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ALÈS Pour la 9e fois, l’Agglo primera les audacieux

Thierry de Mazancourt, directeur de l'IMT Mines Alès, était présent en visio à la conférence de presse de la 9e édition d'Alès Audace. (Photo Corentin Migoule)

Annulé en 2020 à cause de la pandémie, le concours économique Alès Audace créé en 2012 à l’initiative de Max Roustan aura bien lieu cette année. Les dossiers de candidature sont à déposer dès aujourd’hui et ce jusqu’au 25 avril.

Invitée au cinquième étage du bâtiment Atome ce mercredi en fin de matinée, la presse locale a pu assister au lancement des hostilités de la neuvième édition du concours Alès Audace qui récompense chaque année (sauf en 2020) des porteurs de projets désireux de développer leur entreprise sur l’agglomération d’Alès.

Enthousiaste à l’idée de retrouver le terrain suite à sa semaine d’isolement après avoir été identifié cas-contact, Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération, s’est parfois égaré comme pour mieux replacer le contexte dans lequel intervient ce concours. Une initiative lancée en 2012 par le maire d’Alès, Max Roustan, lorsque la ville était « dans une phase de développement économique importante » et qui a contribué à lui permettre d’enregistrer « sur les deux années et demi qui ont précédé la pandémie, le record de baisse du chômage de toute l’Occitanie », même si ce dernier est « encore trop haut » et va « hélas augmenter cette année. »

Philosophant sur un capitalisme auquel il faudrait donner « plus d’humanité », en prenant notamment le triste exemple de l’entreprise Crouzet, Christophe Rivenq s’est ensuite longuement épanché, chiffres à l’appui, sur la campagne de communication menée en région parisienne et dont les affiches auraient été vues par « 20 millions de personnes. »

Forte de son succès, cette première campagne en a fait naître une nouvelle depuis le début du mois : "Alès sourit aux audacieux". Un clin d’œil évident au prix Alès Audace qui, en 2021, se déclinera en deux entités. Le concours standard, réservé aux entrepreneurs du territoire alésien, au sein duquel figurera le défi "Je quitte Paris" destiné aux Franciliens et qui offrira aux lauréats un an de loyer pour leur local professionnel, une dotation financière, ainsi qu’un accompagnement assuré par l’agence Alès Myriapolis, fidèle partenaire de l’événement.

Une grande soirée de remise des prix en extérieur

Au total, 130 000 euros seront distribués (80 000 par l’Agglo, 25 000 par Alès Myriapolis, 17 000 par l’IMT Mines Alès et 8 000 par la Saem). En qualité de président du jury, Philippe Ribot, par ailleurs maire de Saint-Privat-des-Vieux, a d’abord rappelé « la base de ce concours », né d’une « volonté politique » facilitatrice du « développement des entreprises. »

Celui qui est aussi vice-président de l’Agglo a saisi l’occasion pour transmettre un message de « bienvenue aux Parisiens », à condition qu’ils soient « audacieux » et « qu'ils aient des projets pour notre territoire. » Le maire d’Alès, Max Roustan, citant en exemple l’entreprise anduzienne Ergosanté, jadis lauréate, s’est félicité du devenir des vainqueurs d’Alès Audace, parmi lesquels « plus de 85 % sont encore en activité. »

Annick Le Lan, directrice d’Alès Myriapolis s’est chargée de la présentation de la partie « technique » du concours, en justifiant notamment le changement de calendrier d’un événement d’ordinaire organisé au dernier trimestre de l’année civile. À compter d’aujourd’hui, les entrepreneurs ont jusqu’au 25 avril pour déposer leur dossier de candidature sur le site dédié, tandis que les entretiens des finalistes devant le jury sont programmés à la dernière quinzaine de mai.

« La grande soirée de remise des prix aura lieu le 30 juin mais ne pourra pas se faire au Cratère », a indiqué Annick Le Lan, précisant qu’un site extérieur serait privilégié au vu de la situation sanitaire. « Ce 30 juin doit être la fête du retour à la normale » a prévu Christophe Rivenq, résolument optimiste car « les gens ont plus que jamais besoin de perspective. » C’est par une comparaison à une course automobile pour laquelle il faudrait être « les premiers à sortir du virage » que le président d’Alès Agglomération a conclu ce rendez-vous et confirmé sa volonté de « garder un temps d’avance. »

Corentin Migoule

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