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FAIT DU JOUR Tous les chemins mènent à Nîmes… et à son clair de lune

La Maison carrée pour finir le parcours (Photo Anthony Maurin).

Tous les chemins mènent à Nîmes. C'est une annonce de l'office de tourisme et cela paraît complètement rationnel quand on se penche sur la question. L'OT organise cet été des balades qui affichent tous les styles et toutes les particularités de la cité des Antonin mais nous avons participé à une balade au clair de lune.

Richard Borhinger l'a bien compris : c'est beau une ville la nuit. Imaginez un peu la ville de Nîmes, déjà belle de jour et qui devient une belle de nuit. N'imaginez plus, vivez l'expérience. Rendez-vous est pris devant l'OT à 21h (8 euros par personne) pour une déambulation de près de deux heures à la fraîche !

Rendez-vous devant l'office de tourisme de Nîmes à 21h (Photo Anthony Maurin).

Sophie sera notre guide. Elle aussi est heureuse de faire la balade sans les rayons ardents d'un soleil plus cogneur que jamais. Après un bonsoir collectif, la guide nous équipe de chuchoteur et d'écouteurs individuels. Covid-19, masque obligatoire, distanciation à respecter... Les règles sanitaires sont rappelées. Sont-elles écoutées et respectées à la lettre ? Pas sûr.

Départ du groupe vers le Parvis (Photo Anthony Maurin).

" C'est une visite phare de l'été, à la fraîche même si les températures sont encore tropicales, avoue Sophie. Au crépuscule, Nîmes est magique, la balade est très agréable. C'est une visite généraliste et vous pouvez approfondir les choses avec d'autres visites. les Nîmois aussi peuvent ainsi découvrir leur propre ville en d'autres circonstances. "  Départ de l'OT, en face des arènes restaurées. Sophie explique le chantier et ses lenteurs mais aussi met en perspective un monument unique en son genre et préservé mieux qu'ailleurs.

Les explications de Sophie, la guide (Photo Anthony Maurin).

Après une brève histoire de la ville, Sophie, qui a dû s'occuper de prendre micro, écouteurs et tout le reste a oublié... le plan de Nîmes. Qu'à cela ne tienne, une participante lui en donne un (et pour la blague lui demande cinq euros). Nous sommes sur le Parvis des arènes, bétonné. Au sol, une ligne lumineuse symbolise l'antique rempart de Nemausus.

La fontaine Pradier sur l'Esplanade (Photo Anthony Maurin).

Dans notre groupe d'une trentaine de participants, des jeunes, des seniors, des familles, des couples, des solitaires... Un sacré mélange, sage et discipliné. Revenons à nôtre balade nocturne. Tout y passe. De la source et la création de la première ville à ses 300 jours d'ensoleillement par an pour 850 mm d'eau de pluie annuelle, Nîmes est vue sous toutes ses coutures.

Au fond, la gare (Photo Anthony Maurin).

Le groupe ne comporte pas d'étrangers mais des touristes locaux et français. Sophie est ravie des questions que l'auditoire peut lui poser à tout moment. Elle incite à l'échange, à la discussion. La curiosité n'est pas un défaut. Elle entraîne le groupe vers de nouveaux horizons.

La rue Régale (Photo Anthony Maurin).

Plus loin, l'Esplanade, la gare et leur trait d'union, l'avenue Feuchères avec pour fond de toile, la majestueuse Tour Magne pointant son doigt vers le ciel nocturne. Ici, la fontaine Pradier fait son effet. L'allégorie de la ville, coiffée de la Maison carrée, de l'ancien théâtre, des arènes et du palais de justice surplombe les quatre cours d'eau qui ont fait Nîmes (Gardon, Rhône, Eure et la source Nemausa).

La Place du Marché (Photo Anthony Maurin).

Passons à la rue Régale et au secteur plutôt médiéval de la visite guidée. Le secteur sauvegardé, mise en place en 1988, a permis de soutenir les Nîmois dans les travaux d'embellissement de leur façade. Sur la place de la Mairie, on retrouve les armes de la ville, la palme et le crocodile. Les explications de Sophie surprennent quelques visiteurs. L'auditoire est absorbé. On parle aussi de la trésorerie royale, du jacquemart, des cadrans solaires...

La Place de l'Hôtel de ville (Photo Anthony Maurin).

Rue des Marchands, on passe devant des bâtisses aussi âgées que le commerce florissant nîmois mais on évoque surtout le commerce de l'époque. Place aux Herbes, la cathédrale et son fronton sont détaillés. L'anecdote de la destruction de la belle porte voûtée pour que le cortège de la fille de Louis XVI, Marie-Thérèse de France, puisse passer, outre l'assemblée. La place est vidée de tout contenu laissant notre petit groupe aller et venir au gré de ses envies.

Rue de la Trésorerie (Photo Anthony Maurin).

Ici, on parle aussi des herbes. Celles qui servaient à faire la soupe et que les Nîmois venaient acheter ici, non loin du marché aux viandes et celui aux poissons. Mais tout cela, c'était avant les halles ! Avant d'en parler, passons par la Place de l'Horloge. On y voit un vestige (corniche) de l'ancien Hôtel de ville.

Rue des Marchands (Photo Anthony Maurin).

" Pour les halles, si l'emballage n'est pas forcément beau, c'est l'intérieur qui compte ! " On file à la Maison carrée pour finir ce rendez-vous nocturne. " C'est le point d'orgue, nous sommes au coeur de la ville actuelle, de la ville romaine et en bordure de la ville médiévale. Le niveau romain est celui que vous avez face à la Maison carrée, au niveau des marche qui descendent en contrebas. "

Place aux Herbes (Photo Anthony Maurin).

La curie, le forum et son portique à colonnes, les fonctions du temple à travers le temps : tout, vous saurez tout sur le joyau nîmois, la pièce de choix que la cité des Antonin veut faire briller pour décrocher l'Unesco, le temple romain le mieux conservé au monde.

Place de l'Horloge (Photo Anthony Maurin).

Si cette balade vaut le détour par ses histoires et la richesse du partage des guides, elle souligne un défaut bien nîmois. On pouvait s'attendre à une visite où les lumières seraient choisies, parfaites et qui mettraient en valeur ville et monuments. Cela n'est pas toujours le cas mais la faute en incombe à la municipalité qui, depuis des années, multiplie les types d'éclairages et leur intensité. Dommage car Nîmes mérite tellement mieux !

Explications sur une spécialité bien nîmoise mais que l'on retrouve partout en Méditerranée : la brandade (Photo Anthony Maurin).

Pour réserver votre Nîmes au claire de lune, c'est ici. La gratuité est accordée aux enfants de moins de 10 ans accompagnés d'un adulte participant à la visite. Les étudiants, chômeurs, handicapés, enfants de 11 à 16 ans, les habitants de Nîmes et les groupes bénéficient du tarif réduit. Un justificatif vous sera demandé.

Le temple romain le mieux conservé au monde, meilleur atout du dossier nîmois pour l'obtention du label Unesco (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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