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ÉDITORIAL Ne pas se tromper de cible…

(Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Après avoir été Charlie, touchée en plein coeur par le drame absolu du lâche assassinat d'un enseignant d'histoire-géo, ce week-end la France s'est réveillée Samuel. Avec les mêmes larmes aux yeux, la même gueule de bois, le même goût amer dans la bouche et la nausée qui vous soulève les tripes. Passés les premiers émois, à l'heure de distribuer les responsabilités et de rechercher les coupables, c'est maintenant la colère qui sourd. Et le bruit qu'elle fait en enflant n'a rien de rassurant. Entendre des responsables politiques de premier plan utiliser le vocable de "guerre" n'a rien d'anodin. Le feu couve sous la cendre. Et dans une société déjà fragilisée par la pandémie de coronavirus, où l'équilibre social est de plus en plus précaire et où chacun se tourne naturellement vers les siens, le risque est bien réel de voir resurgir les vieux démons du séparatisme et du communautarisme. Il ne faudrait pas que cette "guerre" que d'aucuns voudraient engager ne finisse rapidement par dresser des Français contre d'autres Français en raison de leur religion. Après avoir rappelé les principes non négociables de la laïcité, de la liberté de la presse - et celle plus générale de s'exprimer - la Nation française une et indivisible devra tirer les leçons de l'Histoire car qu'on les appellent génocide, pogrom, massacre ou tuerie collective, on sait comment commencent ces guerres. On sait surtout comment elles se terminent. Ça, Samuel Paty vous l'aurait bien mieux expliqué que moi...

Philippe GAVILLET de PENEY

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

2 réactions sur “ÉDITORIAL Ne pas se tromper de cible…”

  1. Je résume: » ha pas beau le terrorisme, ha pas beau la guerre »
    Parfait exemple d’esprit munichois.
    Refuser de parler de guerre quand on domine un adversaire est noble.
    Refuser de parler de guerre quand on mitraille, égorge et décapite dans nos rues est abjecte .
    Vos incantations bien-pensantes sont de celles qu’on nous ressasse depuis cinq ans. Pour quel résultat? Un ennemi enhardi par ce qu’il perçoit comme de la mollesse et de la lâcheté. En aucun cas comme de la générosité et de la bonne volonté.
    Vous parlez d’Histoire? Et bien on sait aussi où finissent les lâches renoncement. Le dernier a faillit mené à la disparition de la France. Réfléchissez avant de faire partie des artisans du prochain.

  2. Oui, nous sommes en guerre, une guerre dont on cache le nom, une guerre larvée ou froide mais une guerre qui fait des victimes. Ici un professeur, là un entrepreneur et puis des écoliers, des dessinateurs, des policiers, des militaires…une guerre avec un ennemi identifié, qui revendique son identité et entend l’imposer. Islamo-fascisme, islam radical, islamisme, islam politique…peu importe. Cet ennemi prolifère au sein de notre société. Il l’utilise, il l’a gangrène.
    Lorsque un ennemi vous déclare la guerre, l’on ne peut que la faire, en se donnant les moyens de la gagner. Nous savons que le temps est un facteur essentiel, ce temps est bénéfique à notre ennemi, nous n’avons donc plus le temps. Il faut agir.
    Commençons par déclarer l’état d’urgence pour enclencher les lois d’exception et faire la guerre.

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