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FAIT DU SOIR À 27 ans, l’architecte nîmois Pierre Garcia croit en l’avenir du Parti socialiste

Militant depuis 2016, Pierre Garcia est candidat pour animer la nouvelle section unifiée du Parti socialiste nîmois (Photo : Coralie Mollaret)

À 27 ans, l'architecte nîmois Pierre Garcia est candidat pour diriger la section unifiée du PS nîmois. Une élection qui aura lieu dimanche 30 janvier et pour laquelle une centaine de militants est appelée aux urnes (*).

Objectif Gard : Tout le monde ne vous connaît pas. Pouvez-vous vous présenter ?

Pierre Garcia : Je suis architecte, salarié d’un cabinet à Nîmes. J’ai 27 ans, j’ai grandi dans les hauts de Nîmes avant de partir faire mes études à Lyon. Aujourd’hui, je vis du côté de la place Séverine. Si ma famille a une sensibilité de Gauche, elle n’a jamais milité. Moi, en revanche, je veux donner du sens aux idées que je porte. En raison de mon métier, des travaux que nous menons autour du logement social et de l’organisation de la vie de la cité, j’ai toujours été attiré par la politique locale. J’ai adhéré au PS en 2016 au moment où le parti était en train de se casser la figure.

Pourquoi êtes-vous socialiste ?

Je suis sensible à un rééquilibrage de la société. Il y a des inégalités à résorber. Je crois en l’idée que l’on peut aller vers une situation plus heureuse où l’on progresse tous. C'est ce qui m’a conduit au PS même si, sous le mandat de François Hollande, il n’y a pas toujours eu une application claire entre les idéaux socialistes et les mesures prises... Pour moi, le meilleur moyen d’agir, était d’intégrer le PS pour peser sur la ligne du parti.

Quel regard portez-vous sur l'ancien Président François Hollande ? 

Certaines de ces décisions ont engendré une fracture de la Gauche, notamment à travers les aides type CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi ) données aux entreprises sans contrepartie comme de nouvelles embauches ou la réduction des inégalités au sein même de ces sociétés. Il y a également eu le débat sur la déchéance de la nationalité. Les positions du Gouvernement Hollande étaient critiquables. 

Pourquoi vouloir être le grand chef du PS nîmois ?

C’est plus un poste d’animateur. Un relais entre les militants et la fédération. J’ai des idées à porter en terme de structuration et de modernisation de notre mouvement. Beaucoup de travaux sont menés concernant la politique nîmoise mais le PS ne réussit pas vraiment à le faire savoir. C'est dommage ! Par ailleurs, je m’inscris dans la ligne de notre secrétaire national, Olivier Faure. Une ligne d’union avec nos partenaires de Gauche. On peut trouver des accords sur un programme permettant de répondre aux grands enjeux sociaux et économiques. Après tout, nous avons plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous divisent.

Le PS nîmois est dans une situation très difficile. D'ailleurs, il n’a plus d'élu à la mairie de Nîmes...

Nous n'avons peut-être plus d'élu, mais nous avons une base militante. Les dernières élections ont montré des signaux encourageants. Quand la Gauche est unie, elle peut l'emporter. Regardez ce qui a été fait à Avignon ou à Montpellier, des villes pas très éloignées de Nîmes. Parmi les nouveaux chantiers que j'aimerais mener, il y a une action particulière envers les jeunes, plein d'idées et de volonté. Avec un parti politique, ils trouveront les moyens de les faire valoir. Les partis apportent une hiérarchisation et une force de militante que l'on ne retrouve pas dans les associations citoyennes.

Quel regard portez-vous sur la stratégie du PS aux dernières municipales nîmoises ?

Des choix stratégiques ont été faits. Vraisemblablement, ils n’ont pas été les bons au regard des résultats. On a pris le temps du bilan. Maintenant, nous pouvons nous appuyer sur cet échec pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Pour les prochaines échéances, l’union doit se faire avec toute la Gauche. On doit rassembler tout le monde et ne pas miser sur des thématiques en vogue pour une campagne. 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

* Le vote devrait se dérouler le 30 janvier de 14h à 17h. Deux candidats sont en lice : Pierre Garcia et Laurent Thomas. 

 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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Un commentaire

  1. J’espère qu’il n’est pas le dernier peigne-c… du PS gardois, façon Cadène et Meysen ?!
    C’est quand même courageux de « croire au PS » quand ce parti est au bord du dépôt de bilan politique.
    Désolé Pedro, mais la génération précédente ont mangé le bénéfice et ils ne partagent pas !

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