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NÎMES Signature de convention : le collège Condorcet devient cité éducative

La signature de la convention triennale (Photo Anthony Maurin).

L'éducation doit sauver l'Homme. Grâce à elle il peut vivre en communauté et avoir l'intelligence d'agir pour le collectif en sachant tous les bénéfices qu'il pourra en tirer sur le long terme. Les cités éducatives signifient le nouvel élan que permet l'État dans les quartiers.

" C'est un moment que l'on attendait depuis longtemps. Nous l'avons préparé et, même si cette opération est en place depuis 18 mois à Nîmes, elle nous permet d'offrir des actions aux jeunes de 0 à 25 ans. L'idée n'est pas de faire de l'innovation mais plutôt de travailler avec les jeunes et d'impliquer le quartier ", avertit d'emblée la principale du collège Condorcet, Sandrine Hervier.

" Je suis ravi d'être ici pour ce lancement !, s'enthousiasmait le maire de la ville, Jean-Paul Fournier. La réussite éducative fait partie de mes engagements. Cette formation est incluse dans notre démarche et cet établissement avait besoin de cela. Nous faisons tout pour que cela fonctionne. "

Le préfet du Gard, Didier Lauga, et la rectrice d'académie, Sophie Béjean (Photo Anthony Maurin).

Son adjointe déléguée à l'Éducation et à la réussite éducative, Véronique Gardeur-Bancel, ajoute que " nous avons progressé sur l'image et l'ouverture de l'école sur le quartier. Cette large ambition doit intégrer la population du territoire. C'est un beau travail de partenariat. "

" Il y a 80 cités éducatives en France, trois dans l'académie de Montpellier dont une à Nîmes. Cette cité éducative doit donner plus de chances et d'ambition de réussite pour les jeunes, détaille de son côté la rectrice de l'académie Sophie Béjean. 2 550 sont d'ailleurs concernés directement car ils sont scolarisés dans le secteur. Nous avons la responsabilité de donner de l'espoir le collège Condorcet est le chef de file de cette cité éducative. Nous visons l'égalité des chances ce qui est cohérent avec la volonté du ministre de l'Éducation nationale. Pensées dès 2018, les cités éducatives anticipaient déjà cette envie de fédérer autour de l'éducation. "

Le collège Condorcet, vidé de ses élèves (Photo Anthony Maurin).

La convention dure trois ans mais a débuté dans les faits il y a 18 mois. Le budget supplémentaire alloué avoisine les 250 000 euros. " Le concept avait été présenté par le ministre à Nîmes et Nîmes a la chance de faire partie de ce dispositif qui prend toute son importance actuellement avec les événements graves qui arrivent dans les quartiers, mettait quant à lui en exergue, Didier Lauga, le préfet du Gard. Les habitants doivent s'impliquer, nous devons retrouver le goût du travail en commun. Il ne faut pas perdre le sens du collectif. Ce genre de dispositif peut être le déclic car il s'adresse à chacun à travers l'avenir des enfants. Ce qui compte, c'est la démarche car les chiffres sont inquiétants... "

Des chiffres qui voient un jeune sur quatre de moins de 25 ans sans aucune solution de vie et sans emploi. Six groupes scolaires, deux collèges et un lycée sont partie prenante de la cité éducative de Nîmes à Pissevin et à Valdegour (environ 16 000 habitants). En tout, en comptant les 2 550 jeunes scolarisés, on parle de plus de 5 000 personnes pouvant bénéficier de ce nouveau vent de fraîcheur intellectuelle. La Cité fédère et met en synergie des acteurs institutionnels et associatifs sous le pilotage tripartite de la ville de Nîmes, de la préfecture du Gard et des services de l’Éducation nationale. Elle propose des actions innovantes et coordonne des dispositifs existants offerts aux jeunes de 0 à 25 ans.

La convention cadre triennale propose des actions au travers des trois axes nationaux stratégiques (conforter le rôle de l’école, promouvoir la continuité éducative, ouvrir le champ des possibles) et de son plan d’actions autour de trois objectifs. Les compétences psycho-sociales, les parcours/apprentissages et la culture et enfin la citoyenneté.

La signature de la convention (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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