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FAIT DU JOUR L’archéologie se dévoile pour ses Journées européennes

Le site du Cailar, un ancien comptoir de l'âge de fer (Photo Anthony Maurin).

Compte tenu du contexte sanitaire, la 11e édition des Journées de l’archéologie (JEA) ne se déroulera pas sous sa forme traditionnelle. Dans le Gard, 11 rendez-vous numériques seront organisés.

Plus qu'une simple passion, l'archéologie a un réel sens. Savoir d'où l'on vient et comment nous en sommes arrivés là où nous en sommes. Même en regardant dans un rétroviseur virtuel, l'archéologie sera mise à l'honneur ce week-end grâce à l'organisation de l'événement #Archéorama.

Coordonné par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), sous l'égide du ministère de la Culture, ce week-end patrimonial sera à ne pas manquer par les amoureux du genre. Afin de permettre à tous les acteurs de contribuer à la grande fête annuelle de l'archéologie en France et de découvrir celle-ci sous un nouveau jour au plus près de chez soi, #Archeorama ouvre donc la possibilité de créer des événements numériques et de valoriser des ressources en ligne.

Sous la piste de l'amphithéâtre de Nîmes, dans la salle cruciforme récemment fouillée, voici la fameuse structure accueillant poteaux de bois et encastrement qui devait servir de première salle des machines du premier amphithéâtre de la cité (Photo Archives  Anthony Maurin).

Pendant ces trois jours, le public pourra ainsi découvrir des sites archéologiques via des visites virtuelles ou des reconstitutions en 3D. Il pourra également rencontrer des archéologues en live sur Facebook, suivre le quotidien de chercheurs sur Twitter, visionner des podcasts, des films, des expositions virtuelles… et dans les territoires où le contexte sanitaire le permettra, visiter un site, un monument archéologique ou un musée valorisant des collections d’archéologie.

Une immersion parfois plus intense

Dans le Gard, donc, vous aurez 11 possibilités d'aiguiser votre savoir. Bellegarde, Le Cailar, Nîmes, Uzès ou encore Vergèze seront les lieux ciblés par les archéologues pour privilégier la transmission de leur savoir. Ces sites sont connus et reconnus, parfois célèbres mais ont tous quelque chose de nouveau à raconter.

En effet, une fois les fouilles achevées, les chercheurs compilent les données et les découvertes sont affinées. Paléolithique, néolithique, antiquité, Moyen-Âge... ce sont plusieurs tranches de notre histoire locale qui seront à découvrir ou à redécouvrir en toute sécurité et en prenant le temps d'entendre et de voir ce qu'il faut pour accroître ses connaissances.

Photo Norman Jardin / Objectif Gard.

Il est certain que la vie d'un chantier qui ouvre ses portes au grand public est une chose magnifique. Voir les trouvailles in situ reste un must en matière d'émotion mais à temps exceptionnels, manières exceptionnelles. Avec la technologie numérique, l'immersion est parfois meilleure, plus envoûtante, que la réalité où l'on doit être éloigné de tous ces petits et fragiles trésors.

Opérateurs publics et privés de l'archéologie, laboratoires de recherches, directions régionales des affaires culturelles, musées, associations : tous les acteurs de l'archéologie ont mis à profit la période du confinement pour concevoir ou finaliser de nouveaux outils de partage de la connaissance. Ces initiatives, estampillées #Archeorama seront mises en lumière afin d’en faire profiter le plus grand nombre.

11 rendez-vous virtuels

À Bellegarde, c'est sur le site de Piechegut que les archéologues de l'Inrap ont mis au jour une halte de chasseurs-cueilleurs de la fin du paléolithique. Ce site témoigne de contacts entre différentes populations et renseigne de façon exceptionnelle cette période jusqu'alors peu documentée.

Les fouilles vues du ciel d'une fouille à Uzès (Photo : Denis Gliksman / Inrap)

Comptoir économique très actif à l'âge du Fer, le site du Cailar prend sa place dans un système commercial constitué de diverses plaques tournantes, notamment Lattes ou Espeyran, sur le littoral méditerranéen oriental. De 2003 jusqu'à ce jour, les vestiges de plusieurs dépôts d’armes gauloises et de crânes humains formant un ensemble unique dans le midi méditerranéen, et datés du IIIe siècle avant notre ère, y ont été découverts.

Pour Nîmes, un web-documentaire sur l'amphithéâtre, deux reportages d'actualité sur le couvent médiéval des frères des Carmes et sur la plus ancienne église connue à ce jour, une promenade dans la Nemausus de l'époque, les grandes fouilles menées voilà plus de dix ans sur le boulevard Jean-Jaurès et au musée d'art contemporain Carré d'Art, un topo sur le Musée de la romanité...

À Uzès, un reportage d'actualité sur la Ucetia d'antan. Pour la première fois, les archéologues explorent la ville romaine et, parmi les découvertes remarquables, un vaste édifice antique et des pavements de mosaïques.

Enfin à Vergèze, c'est la fouille du site de Saint-Pastour nord qui a révélé des traces d'occupations humaines successives s'échelonnant depuis la Préhistoire jusqu'au Moyen-Âge. Parmi les vestiges, trois ensembles remarquables ont été mis au jour comme des monuments funéraires du Néolithique, des sépultures à incinération de l'élite gauloise et une aire d'ensilage médiévale. À vos écrans...

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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