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GARD Soldes d’été : un démarrage mi-figue mi-raisin

(Photo Anthony Maurin).

Les soldes d'été, initialement prévus à partir du 24 juin, ont finalement démarré ce mercredi 15 juillet. Un report dû à la crise du coronavirus, toujours d'actualité et qui oblige les commerçants et les clients à respecter les mesures sanitaires en vigueur.

C'est dans ce contexte si particulier qu'ont débuté les soldes d'été, trois semaines après la date initiale. Un contexte qui, à Nîmes, ne semble pas avoir découragé les amateurs de shopping. "C'est un bon démarrage", se satisfait Anissa Peyret, responsable par intérim de la boutique de chaussures Bocage.

Un peu plus loin, toujours dans la rue de l'Aspic, Amy Champsat partage cet avis. "On a du monde. Mais en réalité, c'est comme ça depuis le déconfinement, lance la responsable du magasin de sous-vêtements Intimissimi. On n'est donc pas sur la frénésie des soldes. Les clients recherchent avant tout le confort."

Anissa Peyret, responsable par intérim de la boutique Bocage à Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin / Objectif Gard)

Et pourtant, ces soldes d'été démarrent très fort avec d'emblée des rabais très intéressants dans les deux boutiques, la première de -30 à -70% et la seconde -30 à -50%. "Et dans les quatre semaines à venir, ils vont être plus importants encore pour pouvoir liquider les stocks", assure Amy Champsat.

La stratégie sera la même à la boutique de prêt-à-porter Dika qui a accueilli "plus de personnes que d'habitude mais pas le monde habituel pour un premier jour de soldes", souligne Hélène. Des étiquettes -30%, -40% et -50% ont été accrochées sur les vêtements de demi-saison.

Tous ces rabais sont-ils suffisants pour faire se déplacer les foules ? Non selon Élise. La Nîmoise âgée de 48 ans n'a "pas envie de rentrer dans les magasins. Je ne veux pas prendre de risque en ce qui concerne le coronavirus."

Les rues et magasins d'Alès n'étaient pas bondés pour ce premier jour de soldes. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Les rues et magasins d'Alès n'étaient pas bondés pour ce premier jour de soldes. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Dans les rues d’Alès, on ne peut pas dire qu’il y avait foule en ce premier jour de soldes. Pourtant, les vitrines affichaient des promotions alléchantes, allant jusqu’à -40%. Certains commerçants avaient même sorti leurs articles devant leur devanture pour attirer les passants.

Mais pour l’heure, ces derniers n’ont pas été très nombreux à aller faire de bonnes affaires. La chaleur a peut-être refroidi les clients, ou bien la peur du covid-19 qui plane encore au-dessus de nos têtes. Mais les soldes ne font que commencer, laissant le temps d’en profiter jusqu’au mardi 11 août.

Florence Meseguer tient la boutique Jorice, rue de la République à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
À Bagnols, nous sommes allés rue de la République, la principale artère commerçante du centre-ville. Dans la boutique de vêtements pour hommes et femmes Jorice, la gérante, Florence Meseguer, par ailleurs présidente de l’association des commerçants, a le sourire derrière son masque. « Ce matin, c’est parti sur les chapeaux de roues, avec des belles ventes », affirme la commerçante, satisfaite de cette première journée de soldes d’été.
Florence Meseguer estime que « les gens ne vont pas partir en vacances, mais ils vont se faire plaisir différemment. » D’autant que ces soldes interviennent alors que la boutique « a bien travaillé en mai et juin », souligne la gérante. Résultat : les stocks sont limités et les réductions aussi : - 20 à - 30 % pour commencer. 
Dans la même rue, direction une boutique de chaussures. Ici, « c’est mitigé » pour le démarrage, « mais il faudra attendre la fin de la première semaine pour voir la tendance », estime notre commerçante, qui n’a pas souhaité voir son nom apparaître dans cet article. Toutefois, si elle salue la décision du Gouvernement de reculer la date des soldes, elle dénonce un certain déclassement des soldes : « Entre les ventes privées, les promotions et internet, les gens n’ont plus la notion du vrai prix des choses. » 
Nos deux commerçantes, si elles connaissent un démarrage différent côté ventes, font en revanche face à la même situation concernant les masques et les gestes barrières, malgré le fait qu’à l’entrée des boutiques il est demandé aux clients de mettre leur masque et de se désinfecter les mains. « Les quinze premiers jours ça allait, mais depuis, le port du masque, c’est compliqué », affirme notre vendeuse de chaussures. Florence Meseguer a même vu ce matin dans son magasin « des clients qui se sont disputés car l’un d’entre eux ne portait pas de masque » et attend avec impatience l’entrée en vigueur de l’obligation du port du masque dans les lieux publics. Ce sera à mi-soldes, le 1er août.
Élodie Boschet, Thierry Allard et Stéphanie Marin 

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