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TOUT SUR L’ÉCRAN Mélanie Robert, l’instagrameuse tombée amoureuse de Nîmes

Mélanie Robert posant devant la Maison Carrée à Nîmes (Photo DR)
Mélanie Robert posant devant la Maison Carrée à Nîmes (Photo DR)

Ils sont Gardois et font carrière sur le web. Voici le portrait de youtubeurs et instagrameurs locaux. Place aujourd'hui au portrait de Mélanie Robert, une des instagrameuses les plus influentes à Nîmes en matière de mode. Entretien réalisé début octobre pour le numéro deux du magazine Objectif Gard. 

Mélanie Robert n’est pas Gardoise d’origine mais l’Aixoise a eu un véritable coup de cœur pour la cité des Antonin. Elle s’y installe en 2015 après avoir vécu à Montpellier motivée aussi par une volonté de se rapprocher de son compagnon, Clément Nierat, demi de mêlée du Rugby Club Nîmois, qu’elle n’hésite pas parfois à mettre en avant dans ses posts. "Il n’est pas fan quand je le prend en photo à son insu", plaisante-t-elle. Passionnée de mode, elle a multiplié les boulots de vendeuses chez Jennyfer, Cache-Cache et surtout Mango. Pratique pour faire son shopping et mettre en avant sur son compte sesccoups de cœur.

"C’était bien mais je me ruinais car du coup tu passes ton temps à tout essayer et tu prends pour tout le monde", commente en souriant la trentenaire. Une notoriété qu’elle acquiert progressivement au fil de ses publications de plus en plus partagées dans lesquelles elle inclut aussi des petites adresses sympas sur Nîmes. "Étant donné que ce n’est pas une grande ville tu peux être vite vue. Les lieux que j’indiquais remontaient vite dans les fils d’actu. Pour moi Nîmes c’est  "thebabooshka" (224 000 abonnés, NDLR). Hormis elle, il y avait un créneau à prendre", explique Mélanie.

Mélanie a également trouvé l'amour à Nîmes au côté de Clément Nierat (Photo DR)

Et cette brèche elle décide de s’y engouffrer à l’été 2019 en arrêtant son job : "J’ai eu un ras-le-bol. Je commençais à m’ennuyer, à tourner en rond. Instagram me prenait beaucoup de temps je me suis donc dit : ''prends-toi une année, voire deux max, pour voir ce que ça donne." La Nîmoise d’adoption décide donc de se consacrer exclusivement à sa carrière sur le réseau social. Pour marquer ce changement elle modifie son pseudo en août 2019. "Mélany_rbt" devient "close_to_nany" qui signifie proche de Nany, un surnom que lui donnait son grand-père.

Des contrats avec Zadig et Voltaire, Longchamp

Les ''stories'' sont désormais plus longues et la jeune femme parle désormais face à la caméra de son téléphone pour raconter son quotidien et faire la promotion de certaines enseignes. Sandro, Zadig et Voltaire, Longchamp, HelloBody, Le Petit Lunetier... Pour ne citer qu’elles. Des contrats désormais rémunérés qui la font basculer dans la catégorie des professionnelles avec une image de vie de princesse mais aussi beaucoup de compte à rendre. "Certaines marques sont très exigeantes. Ça me fait sourire quand on me dit que ce n’est pas un métier", confie l’intéressée qui doit se soumettre à un planning précis pour publier.

Car sur Instagram tout est étudié, le nombre d’abonnés et de vues, bien sûr, mais aussi le profil des followers. Les représentants de ces produits de prêt-à-porter ne laissent rien au hasard et il faut rentrer dans la cible. "Quand je me suis concentrée uniquement là-dessus, le but était de pouvoir arriver à manger et remplir mon dressing. Au début c’était de l’argent de poche mais depuis février 2020 j’arrive à en vivre". Si elle n’a pas de journée de type, l’auto-entrepreneuse se fixe un cadre : "Je continue de me lever tôt, comme si j’allais bosser." Elle fait aussi découvrir à ses 93 000 abonnés les restaurants qu’elle a apprécié, des bijoux qui lui plaisent et ses coups de cœur en général. "À Nîmes, il y a plein de boutiques que l’on ne soupçonne pas !", se réjouit-elle.

La Nîmoise d'adoption profite pleinement de la vie qu'elle mène (Photo DR)

Si l’instagrameuse "kiffe" son quotidien, un point la dérange : "C’est le côté solitaire. Je n’ai pas de collègues de boulot. Déjà que je suis sauvage ! Tu es juste toi et ton téléphone ou toi et ton ordi." C’est toute la problématique de ce métier dans l’air du temps : une immense popularité virtuelle et un sentiment d’isolement dans la vraie vie. Mais l’ancienne vendeuse gère bien cette situation : "Je vis comme tout le monde. Je fais du sport et pas mal de sorties." Avec son smartphone toujours à portée de main : "Le week-end j’essaie de le lâcher mais tu as toujours des messages privés auxquels tu dois répondre et dès que tu es quelque part ça devient une habitude de le sortir."

"Je suis plus à l’aise derrière mon tél que quand je me balade"

Faire partager sa vie en vidéos et en photos où l’image que l’on veut donner est prépondérante. "Au début je faisais gaffe. Maintenant beaucoup moins. Je pense que c’est mieux d’être naturelle", assume Mélanie qui a pris le parti de ne rien cacher et d’évoquer notamment son choix de faire appel à la chirurgie esthétique pour améliorer sa poitrine. Ainsi elle n’hésite pas parfois à faire apparaître quelques clichés en maillot ou en sous-vêtements sans se mettre de contraintes dans un contexte où le harcèlement des femmes se passe aussi sur les réseaux. "Je n’ai jamais eu de messages déplacés ni de remarques, en revanche dans la rue oui. Je suis plus à l’aise derrière mon tel que quand je me balade."

L’autre aspect de cette profession est de devoir sans cesse se renouveler et cela ne concerne pas que sa garde- robe. "Il faut aller voir ce que font les autres et trouver de nouvelles idées. En ce moment la mode ce sont les ''reels'' un peu à la Tik Tok donc je m’y suis mis." Des vidéos amusantes de 15 secondes qui permettent de se démarquer. Une passionnée qui réfléchit à de nouveaux projets, comme créer sa propre marque de vêtements ou se lancer dans la déco. Rien n’est tranché sur ce sujet. Par contre, elle souhaiterait aller davantage à Paris "pour rencontrer les gens avec qui je bosse et monter d’un cran, niveau boulot." Pourquoi ne pas profiter de son succès à Nîmes pour tenter de briller dans la ville lumière.

Corentin Corger

Biographie en bref : Mélanie Robert. Instagrameuse. Compte : close_to_nany. Âge : 30 ans. Origine : Aix-en-Provence, vit à Nîmes depuis 4 ans. Thématique : mode Inscrite depuis mai 2012. Influenceuse (pro) depuis l’été 2019. Nombre d’abonnés : 93 000 (à octobre 2020) 

Important ! Cet article est un extrait de Objectif Gard, le magazine. Rendez-vous chez votre marchand de journaux pour acheter le dernier numéro. Découvrez le sommaire en cliquant sur le module ci-après :

 

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