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FAIT DU JOUR « Quartiers Solidaires » : plus qu’un jouet, une nécessité

Livraison express de repas (Photo Anthony Maurin).

L'année dernière, l'opération Quartiers Solidaires a vu le jour. Un fonds d’urgence de 20 millions d’euros à destination des structures qui agissent dans les quartiers prioritaires. À Nîmes, l'association Sabrina, implantée à Pissevin, lutte et distribue des repas aux nécessiteux.

Il faut être clair pour ne pas s'y perdre. L'État donne beaucoup d'argent pour aider les quartiers en difficulté à sortir de l'ornière. Beaucoup d'argent pour relancer sa présence au sein même de ces quartiers et pour venir en aide aux personnes qui éprouvent de lourdes difficultés. Oui, l'État s'est désengagé pendant des décennies, le voilà de retour avec de nouvelles idées et des actions plus ciblées.

(Photo Anthony Maurin).

" Ici la vie n'est pas rose tous les jours et beaucoup de gens ont besoin qu'on les aide... Je trouve que c'est important, en ce moment, de voir ce genre d'initiative ", affirme Nadia, une habitante du quartier. Sabrina est née en 2006 grâce à Fatiha Achour, présidente de l'association. Une structure qui a déjà une quinzaine d'années derrière elle et connaît parfaitement son secteur ainsi que la population qui l'habite. Responsables et bénévoles se mobilisent depuis le 15 décembre dernier afin de distribuer des repas hebdomadaires et équilibrés grâce à un accompagnement nutrition à des personnes identifiées comme étant les plus en difficultés dans les quartiers de Pissevin-Valdegour.

Tout cela doit servir en priorité l’éducation et la lutte contre la fracture numérique, la santé et l'aide alimentaire, l'insertion professionnelle pour soutenir la formation et l'emploi sans oublier la culture. L'association Sabrina agit avec la collaboration de bénévoles d’autres structures associatives.

Les repas sont prêts (Photo Anthony Maurin).

" C'est à la demande de Sabrina que nous sommes là. Notre local est juste à côté du sien, c'était une bonne idée et dès le premier jour nous sommes avec elles. Depuis un mois quatre jeunes en chantier éducatif gèrent et livrent les repas que l'association Sabrina fait ", note Mourad Haddar, éducateur spécialisé à l'ADPS. Plus de 70 personnes bénéficient de ce service inespéré. Le repas est chaud, tout est pensé pour le transport et pour une bonne dose de sourire une fois le sac ouvert.

Le préfet Didier Lauga et les jeunes de l'ADPS (Photo Anthony Maurin).

Et le sourire s'affiche sur de nombreuses têtes. Celles des personnes qui font les plats, celles qui coordonnent et répertorient les inventaires, celles qui transportent les mets cuisinés et bien entendu celles qui les dégustent enfin. " Beaucoup de jeunes de la cité universitaire ont besoin de ces repas. Aujourd'hui nous en apportons 93 et beaucoup sont destinés à la cité U qui est dans le quartier. On ne s'attendait pas à autant de demandes... Surtout venant des jeunes ! ", poursuit Mourad. Hier soir, la maraude était financée par l'ADPS mais plusieurs associations sont de la partie et alternent leur rôle. Et Mourad de poursuivre, " C'est très enrichissant pour le quartier. Savoir que les associations se complètent et s'impliquent, ça fait chaud au coeur ! "

En cuisine, on continue le travail et on reçoit les félicitations de Monsieur de préfet (Photo Anthony Maurin).

Didier Lauga, préfet du Gard, s'est rendu sur place pour aller à la rencontre de ces Gardois au grand coeur. " On a besoin, c'est important maintenant plus que jamais. Je suis très heureux d'être avec vous ce soir. Vous êtes exemplaires et je vous remercie de tout les efforts que vous faites ", félicite le représentant de l'État.

Pour François Courdil, adjoint délégué à la "Politique de la ville" et aux centres sociaux à Nîmes, " cette association a sollicité la ville et elle a déposé un dossier dans le cadre de la cohésion sociale. Nous avons voté lors du dernier conseil municipal 324 000 euros à destination d'une soixantaine d'associations (250 000 euros sont déjà alloués, NDLR) qui réalisent plus de 80 actions. Nous voulons plus de lien social, aider les actions en faveur de la parentalité, des femmes, des seniors, des jeunes, des personnes handicapées ou encore isolées. "

Les jeunes de l'ADPS prennent les sacs et partent en livraison (Photo Anthony Maurin).

Se mobiliser au quotidien dans les quartiers prioritaires de la "Politique de la ville" et souhaiter renforcer les interventions auprès des habitants touchés par la crise sanitaire sont des notions importantes en ces temps de crise. Mettre en œuvre des projets locaux innovants en réponse aux problématiques actuelles offre à celles et ceux qui en bénéficient une bouffée d'air frais, un peu de dignité, d'amour et de solidarité.

Les zones nîmoises concernées par cette action (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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