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NÎMES La CGT du centre hospitalier tracte auprès des commerçants du centre-ville

Les syndicalistes de la CGT du CHU de Nîmes (Photo Anthony Maurin).
Une séance de tractage chez le petits commerçants nîmois (Photo Anthony Maurin).

Vous connaissez sans doute le Black friday quand on vous parle de consommation mais connaissez-vous le White friday ? C'est le jour des hospitaliers. Le jour où on les entend et le jour qui a été choisi pour qu'ils partent à la rencontre des commerces du centre-ville pour parler politique. C'était aujourd'hui vendredi 4 décembre.

Pour Nathalie Argenson de la CGT du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nîmes, " entre les différentes tes vagues de la covid-19, on a traité différemment les personnels hospitaliers. Nous nous sommes rendus compte que nous avons des choses à partager avec les commerçants qui sont eux aussi maltraités. S'ils sont fermés, c'est parce que nous n'avons pas suffisamment de lits disponibles ! Certains commerçants ne s'en relèveront pas... Nous avons des propositions communes et nous allons les voir, dans leur boutique de l'Écusson, pour leur en parler. "

Un autre syndicaliste embraye : " Ça fait vingt ans que la CGT parle des cotisations patronales. Nous voulons qu'elles soient calculées par rapport à la valeur ajoutée d'une société. Ça fait vingt ans qu'on porte cette proposition et maintenant nous allons en parler avec les commerçants. "

Les syndicalistes de la CGT du CHU de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Forcément, les Cégétistes sont allés au contact. Leur discours ? " Vous le savez les deux confinements que nous venons de subir avec la fermeture de vos magasins sont dus à l'incapacité du système hospitalier à pouvoir traiter correctement cette épidémie. Cela est dû notamment au manque de lits de réanimation et de personnels soignants en nombre suffisant. Dans notre pays, en 15 ans, 70 000 lits d'hôpitaux ont été supprimés. Le non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite a été systématisé durant cette même période. "

Les syndicalistes retournent au feu. Pour eux, les commerçants évoquent souvent des charges qui sont trop lourdes. Mais quelle est la part des cotisations sociales qui permettent à chacun de se soigner et de financer une bonne partie du budget des hôpitaux ? Quelle est celle des remboursements d'emprunts ou du paiement des loyers qui pour les commerces ont augmenté de 175 % entre 1998 et 2017 ? " Pour nous, les jours d'après cette crise doivent se construire différemment. C'est le sens de cette adresse aux petits commerçants nîmois. Nous pouvons écrire ensemble le mot solidarité pour sortir les hôpitaux et les services publics de l'austérité qu'ils subissent depuis plus de 30 ans et pour que les petits commerces vivent et se développent. Il est grand temps de construire des solidarités plutôt que d'opposer les gens entre eux... "

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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