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LE VIGAN L’association Inter’Aide au chevet des femmes victimes de violences avec un nouveau dispositif

(photo d'illustration DR)
Le service proposé par Inter'Aide est ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 19h.(photo d'illustration DR)

Considérant qu'en cette période de nouveau confinement, les femmes victimes de violences conjugales, particulièrement isolées, "a fortiori dans un territoire éloigné des structures spécialisées urbaines", sont plus exposées, l’association viganaise Inter’Aide crée une équipe mobile d’écoute, de soutien et d’orientation pour contribuer à prévenir les violences conjugales dans le territoire viganais et soutenir les femmes victimes.

Par l'intermédiaire d'un communiqué de presse, l'association viganaise Inter'Aide présidée par Michel Lapierre, annonce la création d'une équipe mobile d’écoute, de soutien et d’orientation (EMESO) à l'occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes qui aura lieu le 25 novembre.

Une initiative qui intervient en pleine période de confinement, durant laquelle « les femmes victimes de violences conjugales sont particulièrement exposées et où il n’est pas évident de s’autoriser à aller chercher du secours dans ce contexte. » En réponse à l’isolement des femmes, « a fortiori dans un territoire éloigné des structures spécialisées urbaines », l’association viganaise Inter’Aide espère à travers cette EMESO, contribuer à prévenir les violences conjugales sur le territoire viganais et soutenir les femmes victimes.

Un objectif : la réduction des risques

Ainsi, une psychologue et une animatrice de réseau assurent des permanences téléphoniques à destination à la fois des personnes victimes, mais aussi de leur entourage, ou de tout professionnel confronté à une situation, via le 06 49 56 65 47, et se déplacent à la demande dans tout le territoire, y compris les zones reculées. Si l'équipe mobile propose une écoute bienveillante, fournit aux victimes des informations et les oriente selon leurs besoins, elle axe son intervention sur la réduction des risques : à ce titre, elle ne fait pas d’intervention d’urgence mais contacte dans ce cas les partenaires adéquats.

Par ailleurs, l'association Inter'Aide parachève son communiqué avec un rappel du contexte national, mentionnant que « tous les deux jours et demi, une femme est tuée par son (ex-)conjoint, tandis que plus de 200 000 femmes sont victimes chaque année de violences physiques ou sexuelles de la part de leur (ex-)conjoint », selon les enquêtes annuelles "Cadre de vie et sécurité".

Les violences dites « insidieuses », comme les violences administratives et économiques (rétention des papiers, contrôle unilatéral de l’argent…), violences psychologiques et verbales (menaces, dénigrement, insultes, etc.) sont elles aussi évoquées.

C.M

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