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BAGNOLS/CÈZE L’unité covid rouvre au centre hospitalier

Le directeur du Centre hospitalier de Bagnols Jean-Philippe Sajus (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le directeur du Centre hospitalier de Bagnols, Jean-Philippe Sajus (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Pendant trois mois, le centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze n'avait pas pris en charge de patients covid. L'accalmie n'a duré qu'un temps, le nombre de cas est progressivement remonté. La direction a finalement décidé de rouvrir une unité dédiée covid ce mardi 22 septembre.

De moindre ampleur que l'unité covid du début de l'épidémie tout de même, elle comprend une dizaine de lits et peut monter à une capacité de 15 si c'est nécessaire. Une partie du service de chirurgie ambulatoire a été déplacée en chirurgie complète pour pouvoir libérer l'espace nécessaire. En revanche, le centre hospitalier a perdu son autorisation à accueillir des patients en réanimation depuis le 27 juillet.

Aujourd'hui, cinq patients sont pris en charge dans cette unité. Il y en avait six il y a quelques jours. Ce sont essentiellement des personnes âgées, contrairement à il y a quelques mois où des patients de 35-45 ans avaient aussi été admis. "On a vu une augmentation des cas et le Gard a vite été ciblé. On avait gardé trois lits en service de médecine mais on a vu que ça ne suffisait plus", explique Jean-Philippe Sajus, directeur du centre hospitalier.

Qui dit réorganisation des services, dit réorganisation des effectifs. Par cycle de 12h, une infirmière et une aide-soignante se relayent pour assurer une présence permanente auprès des malades. Le personnel affecté à cette unité n'est pas mobilisé dans les autres services pour éviter tout risque de contamination.

"On n'est pas loin de déclarer l'hôpital en sous-tension"

Pour Jean-Philippe Sajus et l'ensemble de la direction, il semble impensable de reporter ou déprogrammer des prises en charge pour d'autres pathologies à cause du covid comme ça avait pu être le cas au début de la crise sanitaire. Alors, le personnel soignant est fortement engagé : "On a mobilisé les remplaçants, l'IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) pour les aides-soignants. On fait appel à l'intérim même si ça reste compliqué car chaque établissement fait la même démarche en parallèle. [...] On n'est pas loin de déclarer l'hôpital en sous-tension", atteste le directeur.

À ce reflux de cas covid, s'ajoute un autre phénomène : les patients hors covid augmentent aussi. Le service des urgences connaît une grande fréquentation, jamais vue pour un mois de septembre. Peut-être une conséquence de pathologies laissées en suspens pendant le confinement, les patients ayant peur de se rendre à l'hôpital ou ne voulant pas surcharger davantage les soignants. Du coup : "On ne peut pas le chiffrer mais il y a sûrement un effet de compensation", suppose Jean-Philippe Sajus.

Le centre hospitalier continue de limiter les visites de 13h à 19h, avec deux personnes maximum à chaque fois. Même dispositif à l'Ehpad Les 7 sources. Et le directeur insiste : le port du masque est obligatoire, même une fois dans la chambre. "On est ultra vigilants quant aux réfractaires du masque. On n'exposera pas nos résidents et nos agents aux personnes qui ne veulent pas faire l'effort. C'est pour ça qu'on a encore renforcé la présence aux 7 sources avec quelqu'un à l'entrée qui veille le week-end", détaille le directeur.

Plus aucun cas de covid-19 aux 7 sources

Rappelez-vous, plusieurs cas de patients positifs au virus avaient été recensés au sein de l'unité de soins longue durée de cet établissement. Sept patients étaient décédés des suites du covid-19. Aujourd'hui, il n'y a plus aucun cas aux 7 sources. Et tout est mis en œuvre pour que jamais une telle situation se reproduise : "N'enlevez pas vos masques, ne touchez pas vos proches. On coupe la dimension affective de la relation, c'est sûr, mais en dehors des visites, le patient a une vie collective. Il mange avec les autres patients et il ne doit en aucun cas les contaminer." Appel au civisme et au respect des règles et des agents donc !

Dès qu'il y a suspicion, le personnel soignant est aussi testé et isolé le temps du résultat pour ne prendre aucun risque. Comment Jean-Philippe Sajus voit-il l'avenir ? Difficile de dire sans boule de cristal : "On travaille semaine après semaine. On est toujours attentifs à la lecture des indicateurs. On est en contact régulier avec l'ARS (Agence régionale de santé). On espère que le test salivaire sera rapidement mis au point pour faciliter l'organisation avec un résultat rapide."

Marie Meunier

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