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TOROS Vers un nouveau modèle économique ?

L'Union des Villes Taurines de France propose une issue économique qui serait durable.

L'indulto de Tomas à Nîmes lors de son solo le 16 septembre 2012 (Photo Archives Anthony Maurin).

L'UVTF met en place un modèle économique durable et solidaire pour préserver l'avenir de la tauromachie en France. Voici peut-être, dans sa totalité, la recette du succès...

L'UVTF a communiqué aux organisations professionnelles du secteur la feuille de route détaillant les prochaines étapes du processus engagé dès le mois de janvier afin de garantir la pérennité de la tauromachie en France par la mise en place d'un modèle économique durable et solidaire, dans l'intérêt des aficionados et des professionnels.

Rappel de l'historique... Le 21 janvier dernier, faisant suite aux inquiétudes de certains organisateurs français quant à la viabilité économique des spectacles taurins dans leurs arènes, le bureau de l’UVTF a décidé de mettre en place un projet de " transmission solidaire ".

Le 7 mars celui-ci a été présenté aux éleveurs français lors de leur assemblée générale tenue à Arles et à l’ensemble des villes et organisateurs par circulaire. Début février, après qu’il soit apparu que la temporada 2020 serait gravement compromise, voire peut-être la prochaine, par les conséquences de la Covid-19, l’UVTF avait jugé indispensable d’élaborer un modèle économique français destiné à assurer l’avenir à long terme de la tauromachie dans notre pays.

Le paseo de la corrida goyesque d'Arles en 2019 (Photo Archives Anthony Maurin).

Le 8 avril, l’avant projet élaboré en interne a été détaillé lors du bureau tenu en téléconférence durant le confinement. Le 2 juin, le bureau tenu à La Brède a validé ces dispositions. Le 10 juin, ce projet a été adopté à l’unanimité lors du conseil d'administration tenu à Toulouse (le programme de transmission solidaire et la poursuite des consultations avec les partenaires ont aussi validé).

Durant l'été, en concertation avec les représentants des organisateurs et des toreros, un avant-projet de " convention collective du spectacle vivant tauromachique " a été élaboré afin de servir de base au modèle durable et solidaire qu'il s'agit d'implanter.

Des mesures concrètes pour répondre à un contexte anxiogène

La crise sanitaire actuelle aura des conséquences à court et moyen termes dont nul ne peut prédire l’ampleur au niveau de la perte d’affluence que devront supporter tous les spectacles vivants jusqu’à éradication complète du virus, -20, -25, -30 voire - 40% ?

Face à cette incertitude, l'UVTF estime nécessaire, dans l'intérêt des arènes françaises, des aficionados, des professionnels et de la culture taurine, d'implanter un nouveau modèle économique permettant d’atteindre trois objectifs prioritaires qui sont les suivants.

Adapter l'offre à la demande pour garantir l'équilibre financier et préserver l'emploi, oganiser l’avenir de la filière tout en allégeant le coût des spectacles de formation, et, enfin, faciliter la relève générationnelle en diversifiant la programmation.

L'an dernier à Alès (Photo Archives Anthony Maurin).

Ce nouveau modèle offrirait trois avantages. Celui de renforcer la défense de la tauromachie reconnue comme spectacle vivant. L'obtention pour les toreros français de la qualification de métier à risque et la rationalisation de la couverture sociale des toreros étrangers (ainsi que celui des employeurs français) dans leur intérêt.

Mettre en place l'économie du prochain quart de siècle et assurer l'avenir de la tauromachie

En septembre, diverses réunions auront lieu avec les partenaires français afin de finaliser la cette convention. En octobre, sa ratification sera proposée aux organisations professionnelles espagnoles, l'UVTF apportant quant à elle les modifications pertinentes dans son règlement.

Enfin et en novembre, les organisateurs français pourront débuter la programmation de leurs ferias 2021 sur de nouvelles bases susceptibles de compenser la perte d'affluence possible dans leurs arènes consécutive à l'incertitude de la crise sanitaire.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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