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NÎMES OLYMPIQUE Chacun pour soi et Nîmes pour tous

Comme la saison dernière, les Crocodiles vont tenter de terrasser l’Olympique de Marseille. Mais cette fois la tâche s’annonce plus compliquée.

La saison dernière, avec Bouanga et Savanier, Nîmes Olympique s'était imposé 3-1 au stade des Costières (photo maxppp)

La saison dernière, Nîmes l'avait emporté 3-1 au stade des Costières. Mais cette année les Crocodiles sont moins performants et les Marseillais sont plus fort. De fait, les visiteurs débuteront ce soir avec l'étiquette du favori.

Quand on parle du match entre Nîmes Olympique et l’Olympique de Marseille, la première chose qui revient à la mémoire des supporters des Crocodiles, c’est la soirée du 19 août 2018. Ce jour-là, le stade des Costières retrouvait la Ligue 1, 25 ans après l’avoir quitté. La bande à Blaquart avait surpris la France du football en battant l’OM 3-1, grâce à des buts de Bouanga, Thioub et Ripart. Le tout dans une ambiance digne des grands soirs et une semaine après un succès spectaculaire à Angers (4-3). Nîmes était sur son nuage et Marseille, entraîné par Rudy Garcia, avait passé un mauvais moment.

Seulement six rescapés nîmois de la saison dernière

558 jours plus tard, beaucoup de choses ont changé au NO. 10 des 18 Crocodiles alignés sur la feuille de match, ont quitté le club depuis (Bobichon, Bouanga, Bozok, Diallo, Guillaume, Lybohy, Savanier, Thioub, Valette et Vlachodimos). Sur les huit restants, deux ne seront pas dans le groupe ce soir, Briançon (suspendu) et Depres (blessé). Ils sont donc six encore aptes : Alakouch, Bernardoni, Landre, Paquiez, Ripart et T. Valls.

Et parmi eux les quatre premiers cités devraient être titulaires dans une défense à nouveau bouleversée avec également la suspension de Miguel en plus de celle du capitaine. Le staff pourrait pourquoi décider de titulariser Ripart, le couteau-suisse, arrière droit à la place d'Alakouch pour épauler Paquiez, Landre et Martinez. Pour les deux autres lignes, cela devrait être du classique. Même si Deaux effectue son retour, au milieu la confiance devrait être renouvelée au duo composé par Fomba et Sarr.

Gaëtan Paquiez et les Nîmois s'étaient inclinés 3-1 à l'Orange Vélodrome au match aller (photo Anthony Maurin)

Il n’y a pas que dans l’effectif qu’il a eu du bouleversement. Le niveau des deux équipes a aussi changé. La saison dernière, le Nîmes Olympique a abordé l’élite du football français avec la dynamique de la montée et une certaine insouciance. Entre des Gardois performants et des Phocéens décevants, l’exercice 2018/2019 s’était terminé avec seulement quatre places d’écart et une différence de huit points (l’OM s’était classé 5e avec 61 points et Nîmes 9e avec 53 points, NDLR).

L'OM a un point de moins que Nîmes sur l'ensemble de la saison dernière

Désormais la musique n’est plus la même. Marseille (2e) est classé 16 places devant Nîmes (18e) et l’écart de points est de 25 unités. Avec 52 points, l’équipe d’André Villas-Boas fait déjà presque aussi bien que Nîmes sur l’ensemble de la saison dernière (53 points). C’est dire si la tâche du NO sera compliquée. Pour autant, tout espoir n’est pas perdu.

Il y a bien sûr la légendaire incertitude du sport en général et du football en particulier, qui veut que toutes les hiérarchies peuvent être bouleversées. La victoire du Football Club de Nantes (1-3) à l’Orange vélodrome la semaine dernière en est la parfaite illustration. Puis, la forme actuelle des Nîmois est encourageante, avec quatre victoires lors des cinq dernières journées. Enfin, ce soir, le stade des Costières sera un peu plus garni que d’habitude.

La venue des grosses équipes de la Ligue 1, attire toujours plus de monde que les mal classés. Aux 400 supporters marseillais autorisés à se déplacer aux Costières, il faudra rajouter les opportunistes et les pseudos supporters qui ne viennent que quand l’adversaire est prestigieux. Ceux-là sont plus à ranger au rang de spectateurs que de supporters, puisque certains d’entre eux auront le cœur qui balance entre les deux Olympiques. Nul doute qu’ils choisiront le vainqueur, s’il y en a un.

Il devrait il y avoir une belle ambiance au stade des Costières (photo Anthony Maurin)

Même si un Nîmes - Marseille n’a pas la même saveur qu’un Nîmes - Montpellier, cela reste une belle affiche avec le charme vintage des années 70. À cette époque, les derby du Sud sentaient la poudre et la castagne. À Nîmes on se remémore avec délectation la qualification des Crocodiles d'Adolf Scherer en 32e de finale de la Coupe de France en février 1970, le triplé de Jacky Vergnes en août 1970 (victoire de Nîmes 3-0), le succès Nîmois (2-1) au vélodrome en décembre 1972 ou encore celui décroché à Jean-Bouin (4-1) en août 1973.

Le livre d’histoire du Nîmes Olympique regorge de bons et de mauvais souvenirs contre le prestigieux "voisin" marseillais. Les fans du NO ne demandent pas de remonter aussi loin, mais juste de revoir, 558 jours après, les Nîmois fous de joie et les Marseillais foudroyés.

Norman Jardin

Le groupe retenu : Bernardoni, Dias - Paquiez, Alakouch, Landre, Martinez, Guessoum - Valls, Sarr, Fomba, Deaux, Buades - Ripart, Philippoteaux, Ferhat, Benrahou, Roux, Koné.

La composition probable : Bernardoni - Alakouch ou Ripart, Landre, Martinez, Paquiez - Sarr, Fomba - Ferhat, Benrahou, Philippoteaux - Roux. 

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