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ALÈS Éric Juvin, secrétaire général du RCC : « Il faut qu’on arrive à s’asseoir en Fédérale 3 »

Demain dans l'Hérault, le Racing Club Cévenol entame enfin sa saison qui marque le retour du club en fédérale 3. À la veille de ce déplacement périlleux à Palavas, favori de la poule, Éric Juvin, secrétaire général du RCC évoque les projets de son club, au cœur d’une saison inédite.

Les joueurs du RCC à la touche lors des finales Occitanie organisées à Castelnaudary le 5 septembre dernier. (Photo Richard Portes / DR)

Il y a d’abord eu le report du match d’ouverture en raison de quatre cas de coronavirus détectés au sein de l’équipe adverse (le Racing Club Cévenol devait accueillir le Puy-en-Velay dimanche dernier), puis une sérieuse alerte en début de semaine lorsque deux joueurs du RCC ont été à leur tour testés positifs, obligeant l’ensemble du groupe à subir un test PCR. Mais puisqu’aucun autre joueur n’a contracté le virus, les Alésiens, de retour en Fédérale 3, retrouveront l’odeur du camphre, les bruits des crampons qui se brisent sur le carrelage, à l'occasion d'un vrai match, six mois après la dernière rencontre officielle. À la veille de ce déplacement périlleux à Palavas, le favori de la poule, Éric Juvin, secrétaire général du RCC évoque les projets de son club, au cœur d’une saison inédite.

Objectif Gard : Éric, quel est le protocolaire sanitaire propre au rugby amateur ? 

Éric Juvin : Nous ne sommes pas soumis aux mêmes règles que le rugby professionnel. En ce qui nous concerne, tant que nous n’avons pas un cas de covid avéré dans le groupe, nous ne sommes pas obligés de tester tout le monde. En revanche, dans le cas contraire, l’Agence régionale de santé peut demander que l’ensemble de l’effectif soit testé. C’est ce qui s’est passé pour nous. À partir de quatre cas dans l’effectif, le match est reporté. C’est le règlement de la Ligue Occitanie.

Une telle pandémie a nécessairement un impact sur les finances du club...

Exactement ! Cette problématique sanitaire a occasionné l’annulation d’événements importants pour le club dont la traditionnelle Féria d’Alès où l’on tient habituellement une bodéga. Idem pour notre journée partenaires du 27 septembre annulée car la cellule covid de la mairie d’Alès qui n’était pas d’accord pour qu’on mette 400 personnes sous un chapiteau. Rien qu’avec ça, on a 25 000 € qui sont partis en fumée. Le budget a donc été revu à la baisse.

Malgré tout, le club se lance dans la saison 2020/2021 avec des idées ambitieuses...

On a maintenu notre projet d’engager deux apprentis dont un qui fait un DJEPS (Diplôme d'état jeunesse, éducation populaire et sport) en animation sociale et qui sera chargé de développer le rugby dans les quartiers et dans des territoires où nous ne sommes pas présents aujourd’hui tels que La Grand-Combe ou Anduze. Un autre apprenti qui fait une formation en management du sport et qui devra s’occuper de la partie communication et du rapport aux associations. Le site internet du club va être mis en marche et il faudra le faire vivre. On a donc désormais quatre salariés avec une secrétaire à temps partiel et un jeune qui est en DJEPS Rugby à Montpellier.

Y a-t-il d'autres projets dans le viseur du club ?

Oui, comme celui de créer une émulation autour du rugby féminin. Toutes les filles qui veulent jouer au rugby sont obligées de partir sur Nîmes ou Marguerittes. Ça fait un peu loin. On doit arriver à créer quelque chose dans le nord du département. Le RCC ne va pas lancer une équipe de rugby féminin à lui seul. Si on tente quelque chose ce sera avec d’autres clubs, peut-être Bagnols ou Uzès, car aujourd’hui le règlement, très ouvert, permet les fusions entre une multitude de clubs. Ensuite il y a le rugby adapté. On a déjà travaillé avec les instituts médico-éducatifs et les instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques d’Alès et des alentours. On a l’agrément sport adapté. Le but est de lancer un rendez-vous hebdomadaire au stade de la Montée de Silhol, certainement le jeudi.

Toutes ces évolutions sont nécessaires après cette remontée en Fédérale 3 ?

Honnêtement je pense que sur l’échiquier départemental, pour Alès, sous-préfecture, la deuxième plus grande ville du Gard et la cinquième agglomération de l’Occitanie, ne pas avoir un club de rugby au niveau fédéral n’aurait pas été très valorisant. Je ne dis pas qu'on va jouer la montée en Fédérale 2, mais il faut qu'on arrive à s'asseoir en Fédérale 3.

Propos recueillis par Corentin Migoule

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