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GARD Confinée à Paris dans sa chambre étudiante, une Nîmoise témoigne

Anna, 23 ans, vit confinée à Paris depuis un mois (photo DR)

Étudiante en Master "patrimoine et musées" aux universités Paris VIII et Paris Nanterre, Anna, 23 ans, n'a pas pu rentrer dans le Gard pour le confinement. Elle vit depuis un mois dans sa chambre d'étudiante.

Elle commence à trouver le temps long. "Le soleil de Nîmes me manque, indique Anna, coincée dans son appartement d'environ 15 m2, situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ici, je ne vois ses rayons que quelques minutes par jour, en général entre 18 heures 30 et 19 heures." 

Dans l'appartement, le soleil ne rentre que quelques minutes par jour, en début de soirée (photo DR)

Alors que beaucoup de Parisiens faisaient leurs valises pour passer le confinement en province, Anna était encore mobilisée dans le quartier des Halles, à la Tour Jean Sans Peur où elle effectuait son stage. "Quand on a commencé à fermer les écoles et certains commerces, les musées, eux, restaient ouverts, se rappelle-t-elle. Nous avons alors connu une forte hausse de fréquentation car nous étions l'un des seuls loisirs encore accessible." 

Puis le confinement a été annoncé, et la fermeture de la Tour Jean Sans Peur avec. "J'ai pas mal hésité à descendre à rentrer à Nîmes, poursuit Anna. J'avais peur de contaminer ma famille. J'ai pris quelques avis auprès de mes proches, et j'ai finalement décidé d'acheter un billet de train. Quand il a été annulé, je n'ai pas insisté. Je ne pensais pas que le confinement durerait si longtemps, mais je me dis que j'ai de la chance d'avoir une cuisine et des sanitaires indépendants, ce qui est loin d'être le cas de tous les étudiants."

Le toit de la résidence pour prendre l'air

Avec un mémoire et un rapport de stage à terminer, la jeune gardoise a tenté de conserver un rythme de travail. "C'est sûr que ce n'est pas facile, d'autant qu'on est un peu dans le flou concernant les modalités de validation de l'année universitaire, poursuit-elle. Avec les bibliothèques qui sont fermées, on ne trouve qu'une petite partie des ressources documentaires sur internet. Et on se tue les yeux à lire des ouvrages entiers sur l'écran de l'ordinateur."

Pour prendre l'air, Anna monte parfois sur le toit de sa résidence, laissé ouvert pendant le confinement. "J'y vais de temps pour lire et me changer les idées, explique-t-elle. Je crois que j'étais la seule à m'y rendre pendant plusieurs jours, mais, depuis peu, certains viennent en groupe pour passer un moment."

Sur le toit de sa résidence, Anna voit parfois quelques rayons de soleil et rompt avec la monotonie du quotidien (Photo DR)

Malgré ces occasionnels moments de plein air et des visioconférences entre amis pour rompre la monotonie du quotidien, la solitude fait son œuvre. "Vivre comme ça jusqu'au moins au 11 mai, ce ne sera pas évident, anticipe-t-elle. Je commence à souffrir d'insomnies alors que je dors très bien en temps normal. C'est un peu la déprime. C'est difficile de se motiver pour s'habiller le matin ou manger à des heures fixes. Mais je crois qu'il est important de conserver un cadre." Histoire de passer au mieux ces prochaines semaines difficiles.

Boris Boutet

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1 commentaire sur “GARD Confinée à Paris dans sa chambre étudiante, une Nîmoise témoigne”

  1. Tu es tellement à plaindre. Pourquoi étudier sur Paris. Tu n’avais qu’à rester chez toi. On dit que les parisiens ont fuit Paris mais c’est l’inverse. Ce sont les provinciaux montés sur Paris pour les études et le travail qui sont retournés chez eux!! Arrêtez de polluer l’air des parisiens!!!

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