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GARD Bernard Angelras, réélu président de l’Institut français de la vigne et du vin

Bernard Angelras (Photo Archives Anthony Maurin).

C'est dans un contexte plus que morose pour la viticulture que le Nîmois Bernard Angelras a été réélu président de l’Institut français de la vigne et du vin.

Réélu à l’unanimité pour trois ans, Bernard Angelras est toujours le président de l'IFV. Bernard Angelras, 59 ans, est viticulteur dans le Gard, au domaine du Petit Romain à Nîmes, sur une exploitation qu'il gère avec son épouse et ses deux fils. Il est impliqué par ailleurs au sein des instances de gouvernance de l’INAO, en présidant notamment la commission "Environnement". Il préside également la démarche conjointe de FranceAgriMer et de l’INAO en vue de l’élaboration d’une stratégie nationale d’adaptation au changement climatique.

Après son élection, Bernard Angelras a souligné quelques-uns des axes forts des travaux de l’IFV au cours de ces dernières années, marquées par une montée en puissance de la préoccupation écologique. " L’IFV s’est mobilisée pour apporter des réponses aux vignerons en réalisant par exemple le Guide de l’agroécologie en viticulture et le Guide de sensibilisation à la Certification HVE ", indique-t-il. Il a également souligné l’implication des équipes IFV en matière de solutions nouvelles pour la protection de la vigne, plus particulièrement issue du bio-contrôle.

Ici, Bernard Angelras attentif à l'évolution des plants de vigne de la Tour Magne (Photo Archives Anthony Maurin)

Ces trois dernières années ont également vu la création de l’Agenda de solutions de l’IFV pour accompagner le Plan filière vins, l’émergence des variétés résistantes au mildiou et à l’oïdium, déployées désormais à grande échelle, la création du partenariat IFV-INRAE en lien avec les inter-professions pour créer des variétés résistantes à typicité régionale, l’animation du "plan national dépérissement du vignoble" sous l’égide du CNIV, la création de "performance pulvé" et de l’outil "Decitrait" pour une pulvérisation de précision.

Bernard Angelras a tenu à préciser l’implication de l’IFV dans l’élaboration d’une stratégie d’adaptation au changement climatique, qui impose une approche de bout en bout de l’itinéraire de production, depuis le plant de vigne jusqu’à la bouteille.

La réunion du conseil d’administration fut l’occasion de lancer la préparation du contrat d’objectifs de l’IFV pour la période 2021-2027. " Nous pressentons tous, quelle que soit notre région de production, que rien ne sera plus jamais comme avant, prédit Bernard Angelras. Nous devrons donc tracer ensemble les voies de la viticulture du XXIe siècle, sans oublier l’exigence de l’adaptation des vins aux marchés, de la rentabilité et de la pérennité des exploitations et des entreprises alors qu’elles doivent mettre en oeuvre une profonde mutation.

"Apporter des solutions exigera de renforcer encore les partenariats avec la recherche fondamentale, notamment l’INRAE et l’enseignement supérieur mais aussi avec les réseaux de terrain, en particulier les chambres d’agriculture et les lycées viticoles, et toutes les entreprises mobilisées pour être au service des acteurs de la filière ", conclut-il.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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