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GARD Interné depuis une semaine le professeur Fourtillan est libre ce jeudi

Capture d'écran DR
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Un juge du tribunal judiciaire de Nîmes a rendu ce jeudi en début d'après-midi sa liberté au professeur Jean-Bernard Fourtillan.

Ce mandarin réputé et en pleine polémique depuis quelques semaines après avoir participé au documentaire controversé Hold-up, avait été placé en hospitalisation d'office dans un établissement psychiatrique d'Uzès jeudi dernier. Comme la loi le prévoit, un juge des libertés et de la détention devait statuer sous 7 jours, donc ce 17 décembre dernier délai pour savoir si le professeur devait rester en hôpital psychiatrique ou s'il pouvait retrouver sa liberté. Selon nos renseignements, le juge qui a fait le déplacement à l'hôpital d'Uzès a ordonné qu'il ne soit plus sous le régime de l'hospitalisation d'office. Le parquet de Nîmes n'a pas fait appel de la décision du juge des libertés. Le professeur est donc libre.

Le professeur Jean-Bernard Fourtillan, comme d'autres experts, a participé au film Hold-up, ce qui a provoqué une polémique avec l'institut Pasteur attaqué par le mandarin sur le sujet des vaccins. L’institut Pasteur avait annoncé qu'il déposerait plainte contre le professeur. Ce dernier a lui-même attaqué il y a une quinzaine de jours en justice pour "diffamation" un médecin du célèbre institut.

Le film Holp-up s'appuie sur un mélange de théories complotistes et voulait démontrer les mensonges des autorités sur le covid-19 et notamment la gestion des masques, la chloroquine et les vaccins, ainsi que la puissance des groupes pharmaceutiques. Un participant au film, l'ancien ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, s'est rapidement désolidarisé du documentaire en demandant de ne plus y figurer. Un film contesté depuis par la très grande majorité de la communauté scientifique et médicale.

Un mandat d'amener caduc

Concernant l'affaire gardoise, le professeur a été arrêté dans le Gard et placé en détention il y a dizaine de jours. Une détention à la maison d'arrêt de Nîmes qui faisait suite à un mandat d'amener délivré par un juge parisien qui le recherchait notamment pour des essais cliniques non réglementaires. Des essais qu'il est soupçonné d'avoir effectué sur des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et de Parkinson. Après avoir été arrêté, puis placé en détention en attendant son transfert pénitentiaire à Paris, le professeur Fourtillan a vu un psychiatre en prison, un médecin qui l'a placé d'office à l'hôpital du Mas Careiron.

Suite à cette hospitalisation, des supporters du professeur Fourtillan estimaient sur les réseaux sociaux que cet internement était une attaque contre ceux qui dénoncent les vaccins. Ils ont d'ailleurs envoyé des menaces à l'hôpital gardois qui a été submergé d'appels, mails et messages sur les réseaux sociaux depuis vendredi dernier. Des pro-Fourtillan indiquaient même dans certains mails qu'ils allaient "délivrer" ou "faire évader" le médecin de "la séquestration psychiatrique". Une manifestation s'est déroulée samedi dernier devant l'établissement de soins d'Uzès aux cris de "libérez Fourtillan".

 

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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5 commentaires

  1. « Fourtillan est libre car le mandat d’amener délivré par un juge parisien devient caduc au bout de quatre jours. »
    Lol! Vous croyez vous mêmes à vos propres mensonges?

  2. Un film contesté depuis par la très grande majorité de la communauté scientifique et médicale.

    La bonne blague. Vous voulez parler de Blachier, Cohen, Salamé, Véran et tous les pitres qui squatte les médias?

  3. Si le film est « erroné », pourquoi n’ont ils pas répondu avec des arguments scientifiques? Ce type d’agissement, les représailles, confirme la véracité du Professeur. Donc ils n’ont pas d’argument contre lui. Les médecins américains donnent l’alerte sur la dangerosité des vaccins, mais seulement en France on a eu recours à la psychiatrie de punition. Comme sous le régime soviétique.

    1. Le mandat d’amener et l’internement n’avaient pas de lien avec le moqumentaire « Haut-les-Mains! » mais avec une affaire antérieure d’essais cliniques illégaux menés il y a plus d’un an.

  4. Gnagna essais cliniques illégaux gnagna.
    C’est à la justice d’en décider si c’était illégal OU PAS, pas au préfet qui obéit directement au ministère de l’intérieur !!!

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