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ÉDITORIAL On a un vaccin, mais on est loin d’être vacciné…

Army Spc. Angel Laureano holds a vial of the COVID-19 vaccine, Walter Reed National Military Medical Center, Bethesda, Md., Dec. 14, 2020. (DoD photo by Lisa Ferdinando)
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9 373 personnes vaccinées en Occitanie. Précisément hier soir selon les chiffres communiqués par l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie. Une vaccination qui s'est poursuivie dans une vingtaine des 64 centres présents dans la région tout au long du week-end. Pas mal pour la première semaine...  La mobilisation en faveur de la vaccination s’amplifie donc. Enfin, si l'on compare le nombre à la population en Occitanie, au bas mot, 6 millions de personnes, le résultat reste effrayant : seulement 0,16% des habitants protégés. Il reste de la marge, largement. Du temps aussi. Enfin, probablement pas éternellement pour les publics fragiles et âgés qui restent sous la menace chaque jour d'une épée de Damoclès au-dessus de la tête avec ce fichu coronavirus. Alors comment faire pour aller plus vite ? Il faut déjà des vaccins. Soumise aux commandes de l'Europe, la France et a fortiori notre région est tributaire de l'arrivée effective de la précieuse panacée. Les accords obtenus la semaine dernière par la présidente allemande de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devraient répondre au problème. Il faut aussi une organisation qui monte en puissance au fur et à mesure. Pour cela, il est nécessaire de disposer du personnel adéquat pour procéder à la vaccination. Des congélateurs et une logistique hors-pair aussi. Les modalités pratiques sont en préparation dans chaque département avec les préfectures, les délégations départementales de l’ARS, les représentants des professionnels de santé et des collectivités territoriales. Mais là aussi, il faudra un peu de temps pour une coordination efficace et utile. Reste la dernière équation à résoudre et non des moindres : pour vacciner beaucoup de monde, il faut une population qui soit encline à le faire. Malgré les réticences, il y a fort à parier qu'un nombre conséquent de Français se presseront devant les centres de vaccination dès que le top départ sera donné pour une vaccination générale. Et c'est là que le problème peut devenir insoluble. Pas génial de voir ce potentiel afflux massif de population s'agglutiner les uns à côté des autres devant les centres prévus à cet effet. En pleine saison hivernale, avec un variant anglais du coronavirus qui semble incontrôlable en matière de propagation... Reste toutefois une possibilité. En l'occurrence faire appel aux 75 000 pharmacies de France. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, le Gouvernement a décidé de faire l'impasse sur cette alternative de proximité (pour le moment). Pourtant, on était bien content de les trouver pendant toute la crise sanitaire - et encore aujourd'hui - pour pratiquer les tests antigéniques. Difficile donc de comprendre. Encore plus pour les personnes âgées vivant à domicile. On va les inviter à faire la queue dans le froid pendant des heures pour tendre le bras ? Espérons qu'ils puissent, à défaut de pouvoir se rendre dans leur pharmacie, au moins bénéficier des services d'infirmières et infirmiers à domicile qui permettront une meilleure efficacité du processus tout en les protégeant. Ce lundi, on a donc bien un vaccin, mais on est loin d'être vacciné...

Abdel Samari

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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