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VILLENEUVE-LEZ-AVIGNON La chapelle Notre-Dame des sept douleurs ouvre ses portes au public

C'est la première fois que la chapelle Notre-Dame-des-sept-douleurs accueille un événement culturel depuis sa restauration. Sept artistes-plasticiens de l'association Les Rencontres d'Aubergine ont investi le lieu, et ce, jusqu'au 25 septembre. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Ce vendredi 18 septembre, artistes, élus et visiteurs se sont réunis à la chapelle Notre-Dame des sept douleurs, avenue Pierre-Semard. Entièrement rénové en 2019, cet édifice a maintenant pour vocation de devenir un lieu à part entière de la vie culturelle et associative villeneuvoise.

Et ça commence dès ce week-end. À l'occasion des journées européennes du patrimoine, les murs de la chapelle se sont parés de sept productions de sept artistes-plasticiens. Chiffre pas choisi au hasard vous l'imaginez bien. Tous les exposants sont fédérés par l'association Les Rencontres d'Aubergine, qui a imaginé cette manifestation en concertation avec la Ville. Les œuvres présentées ont été produites spécifiquement pour le lieu. Sans dénoter dans ce petit écrin de patrimoine. "Chacun a travaillé sur le thème de la douleur, est allé chercher au plus profond de soi", indique la présidente et artiste de l'association, Éléonore Dadoit-Cousin. Ce qui donne le thème de l'exposition "Sept artistes, cette douleur", qui restera installée jusqu'au 25 septembre.

Parmi les artistes, il y a des locaux notamment Marina Arena, Isa Papasian, Marie Jeanselme de Montfavet, Sophie Mangin d'Avignon. Deux sont venus de plus loin : Michèle Mascherpa habite Saint-Raphaël et Pascal Renard Hyères-les-Palmiers.

C'est donc la première fois qu'un événement culturel se tient dans ce lieu qui a traversé les âges, témoin silencieux de l'histoire. Datant probablement du XVIIe siècle, la chapelle Notre-Dame des sept douleurs "était située sur un chemin rural, fréquenté par les carriers qui transportaient la pierre des carrières de Carles à Avignon. Elle a fait l'objet de nombreux pèlerinages et de dévotions", rappelle Pascal Crépin, conseiller municipal au patrimoine. La municipalité acquit la petite chapelle à la fin du XIXe siècle, dans le but de la restaurer. Mais ce ne sera qu'en 2019 que des travaux seront finalement lancés.

Les travaux de la chapelle Notre-Dame-des-sept-douleurs ont duré toute l'année 2019 et ont coûté environ 100 000 €. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Environ 100 000 € ont été nécessaires (financés à 25% par la Région) pour redonner ses lettres de noblesse à cette petite chapelle constituée d'une seule nef rectangulaire de 35m². "Les travaux réalisés en 2019 ont permis de mettre en relief ses qualités architecturales, comme la toiture en lauzes, les deux pilastres d'ordre toscan qui encadrent la porte avec son fronton curviligne", développe Pascal Crépin. Notre-Dame-des-sept-douleurs fait partie d'un ensemble d'une dizaine de chapelles conservées sur le territoire communal. La volonté municipale est de préserver ce patrimoine. La maire, Pascale Bories, évoquait d'ailleurs la restauration de "l'espace Saint-Pons, la Collégiale, les Pénitents gris où il reste quelques petites choses à faire..."

Marie Meunier

Exposition des sept artistes visible les samedi 19 et dimanche 20 septembre de 9 à 18h. Entrée libre et gratuite. 

La compagnie "L'atelier des rocailles" fera une représentation de son spectacle "Monologue yeux dans les yeux" à l'extérieur le samedi à 17h.

Concert de flûtes par les élèves et professeurs de l’école de musique Yves-Marie Bruel, dans le jardin public de la chapelle. Samedi 19 à 11h. Sans réservation.

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