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ÉDITORIAL Un moindre mal

Photo d'illustration DR

Depuis quelques jours, des politiques de tous bords n'hésitent plus à proposer des solutions pour sortir de la crise. Pas sanitaire, ils ne sont pas compétents. Mais de la crise économique qui secoue la France depuis bientôt un an. C'est salvateur que majorité et opposition soient capables de débattre et de faire des propositions dans l'intérêt des Français. Même si quelques fois c'est assez fantaisiste. Alors, après un confinement strict pendant trois semaines à Paris avant les grandes ouvertures comme semblait l'avoir suggéré la maire de Paris, Anne Hidalgo, cette fois-ci, c'est une quarantaine de députés qui "demandent au Premier ministre d'étudier la réouverture des restaurants au déjeuner, pour ceux qui en font la demande". Dans une tribune publiée ce dimanche chez nos confrères du Journal du dimanche, les députés de tous les territoires - dont Annie Chapelier et Olivier Gaillard pour le Gard - partent du postulat "que certains salariés peuvent déjeuner dans leurs restaurants d'entreprise, d'autres sont contraints de se restaurer dehors ou dans leurs bureaux : ces lieux ne sont pas adaptés et ne permettent pas à chaque salarié de prendre une pause convenable, d'avoir une coupure raisonnable dans leur journée de travail." Pourquoi pas pourrait-on dire ? D'autant que les secteurs du BTP peuvent déjà en profiter... Sans oublier que les professionnels de la restauration ont toujours respecté les consignes sanitaires. Les députés signataires souhaitent donc une réouverture à partir du 30 mars. À quelques jours près avec le mois d'avril qui reste la dernière date qui a circulé pour l'accès aux restaurants partout en France. Mais aujourd'hui, ce cap est derrière nous. Le Gouvernement envisage plutôt de nouvelles restrictions. Et à commencer par déjà 20 départements en proie à une explosion du nombre de cas de covid-19. Si ce n'est dans l'ensemble du pays si la situation liée aux différents variants devient incontrôlable. C'est triste, révoltant même d'imaginer que depuis le mois d'octobre dernier, les bars, cafés et restaurants sont fermés administrativement. Mais si aujourd'hui ils sont fermés, c'est qu'il y a des raisons sanitaires suffisamment objectives de le faire. Macron et ses équipes n'ont franchement aucun intérêt à 12 mois d'une échéance suprême, la Présidentielle, de se mettre toutes ces professionnels à dos. Et d'emmerder les salariés qui ne peuvent pas déjeuner dans leur resto préféré. Ces mêmes salariés qui préfèrent probablement déjeuner à leur bureau que d'être enfermés chez eux à ne rien faire. Comme il y a un an pendant un confinement extrême de plusieurs semaines. Pour les restaurateurs, il reste une activité résiduelle de vente à emporter. C'est largement insuffisant certes mais un moindre mal. En attendant des jours meilleurs.

Abdel Samari

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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