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CORONAVIRUS François Noël, directeur du théâtre de Nîmes : « Je suis un peu assommé »

François Noël, directeur du théâtre de Nîmes (Photo AS/Objectif Gard)

Ce jeudi 10 décembre, le Gouvernement a annoncé - entre autres mesures liées à l'épidémie de la covid-19 - le maintien de la fermeture des théâtres, salles de concerts, musées et cinémas, pour encore trois semaines, minimum.

Les trois coups ont été frappés. Lever de rideau. Ce jeudi 10 décembre, le Premier ministre, Jean Castex, a donné la réplique aux ministres des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, et de l'Intérieur, Gérald Darmanin, pour présenter aux Français l'évolution de l'épidémie dans le pays et les mesures gouvernementales prises en conséquence et applicables au 15 décembre. Parmi elles - coup de théâtre ou pas chacun en jugera - la fermeture prolongée des cinémas, salles de concerts, musées et théâtres. Et ce pour minimum trois semaines. "Nous réexaminerons la possibilité de les rouvrir à partir du 7 janvier en fonction de la situation sanitaire à cette échéance et de l'analyse que nous pourrons faire des effets des fêtes de fin d'année sur la situation épidémique", a précisé le Premier ministre. Suite à ces annonces gouvernementales, nous avons contacté François Noël, le directeur du théâtre de Nîmes.

ObjectifGard : Vous attendiez-vous à de telles annonces de la part du Gouvernement ?

François Noël : Je suis un peu assommé même si je m'y attendais. On a eu quelques informations qui nous laissaient imaginer que ça pouvait arriver. Donc j'avais déjà un peu imaginé qu'on ne reprendrait pas. Mais je suis un peu assommé par la durée en réalité. Trois semaines minimum, c'est très long. C'est difficile.

Les trois représentations de "L'Heure bleue" avec Emmanuelle Devos sont donc annulées...

Exactement, on annule tout. Sauf le Festival flamenco puisqu'à priori le président de la République ou le Premier ministre, parlera le 7 janvier. Et le festival commence le 8. Donc je me laisse ce petit espoir.

Les trois représentations de "L'Heure bleue" de et avec David Clavel, programmées les 15, 16 et 17 décembre au théâtre Bernadette Lafont, sont annulées. (Photo DR/)

Quelles sont les conséquences pour le théâtre de Nîmes ? 

Je ne sais pas encore. Je n'ai pas bien analysé ce qui va se passer et quelles conséquences cela va avoir. En tout cas, elles ne seront pas dramatiques dans la mesure où on avait une période de fermeture prévue pour la fin de l'année à peu près similaire aux vacances scolaires. Par contre, je mettais beaucoup d'espoir dans le fait de pouvoir jouer avant la fermeture des vacances. Donc je suis assez déçu, à vrai dire. Mais on s'en sortira, encore une fois.

Sur ces représentations prévues avant les vacances de Noël, quel était le taux de réservations ?

On était complet "jauge covid" ! C'est-à-dire à peu près 60% de la capacité de la salle pour chaque représentation, soit environ 550 personnes par soir.

Preuve en est qu'il y a une réelle attente du public...

Oui, il y a une vraie demande du public, une vraie impatience. Et encore une fois, je ne pense pas que ce soit dans nos salles qu'on prenne le plus de risques. Mais en même temps, je comprends qu'on ne peut pas faire deux poids, deux mesures. C'est une situation compliquée. Je ne voudrais pas à avoir à la gérer non plus. Donc je suis déçu mais j'accepte... J'admets.

Propos recueillis par Stéphanie Marin

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