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NÎMES Le cricket, un sport qui a de l’avenir ?

(Photo Anthony Maurin).

Batteur, lanceur, chasseur, marqueur, éliminer, signe, format... Voilà des mots plus ou moins adaptés à notre langage sportif mais qui ne sont pas souvent usités par les européens. La raison ? Ils appartiennent au lexique du cricket !

N'allez pas imaginer qu'après la corrida les insectes sont devenus la cible de dangereux tortionnaires sanguinaires et barbares. Pas du tout... Nous allons ici parler du cricket, ce sport roi en Asie. Composée de deux équipes dont les 11 membres s'affrontent avec balle et batte, la partie est vive. Savant mélange d'un lent baseball et d'une dynamique pelote basque, ici et contrairement au rugby, c'est le terrain et non le ballon qui doit être plus ou moins ovale.

(Photo Anthony Maurin).

Deuxième sport mondial en termes de licenciés, le cricket est un jeu très populaire dans les ex-pays du Commonwealth. Bien que ne se situant qu'au 40è rang mondial, la France possède une double particularité que l'on ne pourra jamais lui retirer. Première, la possible création du cricket (c'est ce qu'on peut lire sur le site de Cricket France) et une médaille d'argent Olympique. La France compte aussi trois grandes divisions et une dernière qui englobe les échelons régionaux.

Le développement du cricket à Nîmes représente une réelle opportunité pour la ville de Nîmes et le territoire gardois de se démarquer comme étant la seule ville du sud de la France à pouvoir recevoir les compétitions internationales de cricket. Nous en sommes encore loin mais seuls quatre clubs sont affiliés à la fédé dans toute l'Occitanie.

(Photo Anthony Maurin).

C’est un enjeu à saisir pour notre territoire, dans la perspective des jeux Olympiques de 2024, pour lesquels le cricket a de fortes chances d’être représenté et pour accueillir les compétitions internationales qui aujourd’hui se jouent en Espagne (où le climat permet d’accueillir toute l’année) et pourraient se jouer demain à Nîmes qui bénéficie d’un climat idéal et d’un emplacement géostratégique unique.

Aux abords du gymnase Roger Audoyer, à l'ouest de Nîmes sur un terrain de foot en sablette, arrive une équipe de choc un peu spéciale. Packs d'eau, casquettes, protections et balles de toutes les couleurs. Ici, ça parle anglais, langue native de ce sport et langue universelle pour ceux qui le pratique.

(Photo Anthony Maurin).

Sous un soleil cogneur, un des invités du jour est clair, pour Saravana, directeur sportif de France cricket., " Vous voulez jouer en équipe de France ? C'est possible ! On vous donne batte et balle et on va voir. " L'an dernier, trois débutants ont été appelé pour porter le maillot tricolore. Ici le club a un an et compte déjà 17 licenciés mais un quarantaine de joueurs viennent régulièrement pour que le projet avance.

(Photo Anthony Maurin).

Preboubalanne, le président de France cricket invité à Nîmes, espère que la France et le sud sera bientôt une terre de cricket. Pour son deuxième mandat, son idée est d'asseoir son sport dans les us et coutumes des pratiques locales. " Les jeunes sont Afghans, Pakistanais ou Bangladais. On le voit avec Pénélope qui a fondé le club et qui s'occupe des jeunes, elle fait de l'intégration par le sport et j'aime ça ! On va former ces jeunes pour qu'ils puissent enseigner leur sport dans les écoles nîmoises. Transmettre sa passion, c'est un bon moyen d'intégration et d'apprentissage du français pour eux aussi ! "

(Photo Anthony Maurin).

" C'est un challenge pour nous tous ! Nîmes a besoin d'infrastructures aux normes pour accéder aux compétitions. Ce stade, c'est déjà bien car ailleurs c'est aussi compliqué... C'est aussi pour bonifier l'implication des bénévoles pour Pénélope ! Ça se respecte un tel engagement. Je suis moi-même aussi un président bénévole et ces gens donnent l'espoir. Les jeunes afghans, pakistanais ou bangladais dont on parlait ont vécu des choses difficiles dans leur pays, ils sont venus à pieds jusqu'en France et on leur donne un peu de sourire et des objectifs " conclut le président Preboubalane.

(Photo Anthony Maurin).

Et vous savez quoi, certains ont vraiment, déjà, du potentiel au vu des yeux experts de l'ancien professionnel de cricket qu'est Preboubalane. Le but du jeu pour lui, serait que l'Occitanie passe de quatre à dix clubs dans les prochaines années. " Nous nous devons être réalistes ! Comme dans ce sport, il faut être stratégique. On arrive vite à voir le potentiel des joueurs car il faut être discipliné, ponctuel, à l'écoule... La technique vient après mais c'est surtout la passion et l'assiduité qui prévalent " ajoute le président.

(Photo Anthony Maurin).

Mais pour être bon au cricket, déjà, il faut participer aux entraînements. Une session hebdomadaire dure quatre heures. Mais on peut aussi jouer au streetcricket. À l'instar du streetbasket ou du foot de rue, les jeunes jouent sans réelles lignes au sol. On peut démarrer le cricket à l'âge de trois ans et les compétitions trois ans plus tard. Mais à Nîmes, il n'y a pas de terrain, de vrai terrain. Alors on songe à l'aérodrome de Courbessac, un endroit idéal, avec gazon ras le sol et espace quasi infini.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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