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NÎMES EN FERIA Les pionniers de la tauromachie honorés

Christian Le Sur a reçu la médaille de l'Association française des aficionados practicos.

À gauche, Christian Le Sur reçoit des mains du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, la médaille de l'AFAP et des pionniers de la tauromachie (Photo Anthony Maurin).

Tout a débuté voilà bien longtemps mais Nîmes et l'AFAP se remémorent les pionniers de la tauromachie chaque année là où tout a commencé. Plutôt là où tout a recommencé, au Mont Margarot.

C'est au lavoir du puits Couchoux, au pied du Mont Margarot, que sont aujourd'hui honorés les pionniers de la seconde génération de la tauromachie française. Cette année, c'est le matador Christian Le Sur, qui est aussi le directeur du Centre français de tauromachie, qui a reçu la médaille de l'Association française des aficionados practicos sous les yeux du parrain d'honneur de cette manifestation, Alain Montcouquiol alias Nimeño.

" Nous remettons la 17èe médaille et je suis content de le faire dans un contexte si particulier, explique Hervé Galtier, président de l'AFAP. Grâce à la volonté politique des élus et à celle de Simon Casas, nous aurons des toros et des festivités à Nîmes ce week-end. Tout ce qui fait coeur, âme et corps d'une feria sera là ! "

Discussion entre Daniel-Jean Valade, vice-président de Nîmes métropole, et le primé Christian Le Sur (Photo Anthony Maurin).

Remontons le temps pour connaître le palmarès. En 2007, la médaille est créée par l'artiste nîmois Michel Gilles, décédé depuis, en compagnie du sculpteur Tali (20 médailles sont créées). En 2008, c'est donc Alain Montcouquiol qui a reçu la première médaille.

Dans la foulée, Robert Blancou, Juan Pedro Domecq, Jean-Paul Fournier, la veuve d'Armand Pellier, Simon Casas et la famille Jalabert, Chinito et Jacques Durand, Nicole Lutchmaya " La India ", le club taurin Chicuelo II, Roland Massabuau, l'association des éleveurs français de toros de combat en la personne du président Patrick Laugier, Jaquito (décédé en 1982), Denis Loré en 2019 et, en cette année un peu spéciale, Christian Le Sur.

Dans un souci de pédagogie, Christian Le Sur a sorti l'an dernier un beau livre nommé " Cours de tauromachie ". Lui qui, en classe de CM2, a été piqué par la curiosité taurine a continué dans cette voie et s'est forgé sa propre histoire à travers la sienne. Au lycée avec un certain Simon Casas, il a par la suite pris son alternative en 1978 à l'heure où la Feria des Vendanges n'existait pas encore. Eh oui, elle fête ses 40 ans cette année !

Christian Le Sur, Jean-Paul Fournier et deux membres des Aficionados practicos en les personnes d'Hervé Galtier et de Jean-Pierre Crudo (Photo Anthony Maurin).

" Né à Nîmes le même mois que moi en 1947, Christian est le dixième matador de toros français, détaille Jean-Pierre Crudo de l'AFAP. Il a toréé pour la première fois en public pour Pentecôte à Marguerittes en 1966 et a tué son premier toro l'année suivante. Le 8 mai 1977, il torée sa première novillada à Saint-Gilles puis a pris l'alternative en 1978 avant de créer, en 1983, le CFT avec Jean Bousquet et Jean Lafont. Le CFT a depuis vu une vingtaine de ses membres prendre l'alternative. "

La création du Centre français de tauromachie est de son fait et il continue la formation des jeunes pépites du territoire en leur permettant de vivre leurs rêves à leur tour. L'ancien maestro qui a pris l'alternative puis qui a décidé de mettre un terme à sa carrière (comme Simon Casas d'ailleurs) n'en a pas fini avec le monde des toros pour autant. En effet, le CFT a vu plus de 1 000 inscriptions en plus de 37 ans d'existence. Parmi tous les médaillés déjà honorés Christian Le Sur en a côtoyé beaucoup, tous en réalité.

Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, présent pour l'occasion le dit lui-même : " Je suis ravi d'être ici pour rendre hommage aux pionniers de la tauromachie française. Christian a formé de nombreux jeunes et c'est un moment important qui aurait dû avoir lieu à Pentecôte mais j'ai souhaité organiser la seule feria française avec cinq corridas dont la première rend déjà hommage à la France. On ne peut que s'en réjouir car nous sommes tenus à 4 000 places mises à la vente ce qui devrait suffire pour les aficionados nîmois. "

(Photo Anthony Maurin).

Le mot de la fin est allé au médaillé du jour, Christian Le Sur. " Je suis très ému et reconnaissant et ces venues officielles me touchent. Mon âge m'autorise à dire que je suis un vieux de la tauromachie ! Ma vie a toujours été mue par l'aficion même si j'ai commencé par raseter... C'est à cause ou grâce à Simon Casas que je me suis lancé dans la tauromachie espagnole. Pendant 27 ans j'ai présidé le CFT entouré par des aficionados et la machine est en place. Des matadors m'assistent et pour en revenir à ce livre, c'est plus qu'une oeuvre littéraire ! Lors de chaque séance hivernale je fais un cours théorique aux jeunes. J'ai par la suite décidé d'éditer ce cours. Merci à tous d'être là, ça me touche et merci à Alain Montcouquiol d'être venu ! "

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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