabilise environ 7 500 cas, principalement localisés en Chine, et on dénombre d'ores et déjà 170 morts, toujours en Chine. Certains cas ont été détectés dans d'autres pays asiatiques comme en Thaïlande, à Taïwan et à Macao ou encore en Australie. Mais il y a aussi quelques cas confirmés en Europe, en France, en Allemagne et en Finlande, ainsi qu'aux États-Unis et au Canada. Ce sont des personnes infectées ayant pris l'avion qui l'ont ramené.

Le CHU se prépare à accueillir des cas de coronavirus

Depuis 2009 avec le virus H1N1 les CHU, et en l'occurrence celui de Nîmes, se sont grandement adaptés à ce genre de crises sanitaires. "2009 et la grippe aviaire nous ont beaucoup appris et cela nous a permis de faire de grands progrès, explique le docteur Onde. Depuis, nous avons mis en place tout un protocole pour faire face."

Il rappelle qu'en cas de suspicion c'est le SAMU qu'il faut appeler et non pas aller aux urgences ou chez son médecin généraliste pour éviter tout risque de propagation. Les cas suspects, après avoir répondu aux questions du SAMU, seront récupérés à leur domicile pour être emmenés au CHU le plus proche (Nîmes pour les Gardois).

Les patients seront ensuite installés dans une zone spécifique : la zone urgence N.R.B.C. (nucléaire, radiologique, biologique, chimique). Cette zone d'accueil a la particularité de pouvoir être mise en pression négative. On baisse la pression de l'air afin d'éviter une circulation d'air entre la chambre, susceptible d'être contaminée, et le reste de l'hôpital. Des analyses sont ensuite faites avant de diriger les patients vers le service des maladies infectieuses et tropicales.

"Pas de panique !", selon les médecins du CHU

Cette procédure, le CHU de Nîmes la connaît bien puisque que le docteur Onde assure que "des exercices sont fait régulièrement pour traiter au mieux les cas infectés." Et en cas d'augmentation du nombre de cas, l'hôpital n'hésitera pas à prendre de plus grandes mesures, en isolant un bâtiment pour traiter les patients, et à augmenter les effectifs pour répondre aux appels, si eux aussi venaient à se multiplier.

Le SAMU aussi est préparé à voir le nombre d'appels augmenter et à les traiter avec sérieux pour différencier grippe et coronavirus (Photo : Romane Grignon)

Mais pour les médecins de l'hôpital, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. En effet, ce virus se transmettrait très mal. Pour être infecté, il faut avoir été en contact très proche - moins d'un mètre - d'un cas avéré de coronavirus. "Il faudrait presque qu'il vous tousse dessus", ajoute le docteur Lechiche. Les cas suspects seraient donc les personnes qui présentent les symptômes de la grippe et qui seraient allées en voyage en Chine récemment ou qui auraient donc été en contact avec une personne déjà infectée.

Les médecins rappellent aussi les gestes simple qui évitent les risques de transmission, à savoir se laver les mains, tousser dans son coude, etc. Enfin ils expliquent que dévaliser les pharmacies pour acheter des masques ne sert à rien ! Si vous n'êtes pas contaminé, porter un masque ne vous protégera pas plus. En revanche, les personnes infectées elles, peuvent - et même doivent ! - en porter pour éviter au maximum de transmettre le virus.

Romane Grignon

Etiquette

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité