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FAIT DU JOUR (en vidéo) L’école Henri-Wallon accueille les enfants du personnel soignant

 

À Nîmes, une dizaine d'enfants est accueillie chaque jour à l'école Henri-Wallon (Photo DSDEN)

En première ligne face à l'épidémie de coronavirus, l'ensemble du personnel soignant est réquisitionné. Pour les parents qui n'avaient pas la possibilité de faire garder leurs enfants, la ville de Nîmes a ouvert deux écoles. Objectif Gard s'est rendu au groupe scolaire Henri-Wallon pour voir comment l'école continue durant cette crise sanitaire et recueillir le sentiment des encadrants. Un reportage à découvrir en vidéo. 

À l'instar de l'école de Capouchiné, le groupe scolaire Henri-Wallon n'a pas fermé ses portes. Situé à proximité du CHU de Nîmes, chaque jour depuis le 19 mars, il accueille une dizaine d'enfants de personnel soignant. Âgés de 3 à 11 ans, ces enfants viennent de Nîmes mais aussi de Moussac, Fons ou encore Caveirac. En résumé, ce service mis en place par la ville de Nîmes est ouvert à tous les enfants gardois des agents hospitaliers mais aussi pour ceux des gendarmes ou encore des pompiers.

Près d'une quarantaine d'entre-eux est inscrite via le site internet de la municipalité et se rend dans cette "deuxième école", ouverte de 7h30 à 18h30. Sont concernés des élèves de maternelle jusqu'au CM2 encadrés par trois instituteurs et trois employés de mairie. Parmi eux, les Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et les Alaé (accueil de loisirs associés à l'école) comme Raphaël et Giacomo.

La difficulté c'est de pouvoir faire respecter les gestes barrières à ce jeune public. "Ce n’est pas évident comme le fait que les enfants restent à distance à un mètre les uns des autres. Surtout les élèves de maternelle qui sont naturellement attirés les uns vers les autres", avoue Raphaël. Dans ces circonstances, seules des activités individuelles sont prévues.

Et pour les plus grands, les accompagnants s'adaptent : "Si un jeu de cartes vient d'être utilisé, on ne va pas le donner de suite à un autre groupe d’enfants. Tout ce qui va se transmettre de main en main, on essaie d’éviter. Ça rend l’exercice complexe", complète Giacomo.

Giacomo et Raphaël, les animateurs présents à l'école Henri-Wallon (Photo Corentin Corger)

Ainsi pour limiter les risques de transmission, les enfants sont rassemblés par groupe de cinq et le lavage des mains est répété, a minima, une fois par heure ou dès qu'intervient un changement d'activité. Le temps est occupé entre la classe et les loisirs. La récréation est maintenue pour s'aérer la tête et chacun apporte son pique-nique le midi puisque le restaurant scolaire est fermé.

Par ailleurs, une infirmière passe quotidiennement pour rappeler les gestes barrières aux adultes et aux enfants. De quoi certainement rassurer Giacomo, qui a hésité avant de se porter volontaire et d'être en contact avec des enfants forcément plus exposés.

"Ç'a été un cas de conscience assez rude pour moi car on peut ramener cela à la maison avec femme et enfant. Mais je me suis dit que si on n'allait pas donner un coup de main maintenant, on n'était pas vraiment des fonctionnaires. Le propre des fonctionnaires c’est de pouvoir aller aider", confie Giacomo. Ce service d'accueil des enfants va perdurer pendant les vacances scolaires qui, en théorie, ont débuté cette semaine alors qu'est envisagé la possibilité d’ouvrir l'école aussi le week-end en fonction des besoins.

Un reportage à retrouver en vidéo : 

 
 

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