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ÉDITORIAL Après les Sénatoriales, la Gauche a « la gueule de Bouad »

Le candidat et président du Conseil départemental, Denis Bouad, sur le parking de la préfecture avant l'annonce des résultats des élections sénatoriales, ce dimanche (Photo : Coralie Mollaret)

Au lendemain des Sénatoriales, la Gauche a la gueule de bois. « La gueule de Bouad », diront les plus zélés. Dimanche, le président du Conseil départemental et tête de liste « Le Gard passionnément », Denis Bouad, a sauvé les meubles. Il a conservé le siège de sénateur qui restait à la Gauche dans le Gard. L’heure n’est toutefois pas à la fête. À l’hôtel Mouret, pas question de sortir le champagne, ni les cotillons. De ce scrutin, Denis Bouad espérait plus. Ce plus, c’est l’élection de sa colistière, Carole Bergeri. Élue en 2015 au Département, en 2014 à la mairie de Saint-Marcel-de-Careiret, la quadragénaire incarne le renouveau politique.

Au-delà de ce siège manqué, le résultat de Denis Bouad pose question. Sur le papier, les planètes étaient presque alignées. Président du Département, l’édile entretient des relations privilégiées avec les élus municipaux, les grands électeurs. Depuis cinq ans, sa collectivité a sorti le chéquier pour financer leurs projets. Une fois n’est pas coutume, le socialiste a même réussi à rallier à lui communistes, écologistes, radicaux de Gauche. Une prouesse, quand le secrétaire départemental du Parti communiste français, Vincent Bouget, assurait quelques semaines avant le vote ne pas être « le porteur d’eau » du PS. Alors, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Sa désinvolture sur sa candidature lui a certainement porté préjudice. Normal, le socialiste n’a jamais vraiment voulu être sénateur. Son entrée en campagne tardive, sa candidature mal préparée et surtout un adversaire qu'il a sous-estimé : Alexandre Pissas. En s’émancipant des règles de son parti, Denis Bouad a condamné son rival à la dissidence. Le résultat de dimanche ne prédit toutefois pas celui des Départementales. Si Denis Bouad entend conserver le Gard, il doit se nourrir de cette expérience. Il pourraitt même avoir une nouvelle chance d'envoyer sa colistière rajeunir les bancs du Palais du Luxembourg.

Coralie Mollaret

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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