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FAIT DU JOUR Chimirec-Socodeli investit plus de 7 M€ pour « un développement plus durable »

Le groupe Chimirec, spécialisé dans la collecte et la valorisation des déchets, a implanté un site à Beaucaire en 1991.

Le site Chimirec-Socodeli à Beaucaire est désormais doté d'une unité de traitement des filtres à huile. Coût de l'opération : un peu plus de 3 millions d'euros. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Entre 2019 et 2020, le groupe Chimirec, spécialisé dans la collecte et la valorisation des déchets, a investi un peu plus de 7 millions d'euros pour doter son site beaucairois de nouveaux outils à la pointe de la technologie et permettre ainsi un développement plus durable.

Créé en 1958 par Pierre Fixot, le groupe Chimirec est spécialisé dans la collecte et le traitement des déchets dangereux et non dangereux. Depuis, une quarantaine de sites ont poussé en France comme à l'étranger, dont un dans le Gard, à Beaucaire, sur la zone Domitia, c'était en 1991. À l'intérieur des bâtisses estampillées Chimirec-Socodeli et ultra-sécurisées, c'est une véritable fourmilière qui s'active, soit 76 collaborateurs - à ce jour - pour répondre aux exigences des clients, 4 300 au total répartis sur douze départements de trois régions, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.

Et comme dans toute bonne fourmilière, tout est réglé comme du papier à musique car une seule fausse note pourrait enrayer la machine. Ainsi, chaque déchet, dangereux ou non, collecté dans une déchetterie, chez un garagiste ou un industriel, suit un cheminement particulier, de la pesée, à l'analyse par des chimistes, jusqu'à la préparation et au traitement.

Après avoir été pesés et analysés par des chimistes, les déchets sont triés pour être ensuite traités. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Et en matière de traitement, le site beaucairois (10,6M€ de chiffre d'affaires en 2019, NDLR) a su tirer son épingle du jeu en devenant le point stratégique de tout le quart Sud-Est de la France. Après avoir obtenu en 2013 l'agrément de régénération des huiles claires qui a découlé sur la création d'une unité de traitement des liquides de refroidissement, Chimirec-Socodeli a reçu en 2018 l'autorisation par arrêté préfectoral de fabriquer à partir de ses déchets des combustibles de substitution énergétique (CSE).

À ce sujet, 3,5 millions d'euros ont été investis par le groupe pour la mise en place d'une nouvelle chaîne de fabrication de CSE, composée de six fosses, d’un broyeur, de deux aimants dont un électroaimant, d’un crible étoile, d’une pelle mécanique et d’un chariot télescopique chargeur.

Le groupe Chimirec a investi 3,5 millions d'euros pour la mise en place d'une nouvelle chaîne de fabrication de combustible de substitution énergétique sur son site beaucairois. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Le principe est de transformer en combustible des déchets à fort pouvoir calorifique tels que les résidus de peintures, d’hydrocarbures, les colles et mastics, ou encore les emballages et matériaux souillés. "Cela évite qu'ils soient enfouis ou brûlés dans des incinérateurs pour déchets dangereux, précise Tony Laurent, le directeur de Chimirec-Socodeli Beaucaire. Le déchet devient un combustible en lieu et place du fioul, du gazole, du charbon pour, par exemple, faire tourner les fours de cimenteries comme celle de Calcia à Beaucaire."

Tony Laurent, le directeur de Chimirec-Socodeli Beaucaire. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

"Une entreprise engagée et responsable". Cette expression est revenue telle un refrain lors de notre entretien avec Tony Laurent. Après être passé chez Suez, où il a notamment dirigé le site "Provence Valorisation" à Istres, ce chimiste de formation, âgé de 46 ans, a rejoint Chimirec il y a deux ans.

"Ce qui m'a plu, c'est cette volonté et cette possibilité de développer des activités de revalorisation et de recyclage sur ce site." Et parmi elles, une unité de traitement des filtres à huile qui, là encore, a nécessité un investissement d'un peu plus de 3 millions d'euros. C'est la deuxième du groupe après celle du site de Javené en Bretagne.

La nouvelle unité de traitement des filtres à huile est en test de production et les essais sont concluants, le démarrage de l’outil devrait avoir lieu tout début mars 2021. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

"Ces déchets sont généralement envoyés dans des fours d'incinération. Jusqu'alors, nous les regroupions pour ensuite les envoyer en Bretagne pour qu'ils puissent être revalorisés. Vous imaginez tous les camions sur la route pour aller jusque là-bas", s'exclame le directeur.

Toujours dans cette optique de réduire au maximum son empreinte carbone, le site de Socodeli Beaucaire vient de lancer sur les routes son premier camion à gaz. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Ce n'est désormais plus qu'un souvenir car le site beaucairois a obtenu au tout début de ce mois de février l'autorisation de se lancer dans la revalorisation des filtres à huile. Un processus qui consiste à séparer l'huile de vidange encore présente dans les filtres, le fer et le papier filtre. L'objectif visé est de 2 500 tonnes de déchets par an, avec une capacité de traitement pouvant aller jusqu’à 10 000 tonnes.

Stéphanie Marin

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