Actualités

BAGNOLS/CÈZE Pyramide : le référé-suspension rejeté, feu vert pour la déconstruction

La Pyramide de Bagnols fait partie d'un ensemble architectural bâti dès 1959 par le grand architecte George Candilis. (Marie Meunier / Objectif Gard)

"Le référé-suspension est rejeté, le projet peut continuer", annonce la mairie de Bagnols/Cèze à propos de la Pyramide. La municipalité a pour projet de détruire le bâtiment existant pour le remplacer par une nouvelle salle de spectacle.

Trois associations et quatre particuliers, dont la fille de l'architecte et l'opposant bagnolais Thierry Vincent, avaient engagé un recours en justice pour donner une chance à la Pyramide existante d'être conservée. Un édifice qui, pour rappel, avait été imaginée par le célèbre architecte Georges Candilis et avait été distinguée par le label "Patrimoine du XXe siècle" en 2014. S'appuyant sur ces éléments, Thierry Vincent, trois autres particuliers et trois associations ont introduit un référé en justice le lundi 8 février.

Mais le tribunal administratif de Nîmes a donné raison à la municipalité bagnolaise, ce mardi 16 février "pour porter à bien son projet de restructuration de la salle de spectacle". Dans un communiqué, la municipalité ajoute : "Le recours sans fondement et l'absence d'intérêt à agir de la part des opposants ont amené à débouter de leur demande les requérants. Les frais d'avocat, les coûts supplémentaires inhérents au retard de l'exécution des travaux sont dommageables pour la collectivité comme pour le monde de la Culture."

Le jugement valide donc la poursuite du projet de Pyramide 2 qui devrait être prête à l'horizon 2022. Il s'agira en l'espèce d'une salle de spectacle comprenant 500 places assises, "plus confortable et plus accessible pour les spectateurs". D'ores et déjà 1,5 million d'euros sont inscrits au budget primitif 2021 pour entamer le projet. Au total, le maire avait estimé ce projet aux alentours de 3,5 millions d'euros, dont 1,1 million en autofinancement.

La Pyramide sera démolie le mois prochain

Contacté par Objectif Gard, Thierry Vincent qualifie cette décision de "stupéfiante" voire de "honteuse". Il a relevé une erreur dans le jugement qui indique que "il ne ressort pas des pièces [du dossier] que la Pyramide serait en instance de classement". Or, Thierry Vincent a échangé plusieurs courriers avec la DRAC. Dans le dernier courrier en date du 19 novembre, ce dernier indiquait bien : "Votre demande de classement concernant ce bâtiment a été enregistrée par les services de la DRAC Occitanie".

Thierry Vincent redit bien qu'il n'a aucun intérêt pécuniaire à engager cette procédure en justice : "On veut conduire la municipalité à respecter les considérations des seules autorités qualifiées pour dire ce qui est beau ou pas, ce qu'il faut conserver ou pas". Les requérants sont en train de discuter avec leur avocat d'une possible suite, et réfléchissent à des actions à mener. Il faudra faire vite, du côté du cabinet du maire, on affirme avec certitude que la Pyramide sera déconstruite le mois prochain.

Marie Meunier

Etiquette

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité