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SAINT-JUST-ET-VACQUIÈRES 600 arbres plantés pour nourrir les abeilles du Mas des Justes

Romain Rigon en septembre dernier lors des vendanges d'une parcelle de Carignan appartenant au Mas des Justes. (Photo Corentin Migoule)

Alors qu’un possible abandon menaçait le vignoble du Mas des Justes, Romain Rigon, président de la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Sur le chemin des Cévennes, a lancé un projet fédérateur et innovant porté vers la biodynamie, auquel ont adhéré près de 200 sociétaires. Ce samedi, malgré la pluie qui a gâché la fête, une partie d’entre eux a planté 600 essences mellifères destinées à nourrir les abeilles qui arriveront au printemps.

Nous avions quitté Romain Rigon, président de la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Sur le chemin des Cévennes, au mois de septembre dernier, en pleine période des vendanges. Celui qui est aussi vigneron adhérent de la cave coopérative de Saint-Maurice-de-Cazevieille avait alors invité les 200 sociétaires sur un lieu qui leur appartient désormais, le Mas des Justes, situé sur la commune de Saint-Just-et-Vacquières.

Au cours d’une journée ensoleillée mais venteuse, les pensionnaires avaient pris part à une série d’activités dont l’égrappage manuel et la vendange d’une parcelle de Carignan. Ce samedi, près d’un tiers des sociétaires s’est attelé à la plantation de 400 essences mellifères pour donner une nourriture abondante et adaptée à leur besoins aux abeilles des dix ruches qui arriveront au printemps prochain.

Des visites pédagogiques pour le grand public dès cet été

L’objectif initial avait été fixé à 600 arbres, mais la pluie qui s’est invitée à la fête, a interrompu la plantation. « Les 200 arbres manquants seront plantés en interne », annonçait Romain Rigon aux journalistes déçus de n’avoir pu assister à ce qui aurait dû être la fin d’une belle journée de jardinage. Pour réussir cette opération, comme le reste de l'année le Mas des Justes s’est appuyé sur plusieurs partenaires locaux dont font notamment partie la société Agroof, située à Anduze, qui favorise les actions d’agroforesterie, ainsi que la distillerie Bel air, implantée à quelques encablures du domaine de 22 hectares.

Des actions collectives qui font l’ADN de la SCIC : « Derrière ce projet, il y a une vraie volonté de transmission. Une sorte de pédagogie par la pratique », appréciait son président. S’étendant sur plus de 13 hectares, les vignes du Mas des Justes sont certifiées en agriculture biologique mais la conversion en biodynamie est enclenchée : « Le but c’est de soutenir les plantes pour qu’elles luttent elles-mêmes contre les agresseurs », expliquait Romain Rigon.

Parce que cette aventure humaine et environnementale, qui s’est traduite par l’acquisition de 300 parts (1 000 euros l’unité) sur les 320 mises en vente, a déjà séduit bien au-delà des espérances de son fondateur, ce dernier voyait encore plus loin. « L’idée ,d’ici cet été ,c’est d’ouvrir l’accès au grand public en mettant en place une boucle découverte autour du domaine viticole. » Des visites pour lesquelles le Mas des Justes assurera la production du contenu pédagogique, tandis qu’Alès Agglomération, partenaire du projet, se chargera du tracé et de sa signalétique.

Corentin Migoule

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