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COUR D’ASSISES Perpétuité pour l’ancien policier coupable de l’assassinat de sa compagne

Palais de justice Nîmes 8-9-2020 (photo Norman Jardin)

Il est sanctionné par la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.

Le verdict est tombé jeudi soir à 22h15. Jean-Régis Julien est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans.

Les jurés sont allés au-delà des réquisitions de l’avocat général qui avait réclamé un peu plus tôt, 30 ans de réclusion avec 20 ans de peine de sûreté. L’accusé se voit retirer la totalité de son autorité parentale

"L'avenir d'un petit garçon, Mathis, ne doit pas se jouer dans les calculs de remises de peine", avait affirmé dans son réquisitoire l’avocat général Hervé Poinot.

L'accusé a tué son ex-compagne et mère de son enfant le 27 février 2016, en lui tirant trois balles dans la tête. Des faits survenus sur la rocade d'Alès et en présence de leur enfant commun, Mathis, alors âgé de 2 ans.

"C'est la triste chronique d'une mort annoncée, celle de Carine à peine 25 ans, une maman d'un garçon de 3 ans", résume en débutant ses réquisitions l'avocat général Hervé Poinot. "Carine elle était gentille, elle arrangeait tout le monde. Non elle n'était pas malfaisante et non monsieur Jean Régis Julien n'est pas une victime", recadre au bout de quatre jours de débats le représentant du parquet général de Nîmes qui estime que la préméditation de l’acte a été dessinée par celui qui était policier au commissariat de Bagnols-sur-Cèze au moment des faits.

Une préméditation qu’essaie de battre en brèche les avocats de la défense. « On est dans tout sauf dans l’organisation d’un crime, on est plutôt dans l’improvisation totale. Le jour du drame lorsqu’il croise Carine il ne réfléchit pas, pour lui à ce moment-là elle va voir son nouveau petit ami et cette idée lui est insupportable », souligne le pénaliste parisien. « A quoi bon noircir le tableau, à quoi bon s’acharner sur la préméditation il risque la même peine », poursuit le conseil de l’accusé. Ce dernier prend la parole avant le délibéré, en s’adressant à la famille de Carine. « Je vous demande pardon du fond de mon coeur. Je voulais remercier Christelle ( ndlr :la sœur de la victime qui s’occupe maintenant de Mathis, le petit garçon de la victime et de l’accusé) pour ce qu’elle fait pour Mathis... Je pense tous les jours, tout le temps à lui. Aucune peine ne remplacera la douleur que vous avez », avait ajouté l’accusé qui est parti ce jeudi soir pour de très longues années de détention.

Boris De la Cruz

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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