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DÉPARTEMENTALES La Droite gardoise passe en revue ses candidats

Suite au redécoupage de 2013, le nombre de cantons dans le Gard passe de 46 à 23 où un binôme homme/femme est à désigner dans chacun de ces cantons

À l'approche des élections Départementales, le bureau politique Les Républicains a fait le tour des 23 cantons du Gard. L’adjoint nîmois Richard Tibérino est pressenti pour être le candidat à la présidence du Département. 

Hier matin, l'état-major des Républicains s'est réuni pour parler des Départementales. Une discussion en vue d’un éventuel report des élections locales* en juin, crise sanitaire oblige. Il y a cinq ans, la Droite et le Centre ont raté de peu la présidence du Conseil départemental**. Une victoire qui, si elle avait été effective, aurait était historique puisque le Département est détenu par la Gauche depuis 150 ans !

Richard Tibérino, le bon leader ?

Aujourd’hui, la Droite gardoise aborde le scrutin avec quelques difficultés. D’abord, elle doit se trouver un nouveau leader. L’ex-chef de file de 2015, Laurent Burgoa, vient d’être élu au Sénat. « À cause de la loi sur le non-cumul des mandats, je ne pourrais pas présider le Conseil départemental en cas de victoire », a-t-il commenté dans nos colonnes. Quid de son remplaçant ? Le bureau a évoqué le nom de Richard Tibérino. Élu depuis 26 ans à la Ville de Nîmes, ce dernier a occupé le poste d’adjoint à la sécurité pendant 19 ans. Au service du parti, il vient d’être élu président du Sitom Sud Gard, en remplacement de Bernard Angelras, dans l'incapacité d'exercer cette fonction.

« Quand on ne sait pas qui mettre, on met Richard Tibérino ! », persifle un élu LR, assez loquace « Richard s’est déjà ridiculisé, en novembre, pour l’élection de la présidence au Département lorsqu'il a retiré sa candidature ! » Si la personnalité du Nîmois est appréciée, « il y a plein d'élus départementaux qui incarnent l'avenir de la Droite », objecte un cadre du parti, « c'est le cas du maire de Saint-Césaire-de-Gauzignan, Frédéric Gras, celui de Saint-Gilles, Eddy Valadier, ou encore de Pascale Bories, ancienne sénatrice et maire de Villeneuve ! Mais voilà, comme toujours, on met un Nîmois qui ne fait d’ombre à personne… Attendez que Julien Plantier soit élu ! »

Nîmes : pas d'union entre la Droite et le Centre

Premier adjoint à la Ville de Nîmes, Julien Plantier est le candidat choisi par le maire, Jean-Paul Fournier, pour le canton de Nîmes 1. En binôme avec une autre adjointe nîmoise, Sophie Roulle, le maire espère ainsi assouvir sa vengeance et « éliminer » l'élu départemental sortant de ce canton, Thierry Procida. Une manière de faire payer au Centriste son soutien à son rival, Yvan Lachaud, aux Municipales. Le problème, c'est qu'avec cette stratégie, la Droite se prive de la dynamique de l'union avec le Centre. « Personne ne peut se payer le luxe de la division » souffle un centriste, « la campagne doit se mener ensemble pour bâtir un programme crédible. »

La rancœur du maire envers Thierry Procida est-elle plus grande que sa volonté de voir la Droite gagner le Département ? Ailleurs dans le Gard, les deux formations partiront unies. Le président d'Alès Agglo, Christophe Rivenq, a présenté son casting : sur Alès 3, Frédéric Gras et Marie-Christine Peyric devrait être reconduits à l'instar de Philippe Ribot et Valérie Meunier sur Alès 2. Sur Alès 1, actuellement détenu par la Gauche, Les Républicains envisagent de présenter le maire de Saint-Christol-lez-Alès, Jean-Charles Bénézet, avec une élue de la Ville d’Alès, dont le nom n’est pas encore connu.

Union aussi sur le canton de Redessan avec le bînome Muriel Dherbecourt/Gérard Blanc ainsi qu'à Saint-Gilles avec Eddy Valadier/Huguette Sartre. Sur le canton saint-gillois, le maire de Générac Frédéric Touzellier a abandonné son désir de vengeance. Bras droit du nouveau président de Nîmes métropole, il avait un temps pensé à en découdre avec Eddy Valadier, histoire de lui faire payer sa candidature avortée à la tête de l'Agglo. 

Et dans les autres cantons ?

La Droite a fait l'inventaire de ses élus qui ne se représenterait pas, tel que Léopold Rosso sur le canton d’Aigues-Mortes. Un territoire difficile à conserver avec l’essor du maire du Grau-du-Roi et président de Terre de Camargue, Robert Craust. À Villeneuve, Jean-Louis Banino souhaite aussi raccrocher. Le binôme de Pascale Bories devrait être remplacé par le maire de Rochefort du Gard, Rémy Bachevalier. Parmi les territoires à conquérir, la Droite pourrait soutenir le maire de Laudun, Yves Cazorla, sur le canton de Roquemaure.

Sur Rousson, le maire réélu de Saint-Ambroix, Jean-Pierre De Faria, tentera de nouveau sa chance. Au Vigan, le nouveau maire de Sumène, Ghislain Pallier, aurait quelques velléités. À Calvisson et à Marguerittes, le parti devra départager plusieurs candidats. D'autres cantons posent toutefois problème au parti : bastions de Gauche, il n'y a pas beaucoup de volontaires sur les cantons de La Grand'Combe, Bagnols, Uzès ou Quissac. Idem à Beaucaire, nouveau fief Rassemblement national. 

Il reste encore plusieurs mois à la Droite pour se préparer, consciente que le premier des défis sera d'intéresser les Gardois à ces élections.

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com

*Il s'agit des élections Départementales et Régionales. 

** La Droite et le Centre détiennent actuellement 10 cantons. 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

2 réactions sur “DÉPARTEMENTALES La Droite gardoise passe en revue ses candidats”

  1. Les Républicains soutiendraient Cazorla pour conquérir le canton de Laudun ? Mais c’est bien sûr. C’est celui qui dans un tract pour les municipales partielles de mars 2018 affirmait noir sur blanc que son engagement sera exclusivement communal et communautaire et qu’il ne serait donc candidat à aucune autre élection. Et qui expliquait aussi que tout le monde savait qu’il n’avait plus aucune appartenance politique depuis plusieurs années. Les habitants n’en veulent pas et ils ont raison car cela n’a jamais rien apporté de bon pour leur quotidien, bien au contraire. Alors outre ses mensonges, ses manipulations d’opinion, il oublie l’intérêt général ce pour quoi il a été élu, pour son profit personnel, cumulard comme personne. Et le gaspillage d’argent public pour rémunérer sa nouvelle directrice de cabinet va coûter bonbon, mais cela ne le dérange pas. Et sa majorité pas plus non plus d’ailleurs.

  2. Pas du neuf en la matière! Toujours les mêmes têtes, et les mêmes noms.

    Cazorla était candidat sur le canton de Roquemaure, en 2011 et 2015. De même que Benezet, sur Alès.

    Et là, où c’est ingagnable, on va retrouver des têtes neuves, mais qui n’habitent pas là, qui sont parachutées des grandes villes, de Nîmes, d’Alès.

    Même le rassemblement National, joue ce jeu là. En 2015, parmi les binômes, combien étaient réellement habitants, ou électeurs sur le canton où ils se présentent?

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