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SUMÈNE Bénéficiaire du plan de relance national, la commune enclenche un gros chantier

Laissé à l'abandon, le local situé derrière le futur parking, qui abritait jadis un cinéma, sera rénové par la paroisse qui en fera son lieu de culte l'hiver. (Photo Corentin Migoule)
Laissé à l'abandon, le local situé derrière le futur parking, qui abritait jadis un cinéma, sera rénové par la paroisse qui en fera son lieu de culte l'hiver. (Photo Corentin Migoule)

Le maire, Ghislain Pallier, accompagné de son équipe municipale, a reçu la visite de la sous-préfète du Vigan, Joëlle Gras, hier après-midi. Une observation du site où sera bientôt aménagé un parking intégrant un cheminement piétons relié au cœur de ville en vue de le redynamiser, était au programme.

Après une visite à Saint-André-de-Majencoules le matin-même, la sous-préfète de l’arrondissement du Vigan, Joëlle Gras, enchaînait avec un passage à Sumène en milieu d’après-midi. Accueillie par le maire de la commune, Ghislain Pallier, et une grande partie de son équipe municipale, la représentante de l’État montrait aussitôt son intérêt pour les plans du projet. L’aménagement d’un parking au niveau de l’emplacement de l’ancienne mairie, avec un cheminement piéton adapté aux personnes à mobilité réduite, était à l’ordre du jour.

« Le but est de créer une passerelle vers le centre de la commune pour revitaliser le cœur du village qui regorge de petits commerces, tout en répondant à de gros problèmes de stationnement sur le secteur », abondait l’édile suménois. Un projet qui s’inscrit dans le plan de relance historique de 100 milliards d’euros déployé par l’État, s’étant traduit par une enveloppe de 90 millions d’euros attribuée à la région Occitanie. « Les projets sont choisis en fonction de trois critères : leur capacité à répondre à la transition écologique, leur contribution à la résilience sanitaire ou à la préservation du patrimoine. Ici, on est dans le cadre de la transition écologique car le but est de favoriser le cheminement piéton pour redynamiser le cœur de ville et par un effet domino, l’économie locale », détaillait Joëlle Gras.

Un financement à 80%

L’opération va coûter 210 000 euros et sera financée à 40 % par l’État. « C’est d’abord une aide substantielle. Mais c’est aussi le moyen de faire effet de levier pour les autres financeurs », rajoutait la sous-préfète, qui a réussi son pari puisque la Région assurera 30 % du financement du projet, là où le Département en couvrira 10 %, les 20 % restants étant à la charge de la commune. « Ça contribue aussi à aider les entreprises locales à retrouver des marchés et renflouer leur trésorerie », se réjouissait la sous-préfète.

Les principaux intéressés, les entrepreneurs viganais Triaire et Serra, étaient d’ailleurs présents aux côtés des élus locaux pour prendre la mesure de la tâche qui les attend. S’ils jubilaient de voir le secteur du bâtiment ne pas trop souffrir de la pandémie, les deux hommes en profitaient surtout pour alerter quant au devenir de la profession : « Ça devient de plus en plus compliqué, outre le fait que notre métier ait été dévalorisé. Les anciens partent à la retraite et ne sont pas remplacés. Les jeunes ne sont pas forcément formés. Dans quelques temps, on ne sait pas comment on va faire le boulot. » Toujours est-il qu’ils devront, comme ils ont l’habitude de le faire depuis plusieurs années, combiner leurs forces pour livrer un chantier qui fera le bonheur du cœur de ville suménois courant 2021.

Corentin Migoule

 

 

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