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ALÈS La culture déconfinée au lycée JBD

Le sous-préfet jean Rampon (à gauche) assiste au spectacle Le magnifique bon à rien avec les élèves du lycée JBD. (Photo Corentin Migoule)
Le sous-préfet jean Rampon (à gauche) assiste au spectacle "Le magnifique bon à rien "avec les élèves du lycée JBD. (Photo Corentin Migoule)

Malgré la crise sanitaire qui ébranle le secteur culturel, la 24e édition de "Temps d’artistes au lycée" a bien eu lieu cette semaine dans le plus grand établissement scolaire du département.

Des auteurs, des comédiens, des danseurs, des musiciens, des acteurs de rue… Tous à l’œuvre pour ouvrir les esprits, développer les imaginaires et favoriser le plaisir de l’échange et de la découverte des élèves du lycée alésien Jean-Baptiste-Dumas. Fruit d’un partenariat entre la scène nationale du Cratère et JBD, la 24e édition de "Temps d’artistes au lycée" a bien démarré ce lundi et s'est achevée ce vendredi.

Mardi après-midi, les élèves de Sylvain Lemajeur, professeur de cinéma-audiovisuel, ont accueilli – caméra en main – une délégation venue leur rendre visite dans la salle polyvalente de l’établissement. Au terme d’un discours d’introduction de Catherine Berthemin, la nouvelle proviseure, qui a dit sa fierté d’offrir « un moment de culture », Denis Lafaurie, directeur du Cratère, a rappelé « la règle » de l’événement : toucher le plus grand nombre d’élèves en leur ouvrant en grand les portes de la culture.

« Les artistes ne sont pas juste là pour des prestations, ils sont aussi là pour des rencontres », a enchaîné Denis Lafaurie. 171 exactement au cours de cette semaine durant laquelle la culture, confinée depuis plusieurs mois, respire enfin. Les représentants de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) ont apprécié le maintien de l’événement car « la culture ne s’arrête jamais. » Ces derniers ont globalement insisté sur « le bonheur de voir des gens danser ensemble » et précisé que « la culture ce n'est pas uniquement les films à la télé. »

Un périple en trois étapes

Enfin, le sous-préfet de l’arrondissement d’Alès, Jean Rampon, venu compléter la délégation, a souligné « l’effort de résistance » des organisateurs « et c’est bien normal en Cévennes. » Une vraie « performance » a-t-il rajouté, car « c’est l’un des seuls événements culturels auxquels nous ayons droit d’assister. » Lançant un « appel à continuer », Jean Rampon a confié le micro à Mattéo, élève en classe de Première qui, à l’issue d’un discours de présentation joliment écrit, a invité la délégation à prendre part à « un périple en trois étapes. »

Il s’agissait notamment pour la petite assemblée d’assister à l’atelier Louyetu, assuré par les élèves de l’option théâtre, ainsi qu’à un extrait du spectacle Désir d’horizons de la troupe gérée par Salia Sanou. Enfin, réunis dans le bâtiment habituellement réservé aux ateliers automobiles, sous les yeux du sous-préfet d’Alès et de Denis Lafaurie, entre autres, les élèves ont apprécié la performance en solitaire de Nicolas Moreau. À travers le spectacle rebaptisé Le Magnifique bon à rien, le comédien a revisité un classique du cinéma, le mythique western Le Bon la brute et le truand, qui doit en partie son succès aux musiques d'Ennio Morricone.

Corentin Migoule

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