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NÎMES La journaliste et autrice Pauline Clavière en dédicace à Nîmes

La journaliste Pauline Clavière sera en dédicace ce samedi 29 février (Photo DR)

Originaire de Nîmes, la jeune femme journaliste publie cette année son premier roman aux éditions Grasset. Elle raconte l’histoire de Max Nedelec, un patron sans soucis apparents mais qui se retrouve en prison à cause d’un bordereau perdu et d’une accumulation de dettes. Elle sera ce samedi 29 février en dédicace à la librairie Aux lettres de mon moulin à Nîmes.

Pour son premier roman, Pauline Clavière n’a pas eu froid aux yeux. En effet, avec un volume de près de 600 pages, la jeune autrice démontre de son envie de raconter l’histoire de Max Nedelec dans “Laissez nous la nuit”. Un bordereau perdu, des dettes non honorées, beaucoup de malchance et un peu de triche. La justice frappe, impitoyable. Max Nedelec quitte le tribunal et ne rentrera pas chez lui. Vingt-quatre mois de prison ferme : il s’enfonce dans la nuit. 

Une histoire vraie vécue par une de ses connaissances : “Je l’avais rencontré à plusieurs reprises, notamment lors d’un baptême, raconte Pauline Clavière. Et quand j‘ai appris ce qui lui était arrivé ça m’a donné le vertige.” Une histoire qui l’a touchée donc et qui l’a motivée pour écrire ce premier roman : “J’ai toujours aimé écrire mais jamais je n’aurai pensé publier quoi que ce soit. Je crois que je ne serais jamais passée à l’acte sans cette histoire exceptionnelle.”

Une Nîmoise à Paris

Arrivée à Paris il y a de cela quelques années, Pauline Clavière est une Gardoise “pure souche”. Elle a grandi à Générac et a effectué une partie de ses études à Nîmes. C’est par le biais de stages qu’elle atterrit à Paris, d’abord aux côtés de Stéphane Bern. Aujourd’hui, elle officie sur France 5 chaque samedi soir dans l’émission C l’hebdo présenté par Ali Badou. Avec sa rubrique “Retour vers le futur”, elle propose aux téléspectateurs de “lever le nez du guidon et regarder dans le rétroviseur.”

Un rendez-vous hebdomadaire qui lui a permis de se pencher sur ce premier roman “Laissez nous la nuit.” Après avoir entendu parler de cette histoire, Max et elle se sont retrouvés chaque jeudi pendant deux mois pour qu’il puisse lui raconter ce qu’il avait vécu en prison. “Je sentais chez lui une grande volonté de raconter ce qui lui était arrivé, confie Pauline. Il parlait très vite, avec une sorte d’urgence. Et ce qu’il me racontait était monstrueux.”

“J’étais convaincue par la force du roman”

Et c’est avec beaucoup de dévouement que la journaliste s’est attribuée le rôle de “messager”. “Quand j’ai commencé à rencontrer Max, je ne savais pas encore ce que j’allais faire de cette histoire mais j’ai vite compris que le rapport ne suffirait pas. Je me suis donc plus penchée sur le format du roman parce que j’étais convaincue de sa force.

Elle livre donc ce témoignage poignant de la vie en prison depuis le point de vue de Max Nedelec. Et si aux premiers abords, on peut croire que ce livre n’a “rien à voir avec elle”, elle nous explique qu’au contraire, elle l’a nourri de nombreux de ses souvenirs de jeunesse, notamment dans l’agglomération nîmoise, pour construire ses personnages.

Le personnage de Marcos je le regarde avec beaucoup de tendresse au fond par que je l’ai empreint d’une culture andalouse que j’affectionne beaucoup. Et pour le personnage de Max, que je ne connaissais pas tant que cela non plus, je me suis aussi inspirée des gens que j’ai pu rencontrer dans la jeunesse et que j’imaginais avec ce parcours. J’ai donc essayé de faire Max comme étant un membre de ce groupe.” 

Un roman témoignage sur la vie en prison d’une personne “ordinaire” et remplis des souvenirs de jeunesses de Pauline Calvière. Et pour ce premier roman, elle sera présente ce samedi 29 février à Nîmes en séance de dédicaces et se dit “ ravie de retourner à Nîmes pour ce beau projet”. Projet pour lequel une suite serait en cours, plus féminine et sur la vie après la prison. Affaire à suivre !

Romane Grignon

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Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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