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BAGNOLS/CÈZE Le festival Zion Garden toujours en suspens

Paul Guillaud, organisateur du Zion Garden(Marie Meunier / Objectif Gard)
Paul Guillaud, président du Collectif Boulega, association organisatrice du Zion Garden. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Depuis l'annonce du confinement en mars, le Zion Garden est toujours en suspens. Le festival de reggae doit célébrer sa 10e édition anniversaire du 15 au 19 juillet. Mais à un mois du lancement, le flou persiste autour de la tenue de l'événement. 

"La Préfecture m'a indiqué jeudi soir qu'en l'état actuel des choses, le festival ne pourrait pas se tenir", entame Paul Guillaud, président du Collectif Boulega, association organisatrice du Zion Garden, avant de poursuivre : "Il faut créer un sens de circulation, qu'il n'y ait pas d'attroupements devant la scène..." Il attend beaucoup de l'allocution du président de la République de ce soir pour éclaircir la situation des festivals. Et surtout il espère qu'Emmanuel Macron va annoncer un allègement des mesures engendrées par la crise sanitaire et que le Zion puisse finalement se tenir.

Pourtant le festival ne reçoit que 1 500 festivaliers chaque soir. Bien en-dessous de la barre des événements à 5 000 personnes, qui sont pour l'heure interdits jusqu'à septembre. Le problème, c'est que si les gens ne respectent pas la distanciation physique, la responsabilité retombe sur l'organisation. Et pour l'heure, la Préfecture veut à tout prix éviter le déclenchement d'une nouvelle vague épidémique.

Le coût du festival augmenterait en cas de maintien

Autre déconvenue : la hausse annoncée des coûts de la police et de la Croix rouge : "L'année dernière, on avait eu 4 000 € de frais pour le maintien de l'ordre du festival. Une vingtaine d'agents a été mise à disposition. Cette année, apparemment, ce sera plus cher. Je table entre 6 000 et 8 000 €", estime-t-il. Une augmentation qui pourrait s'expliquer, selon lui, par des "files d'attente plus longues sur la voie publique à l'entrée du festival". Pour la Croix rouge aussi, il faudra prendre en compte un tarif plus élevé contre 1 200 € l'an passé.

Le Zion Garden devra aussi se passer des rentrées d'argent générées par la vente sur place d'écocup (gobelets réutilisables), car pas covido-compatible. "Mis bout à bout, le budget est mis à mal. On va sûrement être obligés d'augmenter le prix d'entrée pour compenser un peu les pertes", relate l'organisateur du festival qui se chiffre à 100 000 €. Cette hausse serait de 5 € sachant que les préventes sont tarifées pour l'instant à 10 € et les ventes sur place à 15 € la soirée. Comme l'organisation ne sait toujours pas si le festival pourra se tenir, la billetterie en ligne n'a toujours pas été activée : "Si on a l'accord, on aura trois semaines-un mois pour remplir au lieu de 2 mois d'habitude."

Jusqu'à la fin du mois pour prendre une décision

Pour décider de la tenue ou non du festival en juillet, l'organisateur se fixe comme dernier délai la fin du mois de juin. L'hypothèse de décaler le festival de plusieurs semaines n'est pas non plus exclue : "On peut repousser jusqu'à fin juillet, par contre, pas en août car organiser un événement en plein air ce mois-là, c'est jouer à la roulette russe à cause des orages."

En tout cas, tout est paré en cas de maintien du festival : "Les artistes sont prêts d'autant que toutes leurs autres représentations ont été annulées. Vu qu'il n'y a plus que nous, on risque d'avoir de très belles têtes d'affiche", avance Paul Guillaud. Lui et les bénévoles ont tout de même dû revoir leur copie pour la programmation en ne prévoyant que des artistes 100% français. Trop risqué de faire venir des artistes européens qui pourraient être bloqués aux frontières ou ne pas pouvoir embarquer en cas de fièvre.

Si le Zion Garden ne pouvait se tenir cet été, les organisateurs promettent une édition 2021 encore plus belle célébrant à la fois la 10e édition et les 20 ans de l'association initiatrice de l'événement, le Collectif Boulega. Mais entre le report déjà annoncé à 2021 du Bagnols reggae festival et peut-être du Zion, le mois de juillet paraîtrait bien vide cette année...

Marie Meunier

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